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    Vers un accès payant aux archives nationales

    Un projet propose le modèle de l'utilisateur-payeur en échange de la numérisation massive des collections

    En échange du coûteux travail, évalué à 60 millions, le consortium Canadiana, une organisation pancanadienne sans but lucratif spécialisée dans la gestion de collections numériques, détiendrait les droits d’exploitation des bases de données pendant une décennie. Les copies virtuelles des collections passeraient ensuite sous le contrôle de l’institution publique à qui appartiennent les documents réels.
    Photo : Source Université de Montréal En échange du coûteux travail, évalué à 60 millions, le consortium Canadiana, une organisation pancanadienne sans but lucratif spécialisée dans la gestion de collections numériques, détiendrait les droits d’exploitation des bases de données pendant une décennie. Les copies virtuelles des collections passeraient ensuite sous le contrôle de l’institution publique à qui appartiennent les documents réels.

    Bibliothèque et Archives Canada (BAC) veut rendre payant, pour une décennie, l’accès à ses collections en ligne. Une entente qui devrait être annoncée vendredi à Ottawa prévoit la numérisation d’environ 40 millions d’images provenant de quelque 800 collections.


    En échange du coûteux travail, évalué à 60 millions, le consortium Canadiana, une organisation pancanadienne sans but lucratif spécialisée dans la gestion de collections numériques, détiendrait les droits d’exploitation des bases de données pendant une décennie. Les copies virtuelles des collections passeraient ensuite sous le contrôle de l’institution publique à qui appartiennent les documents réels.


    Ces révélations ont été faites cette semaine par The Ottawa Citizen. Le journal a en main des documents liés à l’accord de partenariat baptisé Heritage Project, mais n’a pu obtenir aucun commentaire de BAC ou du gouvernement.


    Le Devoir n’a pas eu plus de chance auprès de Canadiana. Le ministre du Patrimoine canadien a répondu aux questions posées en chambre par le NPD en affirmant : « Je ne crois pas que les Canadiens devraient payer pour accéder à nos archives. » Du tac au tac, James Moore a accusé l’opposition de s’opposer à la numérisation « si le syndicat des employés de BAC devait diminuer ».


    Les documents cités par le Ottawa Citizen soulèvent le « risque de subir la critique » puisque des compressions budgétaires imposées l’an dernier ont entraîné l’élimination de 215 postes au sein de BAC. La moitié du personnel affecté à la numérisation et à la circulation a alors été congédié.


    Canadiana, qui possède une grande expertise dans le domaine de la numérisation des collections, a agi comme coordonnateur, facilitateur et promoteur dans plusieurs chantiers de numérisation. L’organisme est piloté par des universitaires et des bibliothécaires. Pour la nouvelle entente avec BAC, 43 bibliothèques universitaires canadiennes auraient déjà fourni 1,71 million comme fonds de démarrage. Elles recevraient en échange un accès privilégié aux documents numérisés.


    Canadiana pense pouvoir financer le nouveau chantier en faisant payer pour la consultation des documents en ligne. Le projet vise la numérisation d’archives personnelles, de recensements, de fonds liés à des Églises et aux nations autochtones, de documents gouvernementaux et militaires.


    Bibliothèque et Archives Canada « préserve et rend accessible le patrimoine documentaire du pays ». Cette mémoire collective comprend des documents imprimés, des archives publiques et privées, des enregistrements sonores, du matériel audiovisuel, des oeuvres d’art et des documents électroniques. On y retrouve notamment 2,5 millions de dessins, 21 millions de photos et 200 000 disques, des médailles, des manuscrits ou des thèses.

     

    Le micmac du BAC


    L’institution accumule les controverses. L’administrateur en chef Daniel Caron a remis sa démission le mois dernier alors que les députés remettaient en question ses notes de frais professionnels.


    Le bibliothécaire et archiviste en chef a réclamé 87 000 $ de remboursement en moyenne par année en 2011 et en 2012. Il fréquentait assidûment le Rideau Club (31 fois en deux ans), un restaurant haut de gamme de la capitale. Il prétendait que des gages de 5000 $ avaient servi à payer des cours d’espagnol. Les dépenses décrites comme « titanesques » par le critique du NPD Pierre Nantel avaient d’autant plus choqué que des compressions budgétaires (9,6 millions sur trois ans) ont entraîné l’élimination de postes, l’abolition du programme de prêts interbibliothèques et la fin de l’acquisition de nouveaux documents.


    En plus, BAC est critiquée par des associations d’archivistes parce qu’un nouveau code d’éthique imposé aux employés depuis janvier semble pouvoir limiter leur participation à des colloques savants. La balise professionnelle décrit aussi l’enseignement comme une « activité personnelle » à « haut risque éthique » au même titre que l’engagement politique.

     
     
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