Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

De Saint-Camille à Tadoussac - Des masques en Estrie, des refrains sur la rive

Le festival Masq’alors ! s’est donné pour mission de faire découvrir le masque sous toutes ses coutures avec des artistes et invités internationaux. Ici, une tenue japonaise du théâtre nô.
Photo : Francis Raza Le festival Masq’alors ! s’est donné pour mission de faire découvrir le masque sous toutes ses coutures avec des artistes et invités internationaux. Ici, une tenue japonaise du théâtre nô.
Ce texte fait partie d'un cahier spécial.
Une idée persistante s’est incrustée dans notre tête : les festivals d’été ont tous lieu en juillet… Mais c’est faux ! Pour que les festivaliers puissent s’en donner à coeur joie le plus longtemps possible, il a fallu étirer un peu la saison et l’amorcer dès le printemps. Et en effet, en mai et en juin, on peut déjà s’amuser dans les festivals partout au Québec. Suivez le guide.

S’ils n’avaient lieu qu’en juillet, qu’est-ce qu’on ferait le reste de l’année ? Voilà ce qu’on découvre en parcourant le calendrier des festivals. On peut fêter dès le mois de mai, celui-là même où l’on peut tout enlever !

 

Dans les vallons


Cette année, on débute la tournée du côté de Saint-Camille, en Estrie, où on attend les visiteurs pour la 3e édition de Masq’alors ! qui se tiendra du 28 mai au 2 juin. Ils viennent de partout, ces mas-ques : du Japon, du Mali, du Québec, de la côte Ouest, des États-Unis, de France, d’Haïti et de Belgique. Le festival s’est donné pour mission de faire découvrir le masque sous toutes ses coutures avec des artistes et invités internationaux.


Spectacles, ateliers, expositions, tables rondes et conférences sont au programme de cette 3e édition. Parmi les spectacles à l’affiche, on compte une production du célèbre Bread and Puppet Theater, Dead Man Rises, qui présente un mythe simple mettant en scène un homme et une rivière. Le Bread and Puppet se définit comme un théâtre politique pratiquant l’art pauvre (cheap art). Fondé en 1963 par Peter Schumann à New York, il a déménagé à Glover, au Vermont, en 1974, où une grange de 140 ans a été transformée en musée pour les marionnettes et masques vétérans.


Pour demeurer dans la veine militante, l’exposition collective Mouvements de masques dévoilera quelques exemples où le masque a servi de point de ralliement à des mouvements de masse et suscité des débats politiques ou sociaux.


Et comme le printemps érable ne s’est pas encore effacé de nos mémoires, la table ronde Le masque hors-la-loicherchera à comprendre comment le masque est devenu lors du printemps érable l’expression de la fabuleuse créativité des jeunes et moins jeunes pour être subitement associé au désordre, au danger et à la violence, faisant du même coup l’objet d’une loi qui en interdit le port ici même, au Québec. Autour de la table pour cette discussion, on trouvera Amir Khadir, député de Mercier pour Québec solidaire, Denis Poitras, avocat, de l’Association des juristes progressistes, Véronique O’Leary, femme de théâtre et formatrice en jeu masqué, et André Poulin, historien de l’Université de Sherbrooke.


Pour la première fois cette année, le festival propose un Kino Kabaret les 30 et 31 mai. Kino est un mouvement cinématographique québécois organisé dont les débuts remontent à 1999, à Montréal. Il compte maintenant quelques dizaines de cellules à travers le monde. Les Kino Kabarets sont donc des rencontres qui permettent la création de courts métrages en un temps limité : pour l’occasion et pendant 72 heures seulement, le village en entier se transformera en grand plateau de cinéma où régnera l’esprit Kino. Kinoïstes de tous les pays, unissez-vous et inscrivez-vous vite pour cette grande fête Kino qui pourrait certes reprendre à son compte la devise de Saint-Camille, ce village tenu à bout de bras par ses habitants : « Faire bien avec rien, faire mieux avec peu, mais le faire maintenant ! »

 

Au bord de la mer


Pour la trentième fois cette année, du 13 au 16 juin, a lieu le festival de la chanson de Tadoussac, « le plus grand des petits festivals », comme aiment à le répéter les directeurs Catherine Marck et Charles Breton. D’habitude, quand on fête ses trente ans, on ne lésine pas, et en effet, cette année, on nous propose une programmation de caractère. D’abord, il y a de nouvelles activités, dont un salut au lever du soleil sur les dunes. Puis il y a ce coup de chapeau à Félix avec le Tour de l’Islet, rencontre avec des héritiers de Félix tout le long du fleuve et du Saguenay.


Côté spectacles, on a droit cette année encore à un heureux mélange d’artistes qu’on aime et d’artistes qu’on sent qu’on va aimer. Des loups de mer comme Georges Langford, Anne Sylvestre et même Félix Leclerc, qui revit sur pellicule, viendront nous faire des scènes, pendant que de jeunes mousses comme Caroline Savoie, Amylie, Félicia ainsi que Rod le Stod, Koriass et le groupe rock Ponctuation viendront se faire voir. Le festival de la chanson de Tadoussac, c’est aussi Damien Robitaille, Yann Perreau, Louis-Jean Cormier et Lisa LeBlanc. Bref, un festival incontournable !



Collaboratrice
Le festival Masq’alors ! s’est donné pour mission de faire découvrir le masque sous toutes ses coutures avec des artistes et invités internationaux. Ici, une tenue japonaise du théâtre nô. Parmi les spectacles à l’affiche pour la 3e édition de Masq’alors !, on compte une production du célèbre Bread and Puppet Theater.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel