Histoire - Il y avait les Beatles, il y a eu Grace Kelly...
Au Musée d’histoire et d’archéologie de Montréal, l’histoire ne se cantonnera certes pas au lointain passé. Avec les expositions Les Beatles à Montréal et Les routes du thé, le Musée affiche sa ferme volonté de créer des ponts entre générations et cultures. « L’histoire ne concerne pas toujours ce qui est loin de nous : elle nous touche dans notre quotidien. Les musées créent des liens avec notre vécu », estime la directrice générale du musée de la Pointe-à-Callière, Francine Lelièvre.
Depuis le 29 mars, l’exposition consacrée à la venue des Beatles en 1964 éclaire un phénomène qui a marqué plusieurs générations : ce moment d’hystérie collective, dans un contexte d’ouverture vers la modernité, a eu des « échos dans les collections de produits d’une époque où on pouvait manger, boire, s’habiller ou dormir “Beatles”, ou encore à travers le nombre de groupes yéyé qui ont suivi ».
À voir, à boire et à manger
S’adressant à une clientèle plus classique, la deuxième exposition de l’été qu’offre le musée de la rue de la Commune mise sur une boisson qui, depuis 2000 ans, fait le tour du monde. En programmant ces Routes du thé, qui abordent « des aspects culturels touchant plusieurs civilisations, nous attirons différentes communautés entre nos murs. C’est une excellente façon de leur faire découvrir l’histoire de Montréal ! ».
L’histoire prend un aspect plus ludique avec la 20e édition du Marché public dans l’ambiance du XVIIIe siècle, les 24 et 25 août, plongeant une clientèle plus familiale en pleine ambiance Nouvelle-France. Tout cela sans oublier la richesse historique du site, érigé sur le lieu de naissance de la ville, et la collection permanente, qui, selon Francine Lelièvre, « nous donne des clés de lecture pour mieux connaître ce qui nous entoure. Il faut savoir regarder notre ville, qui cumule des siècles d’histoire ».
Au McCord
Le même souci d’ouvrir l’histoire sur le quotidien des visiteurs anime la direction du musée McCord. « Ce qui guide la sélection de notre programme est le désir de tisser le lien entre le passé, le présent et l’avenir. C’est la meilleure façon d’interpeller le visiteur », explique Suzanne Sauvage, présidente et chef de la direction du musée McCord.
Fidèle à sa mission de préservation et de mise en valeur de l’histoire sociale de Montréal, la programmation estivale du musée McCord annonce trois expositions et des activités laissant une place importante au vêtement sous toutes ses formes.
Premiers Peuples et première dame
Parallèlement à l’exposition permanente Montréal. Points de vue, les visiteurs pourront profiter d’une nouvelle exposition permanente inaugurée le 2 mai : Porter son identité. La collection Premiers Peuples explore à travers le vêtement la notion d’identité sociale, culturelle, politique et spirituelle des Premières Nations, offrant ainsi « l’occasion de rendre hommage à la culture et à l’exceptionnelle créativité des Premiers Peuples », précise Suzanne Sauvage.
L’exposition temporaire Chapeau !, présentée jusqu’au 18 août, permet de « montrer le talent des chapeliers québécois, tout en étant liée à notre vie sociale puisque [le chapeau] est porté lors d’événements, de baptêmes ou de mariages ».
Enfin, l’exposition De Philadelphie à Monaco : Grace Kelly. Au-delà de l’icône, à partir du 6 juin, promet d’attirer « toutes les générations, y compris les jeunes, tant Grace Kelly est une icône universelle, pour son style mais aussi en tant que femme ». L’exposition prend origine dans une autre expo, présentée au Victoria and Albert Museum de Londres en 2010. La version montréalaise, montée par le Grimaldi Forum Monaco, propose cependant sa propre vision de la dame décédée en 1982.
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