En région - Zidane rencontre Marc-Aurèle Fortin à Sherbrooke
Saint-Jérôme et Baie-Saint-Paul seront ou ludiques ou populaires
Fondé en 1982, le Musée des beaux-arts de Sherbrooke possède une collection de 4700 oeuvres. Celle-ci est constituée de peintures, de sculptures, d’estampes et de photographies tant contemporaines qu’anciennes. Ces pièces proviennent pour la plupart d’artistes de la région estrienne, mais aussi de gens de l’extérieur.
« C’est sûr qu’on veut d’abord faire connaître nos artistes d’ici et on veut que les gens viennent de l’extérieur pour les découvrir. Mais on veut en outre faire connaître à nos visiteurs estriens des artistes d’ailleurs, que ce soit de Montréal, du reste du Québec et du Canada ou encore de la scène internationale », explique Mme Sarah Boucher, conservatrice au Musée des beaux-arts.
Intitulée Espaces et paysages, l’exposition permanente présente une panoplie d’oeuvres datant de 1870 à 2010. On y découvre notamment des panoramas figuratifs des deux siècles derniers ainsi que des interprétations plus abstraites et contemporaines du paysage. « L’exposition commence avec une oeuvre très classique, un paysage des Cantons de l’Est, et se termine par une photographie qui représente le même genre de paysage, mais qui date de 2010. Ce sont deux médiums différents, mais qui ont une parenté visuelle très claire », commente Mme Boucher.
Zidane et Fortin
Cet été, le musée propose deux expositions temporaires, Zidane, un portrait du XXIe siècle, ainsi que Marc-Aurèle Fortin, paysages modernes du Québec traditionnel. Dans le premier cas, pendant 90 minutes, par le truchement de 17 caméras réparties dans le stade madrilène Santiago-Bernabéu, on assiste à un match de championnat opposant le Real Madrid au Villarreal, le 23 avril 2005.
Avec cette vidéo, les artistes de renommée internationale Douglas Gordon et Philippe Parreno font le portrait de Zidane et illustrent ce faisant la fabrication d’idoles et de héros.
Quant à l’exposition sur Marc-Aurèle Fortin, elle provient du Musée national des beaux-arts du Québec et comprend une trentaine de scènes rurales et de marines réalisées à l’huile ou à la gouache par Fortin entre les années 1910 et les années 1950. Celles-ci sont regroupées par sujets ou par techniques pour mettre au jour la pratique du peintre.
Dans les Laurentides
Saint-Jérôme abrite le Musée d’art contemporain des Laurentides. Sa jeune collection comporte près de 500 oeuvres de toutes sortes datant de 1960 à aujourd’hui, mais on y privilégie des pièces réalisées par des artistes dont l’histoire est liée aux Laurentides, tels René Derouin, Jean-Paul Riopelle ou Kittie Bruneau.
« Par contre, lorsqu’un artiste important de l’extérieur participe à l’une de nos expositions, on aime bien pouvoir témoigner de son passage. Il n’est donc pas rare qu’on conserve quelques-unes de ses oeuvres », souligne Mme Andrée Matte, conservatrice au Musée d’art contemporain des Laurentides.
Pour la saison chaude, du 15 juin au 8 septembre, l’institution laurentienne a prévu une exposition solo de BGL, un collectif de trois jeunes artistes - Jasmin Bilodeau, Sébastien Giguère et Nicolas Laverdière - ayant le vent dans les voiles. Travaillant l’installation, ils récupèrent et réutilisent des matériaux pour les recomposer dans des ailleurs particuliers et étonnants. Par leurs oeuvres, ils formulent une critique ludique et évocatrice de la société.
« L’exposition s’appelle BGL, sculpteurs bonimenteurs. C’est très amusant comme exposition. Ce qui est bien, c’est qu’on a pu emprunter une de leurs oeuvres majeures au Musée national des beaux-arts de Québec. Ça s’appelle Perdu dans la nature. C’est une installation, une immense piscine en bois. Ils ont également fait une auto grandeur nature, mais tout en bois de grange. C’est vraiment une exposition magnifique. On rigole beaucoup », note Mme Matte.
Dans le foyer du musée, du 23 mai au 23 juin, on trouvera des oeuvres d’étudiants du cégep de Saint-Jérôme jumelés à des artistes professionnels. Le jeune Thibault Navarro, originaire de Sainte-Adèle, y présentera également ses photographies un peu plus tard cet été.
En Charlevoix
Situé entre fleuve et montagnes sur le site du Havre, le Musée de Charlevoix est un musée d’art, d’histoire et d’ethnologie. Se distinguant depuis 1975 par sa mission de conservation des oeuvres d’art populaire, l’institution conserve aujourd’hui près de 9000 objets - vêtements, jouets, meubles, outils, peintures et sculptures - et 6000 documents d’archives.
Cet été, les visiteurs pourront y découvrir six expositions différentes. Jusqu’au 30 mars 2014, Les fêtes populaires d’ici. On va avoir d’l’agrément propose un survol des grandes fêtes qui rythment l’année québécoise. En parallèle, dans le cadre des Fêtes populaires vues par les artistes, des oeuvres d’art issues des collections du Musée seront présentées.
Du 1er juin au 27 juillet, les oeuvres des participants charlevoisiens à l’Expérience photographie internationale des monuments, un concours s’adressant à des jeunes d’une vingtaine de pays, seront mises en lumière dans le hall. Parmi les lauréats, notons Florent Belley, un élève de l’école secondaire du Plateau, à La Malbaie, dont la photo Le bénitier de Pointe-au-Pic a été primée.
Du 20 juin au 22 septembre, le musée proposera Une frite avec ça ? Les casse-croûtes de Charlevoix, un parcours dans l’univers de la patate charlevoisienne illustré par des photos, des artefacts, des témoignages et des anecdotes.
Un peu plus tard en saison, du 30 juillet au 27 août, les visiteurs pourront découvrir des photographies du festival Le festif, lequel célèbre chaque année la musique et les arts du cirque au coeur de Baie-Saint-Paul.
Les expositions estivales du Musée de Charlevoix se cloront par la troisième édition de Porteurs de traditions. Celle-ci soulignera la contribution importante du groupe qui, à coups de chansons, de musiques, de danses, de gigues, de contes et de légendes, fait revivre le passé. Celui-ci a d’ailleurs été récompensé lors de la dernière édition des Prix du patrimoine.
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