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Un Pavillon 5 à l’architecture contemporaine habillée d’une dentelle de pierre

Le MBAM dévoile le projet du futur pavillon tel qu’imaginé par Manon Asselin Architecte et Jodoin Lamarre Pratte Architectes en consortium

« La seule vue des images de ce nouveau pavillon m’a émue », a dit Pauline Marois lors du dévoilement, vendredi à Montréal.
Photo : Manon Asselin Architecte (atelier TAG) « La seule vue des images de ce nouveau pavillon m’a émue », a dit Pauline Marois lors du dévoilement, vendredi à Montréal.
Moins de deux ans après l’inauguration du Pavillon Claire et Marc Bourgie, le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) a révélé de quoi le futur Pavillon 5 aura l’air. Consacré aux maîtres anciens autant qu’à l’art moderne, le Pavillon 5 devrait être inauguré en 2017 dans le cadre des célébrations du 375e anniversaire de la ville de Montréal. Financée par le gouvernement du Québec, la construction du nouvel édifice nécessitera un investissement de 18,5 millions de dollars.

C’est dans la Verrière du Pavillon Jean-Noël Desmarais que le président et la directrice et conservatrice en chef du Musée, Brian M. Levitt et Nathalie Bondil, ont procédé au dévoilement du projet conçu par l’architecte Manon Asselin en collaboration avec Jodoin Lamarre Pratte Architectes en consortium, qui avaient remporté le concours lancé par le MBAM en décembre 2012.


Le Pavillon 5 sera construit sur la rue Bishop, au sud du Pavillon Jean-Noël Desmarais. Empreint de cubisme et multipliant les perspectives tronquées, l’édifice rendra compte d’un souci d’intégration urbaine. C’est justement afin de favoriser l’harmonie avec l’architecture victorienne adjacente qu’on a choisi de recouvrir le pavillon d’une sorte de rideau de perles, une « dentelle de pierre », comme le désigne l’architecte.


« Le campus culturel du Musée des beaux-arts de Montréal est un assemblage de personnalités distinctes, qui présentent toutes une certaine autonomie, tant du point de vue architectural que programmatique, a fait valoir Manon Asselin. Chaque extension du Musée évoque son époque et offre un commentaire sur le rôle que joue l’institution dans la société. […] Le concept que nous proposons façonne la rencontre avec l’oeuvre d’art et ses environs en offrant, à dessein, une expérience à la fois plus intime et participative grâce à des intergaleries qui proposent aux visiteurs une expérience culturelle partagée. »


Un investissement concerté


La première ministre du Québec, Pauline Marois, était présente au dévoilement. Lors de son allocution, elle a insisté sur la vitalité créatrice « inspirante » de la métropole. Au sujet de la proposition de Manon Asselin, la première ministre a déclaré : « Vous avez imaginé un bâtiment de grand prestige. Il est spectaculaire, mais élégant ; il est audacieux, mais noble. La seule vue des images de ce nouveau pavillon m’a émue. […] Les temps sont difficiles, nous devons nous montrer responsables, mais ici, on bâtit sur du solide. C’est une construction qui va durer pour des générations. Il s’agit d’une rencontre exceptionnelle avec la culture », a-t-elle ajouté au sujet de la subvention provinciale de 18,5 millions annoncée en décembre 2012.


Cette contribution représente 15 % de la valeur totale du projet. Les 85 % restants seront entièrement assumés par le secteur privé, ce qui inclut le don par Michal et Renata Hornstein de leur importante collection d’oeuvres de maîtres anciens. Bien des musées la reluquaient, aussi se félicitait-on au MBAM de ce que la collection demeure à Montréal.


À cet égard, la première ministre Marois a tenu à remercier personnellement le couple Hornstein. « Un immense joyau s’ajoute à la couronne culturelle de notre métropole grâce à la décision de Michal et Renata Hornstein. Je ne peux manquer de souligner [leur] générosité. Merci, merci, merci, très sincèrement. Vous allez me permettre d’insister sur le puissant message que cela envoie. Aujourd’hui, on vient dire, on vient redire que Montréal, ville UNESCO de design, est une grande métropole culturelle et qu’elle constitue en elle-même l’un des plus beaux décors pour présenter une telle collection. »


Avec plus de 700 000 visiteurs qui franchissent annuellement ses portes, le Musée des beaux-arts de Montréal est l’un des plus visités au Canada.

 
 
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