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Le musicien Richie Havens n’est plus

L'auteur de la célèbre pièce Freedom avait inauguré le festival Woodstock en 1969

23 avril 2013 19h18 | Alexandre Shields | Actualités culturelles
Richie Havens lors du 40e aniversaire du mythique Woodstock, festival qu'il avait à l'époque inauguré.<br />
Photo : La Presse canadienne (photo) Stephen Chernin Richie Havens lors du 40e aniversaire du mythique Woodstock, festival qu'il avait à l'époque inauguré.

Il était surtout reconnu comme celui qui a ouvert le mythique festival de Woodstock en 1969. Richie Havens, qui avait accroché sa guitare acoustique il y a trois ans, est décédé lundi. Le musicien américain est mort d’une crise cardiaque à l’âge de 72 ans.


«Connu pour son style distinctif à la guitare, intense et rythmique, et célèbre pour ses reprises inspirées de chansons pop et folk», comme l’écrit le magazine Billboard sur son site Web, le chanteur avait connu l’honneur du classement Hot 100 Single du magazine avec une excellente reprise de Here Comes the Sun, des Beatles. La chanson avait atteint la 16e place en mai 1971. Richie Havens a aussi placé 13 albums dans le classement Billboard 200, dont un dans le Top 40 : Alarm Clock, en 1971.
 

Né à Brooklyn, Richie Havens a joué lors de la cérémonie d’inauguration de Bill Clinton, en 1993. Après un premier disque paru en 1967, il a finalement lancé 25 albums au cours de sa carrière. Son dernier opus, Nobody Left to Crown, est sorti en 2008. Une cérémonie publique en sa mémoire sera prévue à une date ultérieure.


L’icône de Woodstock


On se souviendra surtout de lui comme l’artiste qui inaugura la scène de Woodstock. Le documentaire sur ce festival, devenu le point culminant de la contre-culture des années 1960, s’ouvre d’ailleurs avec un Richie Havens improvisant la chanson Freedom (Motherless Child).


Comme il le racontait au Devoir en 2009, il ne devait pas être le premier à se produire devant les centaines de milliers de personnes qui avaient fait la route jusqu’à Bethel, dans l’État de New York. Mais en raison du retard d’autres groupes et de la confusion générale qui régnait sur le site, les organisateurs lui ont demandé de jouer en ouverture. Lui-même a reconnu que l’idée avait une certaine valeur symbolique. Woodstock a en effet débuté avec une simple guitare acoustique, pour se terminer le lundi matin avec le très électrique Jimi Hendrix.


Non seulement a-t-il dû briser la glace, mais il a aussi été «invité» à étirer son spectacle de six rappels parce que les autres musiciens n’étaient pas prêts. Ils étaient en fait coincés dans l’embouteillage monstre sur la route qui menait au site du festival, un terrain en pleine campagne appartenant à un producteur laitier, loué pour l’occasion. À bout de répertoire, il s’est lancé dans une improvisation éventuellement intitulée Freedom. Un moment de spontanéité toujours associé à Woodstock et qu’il a joué tout le reste de sa carrière. «Tout dans ma vie est attaché à ce train-là», disait-il en 2009. Il n’est d’ailleurs pas le seul artiste à avoir été marqué du sceau de Woodstock. Tout le festival est parsemé d’exemples musicaux impromptus qui ont fait une carrière.

Richie Havens avait surtout gardé de Woodstock le souvenir d’une véritable «communion» avec le public. «Vous pouviez voir tous ces gens, assis, qui se lèvent quand quelqu’un arrive au micro. Je sentais que c’était quelque chose de vraiment exceptionnel, affirmait le musicien folk au Devoir. C’était quelque chose que les gens de ma génération avaient toujours voulu faire. Ils voulaient raconter leur histoire et sentir qu’ils existaient. Je me suis dit : ils ne peuvent plus nous cacher désormais.»



 
 
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