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    Décès du poète et éditeur Clément Marchand

    Le poète et éditeur Clément Marchand est décédé centenaire à Trois-Rivières le 22 avril. Né à Sainte-Geneviève-de-la-Batiscan le 12 septembre 1912, il a été journaliste et éditeur à l’enseigne du Bien public.

    Lié au poète Nérée Beauchemin qui commente ses premiers poèmes, il va entretenir une correspondance avec Alfred DesRochers qui dure de 1931 à 1959. Olivar Asselin l’accueillera en 1935 au journal L’Ordre, tout comme nombre d’autres jeunes gens qui marqueront leur époque.

    Sa maison d’édition fut d’une importance certaine à l’époque où l’activité des éditeurs régionaux était vive. Au nombre des recueils les plus importants du poète, il faut noter Les soirs rouges et Courriers des villages. Ses recueils annoncent un basculement des sensibilités vers une réalité urbaine du Québec. Les soirs rouges, tout particulièrement, offre les signes d’une transformation poétique qui prend en compte un important changement social. Marchand «soumet la vie rurale à un regard neuf, quoique brutal et noir».

    Les soirs rouges reçoivent le prix Athanase-David en 1939, plus importante récompense littéraire remise par le gouvernement québécois. Il reçoit de nouveau ce prix en 1942 pour Courrier des villages.

    Comme éditeur, il a publié plus de 300 livres, dont ceux de Jacques Ferron, Félix Leclerc, Gérald Godin, Alphonse Piché, Marie Lefranc et Yves Préfontaine. Il était membre de l’Académie des lettres du Québec. Il était également membre de la Société royale du Canada depuis 1947. Point de gravité d’une forte part de la littérature québécoise au XXe siècle, Clément Marchand était très estimé. On salue l’ensemble de son œuvre en 1985 en lui octroyant le prix Gérald-Godin. En Mauricie, un prix littéraire porte désormais son nom.

    À un questionnaire que lui adressait la revue Liberté il y a quelques années, il répondait ceci: «On évalue le degré de caducité auquel on est parvenu au nombre d’heures passées à chercher des documents qui disparaissent. Il vient un temps où la mémoire surchargée perd les clés qui permettraient de retrouver les indispensables points de repère sans lesquels tout système de classement tombe fatalement dans la confusion la plus complète. Toute ma vie j’ai essayé de maîtriser cette fatalité, mais sans y parvenir.»

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    Ce texte a été modifié après publication.
     
     
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