Québec enterre le Moulin à images
Jugée trop chère, l’installation en est à sa dernière saison
Les projections multimédias qui illuminaient les silos à grain du Vieux-Port de Québec s’éteindront ainsi à la fin de l’été. Le cabinet du maire Régis Labeaume a confirmé lundi son intention de ne pas renouveler le contrat de cinq ans qui liait la Ville à la compagnie Ex Machina, selon Radio-Canada.
La compagnie, dont la direction artistique est assurée par l’homme de théâtre Robert Lepage, n’a pas rappelé La Presse canadienne lundi, tout comme le cabinet du maire Labeaume.
Le Moulin à images, un spectacle offert gratuitement, avait été inauguré en 2008 lors des festivités entourant le 400e anniversaire de la Vieille Capitale.
Selon les informations fournies par Anne Guérette, la facture annuelle de cet unique projet atteignait 4,3 millions.
Et les retombées financières liées à l’événement ne justifiaient pas son maintien, a-t-elle martelé en entrevue téléphonique, décochant quelques flèches à l’endroit du premier magistrat de Québec.
Car selon la conseillère, Régis Labeaume « s’est entêté » et a préféré dépenser des millions de dollars plutôt que de « perdre la face devant ses citoyens ». « Ça fait déjà un moment qu’on est au courant que les retombées ne sont pas celles que le maire avait espérées », a-t-elle déploré en parlant du Moulin à images, mais également d’un autre spectacle offert gratuitement, celui du Cirque du Soleil.
Il faudrait ainsi que l’administration Labeaume mise davantage sur les activités qui génèrent plus de retombées économiques, suggère Mme Guérette. « On a une quarantaine d’événements qui nous coûtent au total 3 millions de dollars à Québec et qui ont de très bonnes retombées, a-t-elle illustré. Le Carnaval de Québec, par exemple, nous coûte un demi-million de dollars par année et il a des retombées économiques d’une trentaine de millions par année. »
La conseillère n’avait pas sous la main, lundi, le montant des retombées économiques liées au Moulin à images.








