Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Conseil des arts de Montréal - Miser sur la continuité et la consolidation

Charles Lapointe préside depuis le début de l’année les destinées du CAM

Charles Lapointe et Danielle Sauvage
Photo : François Pesant - Le Devoir Charles Lapointe et Danielle Sauvage

Continuité et consolidation : voilà, en deux mots, comment Charles Lapointe, président du Conseil des arts de Montréal depuis le début de l’année, entrevoit son mandat au sein de cet organisme que dirige Danielle Sauvage.


Comités de pairs pour distribuer les subventions aux organismes culturels et artistiques, mise en place de nouvelles initiatives pour susciter la participation du milieu des affaires, programme pour donner un coup de pouce à la relève, main tendue vers les communautés culturelles : le Conseil des arts de Montréal (CAM) s’est renouvelé de différentes façons ces dernières années. Charles Lapointe souhaite maintenant relever les défis ciblés par sa prédécesseure, Louise Roy, et amener le CAM encore plus loin. « Nous analysons la possibilité de favoriser des liens encore plus étroits avec les communautés culturelles », indique Charles Lapointe.


Président-directeur général de Tourisme Montréal depuis 1989, M. Lapointe connaît bien sa ville sous toutes ses coutures et aimerait que son côté cosmopolite se reflète mieux dans le milieu culturel et artistique.

 

Programme de stages


Le CAM a tout de même déjà mis en place des stratégies pour donner un coup de pouce aux communautés culturelles. « Pour la troisième année, nous offrons des stages en milieu professionnel pour les artistes issus de la diversité culturelle », indique Danielle Sauvage, directrice générale du CAM.


Et cela s’explique : « C’est très difficile pour eux parce qu’ils n’ont pas de réseau », affirme Charles Lapointe.


« Ils ne connaissent pas non plus les associations professionnelles et certains affrontent la barrière de la langue, renchérit Mme Sauvage. Se trouver un vrai emploi est bon pour leur confiance en soi, pour leur assurance, et une expérience comme celle-là leur ouvre des portes si elle ne se transforme pas en emploi après le stage. »


Le CAM subventionne d’ailleurs aussi depuis cinq ans un programme de stages semblable pour aider de jeunes diplômés à s’intégrer au marché du travail dans le domaine des arts et de la culture. « Nous avons créé ce programme parce que beaucoup de diplômés prennent plusieurs années à se trouver un emploi dans le domaine des arts et de la culture, explique Mme Sauvage. Le stage permet d’acquérir une expérience dans un milieu professionnel et le taux de succès est phénoménal : dans 95 % des cas, le stage se transforme en emploi. »


Milieu des affaires


Continuer à développer davantage de liens avec le milieu des affaires est aussi une priorité du nouveau président du CAM et de sa directrice générale.


En novembre, le Forum arts-affaires a été lancé grâce à la participation de plus de 40 personnalités du milieu des affaires. « Nous voulons non seulement encourager le monde des affaires à soutenir le monde culturel, mais aussi susciter un véritable engouement chez les mécènes et les entreprises qui ont choisi de soutenir d’autres secteurs, comme la santé, l’éducation, les causes sociales. Nous souhaitons que le milieu culturel et artistique puisse aussi faire appel à la générosité du secteur privé », affirme Charles Lapointe.


Tous les membres du Forum s’engagent déjà auprès d’organismes culturels ou artistiques. « Nous les rencontrons tous individuellement depuis janvier pour discuter des défis et de la façon dont ils voient leur engagement, indique Mme Sauvage. Pour certains, c’est en travaillant à développer une nouvelle génération de philanthropes, pour d’autres, c’est en tentant de ramener des entreprises qui ont cessé de soutenir le secteur culturel ou en allant chercher des gens d’affaires de la diversité culturelle. Nous achevons les rencontres et nous ferons ensuite un plan d’action. »

 

Financement public


Le financement public demeure tout de même toujours aussi vital pour le CAM. « La part la plus importante de notre budget va aux organismes que nous subventionnons et c’est possible grâce au financement public », indique Danielle Sauvage.


Le CAM subventionne des organismes actifs dans les arts du cirque, les arts numériques, le théâtre, la danse, la littérature, le cinéma et la vidéo, les arts visuels, la musique et la diffusion pluridisciplinaire. Le CAM a été choyé ces dernières années par l’administration Tremblay. « Notre budget a augmenté de 500 000 $ par année depuis quatre ans pour atteindre maintenant 12,5 millions, indique Danielle Sauvage. Le groupe-conseil sur l’élaboration d’une première politique culturelle de la Ville de Montréal, présidé par Raymond Bachand, recommandait en 2003 de hausser le budget du CAM à environ 20 millions. Maintenir ce rythme d’augmentations est une bonne façon d’y arriver. »


Même si la tendance est aux coupes budgétaires plutôt qu’aux augmentations, le président du CAM est optimiste. « Tout le monde s’entend pour dire que Montréal est une ville créative, indique Charles Lapointe. Si nous voulons maintenir cette réputation, la culture est le point de départ. »


Alors que des élections municipales se tiendront en novembre, il se donne le mandat de s’assurer que le nouveau maire ou la nouvelle mairesse de Montréal soit convaincu de l’importance de continuer à soutenir les arts et la culture.


« Heureusement, nous avons les maires d’arrondissement et les maires des villes reconstituées derrière nous », précise M. Lapointe, qui est membre de plusieurs autres conseils d’administration, dont celui du Musée des beaux-arts de Montréal.

 

De plus en plus d’art


Les organismes culturels sont toujours de plus en plus nombreux à faire appel au CAM pour obtenir du financement. « Leur nombre a augmenté de 75 % entre 2000 et 2011, alors que notre budget a augmenté de 40 % pendant la même période, indique Danielle Sauvage. Tous les conseils des arts au Canada disent d’ailleurs être dans la même situation. C’est une bonne nouvelle pour la vitalité culturelle, mais cela représente un défi. »


D’où l’importance également de continuer à multiplier les efforts pour développer de nouveaux publics. « Lorsque nous allons dans les grandes salles de spectacle ou de concert, dans les expositions, on voit généralement un public assez homogène et vieillissant, remarque Mme Sauvage. Avec les compagnies culturelles, nous devons travailler à développer de nouveaux publics. »


Par exemple, le CAM a lancé, il y a quelques années, un programme de résidences d’artiste dans différents milieux. L’une d’elles vient d’ailleurs de commencer au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). « Ce programme est intéressant, affirme Mme Sauvage, parce qu’il amène un contact direct entre l’artiste et la population. »


Collaboratrice

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel