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    Grand Prix du CAM - Le FTA remporte les honneurs et plaide pour les arts

    La fondatrice du Festival TransAmériques, Marie-Hélène Falcon, a reçu le prix des mains de Michael Applebaum et de Charles Lapointe, président du Conseil des arts de Montréal.
    Photo: François Pesant - Le Devoir La fondatrice du Festival TransAmériques, Marie-Hélène Falcon, a reçu le prix des mains de Michael Applebaum et de Charles Lapointe, président du Conseil des arts de Montréal.
    Le Festival TransAmériques (FTA) a remporté mardi le Grand Prix du Conseil des arts de Montréal (CAM). L’événement, qui défend depuis près de 30 ans les pratiques scéniques émergentes et s’est fait le chantre de l’avant-garde théâtrale, réussit aujourd’hui à attirer plus de 60 000 spectateurs par année.

    Lors de la remise de ce 28e Grand Prix, le président du conseil d’administration du CAM, Charles Lapointe, a souligné la « contribution exceptionnelle et déterminante [du FTA] au rayonnement international de la création théâtrale contemporaine ».


    Le jury a salué l’imposant travail de prospection et de développement accompli depuis plus de 30 ans par sa directrice générale, Marie-Hélène Falcon. Outre le FTA, huit autres finalistes se disputaient ce prix convoité, dont Elektra, la troupe de cirque Les 7 doigts de la main, Art actuel 2-22, Wapikoni Mobile, BJM-Les Ballets jazz de Montréal (danse), Terres en vue, l’Association des libraires du Québec et le Quatuor Bozzini.


    La directrice du FTA, Marie-Hélène Falcon, a dit espérer que cette aventure multidisciplinaire durera encore longtemps et a pressé le maire de Montréal, Michael Applebaum, de doubler le budget attribué au CAM. Car, en dépit de son succès, a-t-elle dit, le FTA a toujours une situation financière « extrêmement fragile ». « Ce qui a fait notre succès, c’est d’avoir misé sur les nouvelles pratiques artistiques et l’avant-garde. Mais les coupes des dernières années rendent de plus en plus difficile la venue de troupes étrangères », avance Mme Falcon, qui a rappelé que c’est grâce au FTA que les Montréalais ont pu goûter à l’art avant-gardiste des Pina Bausch et Yan Fabre.


    La septième édition du FTA, dont la programmation sera dévoilée aujourd’hui, sera marquée par des créations hautement inspirées par les enjeux politiques et sociaux qui secouent la planète, a poursuivi Mme Falcon. « On aura droit à des productions qui portent un discours politique puissant, bien que la création, en soi, soit toujours un geste politique ! »


    Créé en 1985, le Festival bisannuel de théâtre des Amériques a muté au cours des décennies pour renaître en 2007 sous le nom de Festival TransAmériques. L’événement annuel, qui prône la rencontre des disciplines artistiques (théâtre, danse et performance), a embrassé tout le volet laissé en plan après la disparition du Festival international de nouvelle danse (FIND), en 2003.













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