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    Conservation des archives numériques - Les supports résistent, mais les lecteurs…

    Pas de panique. Les CD, les DVD Blu-ray ou les clés USB vont résister au temps, enfin assez longtemps, surtout dans des conditions de conservation optimales. Par contre, les archivistes et les bibliothécaires de l’ère numérique, la nôtre, ont raison de s’inquiéter des formats de préservation, et surtout des équipements de lecture des nouveaux supports.

    Cette mise au point, la scientifique de la conservation Marie-Claude Corbeil la fait à la suite de l’article publié samedi dans Le Devoir sur la fragilité des techniques de conservation actuelles (Le numérique, ce colosse à la mémoire d’argile). L’UNESCO comme d’autres institutions de la mémoire du monde s’inquiète de la fragilité et de l’obsolescence des formats et des supports de l’ère binaire. Une bonne tablette d’argile peut se lire après des milliers d’années, tandis qu’un mauvais CD s’éteint après quelques années, voire deux ou trois décennies.


    « La bonne qualité peut durer très, très longtemps, corrige Mme Corbeil en entrevue téléphonique. Il existe maintenant des CD de qualité, très, très stables, qui peuvent facilement durer un siècle. Le problème, c’est plutôt de savoir si dans cent ans nos descendants auront encore les logiciels et les machines pour lire ces supports. Chez nous, par exemple, on n’utilise plus du tout Word Perfect, et nous n’avons déjà plus ce qu’il faut pour lire ces fichiers. »

     

    Vigie sur la conservation


    Mme Corbeil dirige les équipes de la division de science de la conservation de l’Institut canadien de conservation (ICC). L’organisme qui relève du ministère du Patrimoine canadien étudie les matériaux et leur restauration, juge les techniques de restauration, offre des formations aux conservateurs des musées ou des bibliothèques.


    Les tests en laboratoire ont par exemple prouvé que certains colorants bleutés des CD, à base de cyanine ou d’azoïque, résistent beaucoup moins bien que les colorants verts à base de phthalocyanine, très stable. Les experts ont aussi identifié des techniques d’entreposage optimales. Ces informations, tout aussi utiles aux collectionneurs privés, se retrouvent sur le site www.cci-icc.gc.ca.


    « Nous guidons les archivistes vers les meilleurs matériaux, conclut la professionnelle. Je le répète : le problème le plus sérieux concerne l’obsolescence des formats et des appareils. »


    L’ICC soutient et conseille les petites institutions pour les aider à trouver des solutions peu dispendieuses afin de numériser les films sur bobines ou les enregistrements sur bandes. Il leur appartient ensuite de mettre en place une veille technologique pour migrer constamment d’un support à l’autre quand approche l’heure de paniquer…

     
     
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