Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Descente avec vue

    La piste de luge au Massif de Charlevoix s’étale sur un long parcours vers le fleuve

    Le trajet de luge du Massif s’étend sur 7,5 kilomètres tout en passages, en virages et en paysages. Ici, la première descente de la journée.
    Photo: J.-L. Brassard Le massif de Charlevoix Le trajet de luge du Massif s’étend sur 7,5 kilomètres tout en passages, en virages et en paysages. Ici, la première descente de la journée.

    Petite-Rivière-Saint-François — Un parcours grisant de 7,5 kilomètres, des virages en épingle à en perdre sa tuque, de savoureux passages de glisse et un va-et-vient de paysages féeriques. La piste de luge au Massif de Charlevoix est une partie de plaisir pour les yeux et l’esprit, qui ne nécessite aucun apprentissage exhaustif. Ici, jeunes et moins jeunes partagent les mêmes frissons.


    Depuis l’an dernier au domaine skiable du Massif de Charlevoix, les amateurs de luge peuvent s’en donner à coeur joie en parcourant la longue piste qui serpente à travers la forêt, du mont à Liguori jus qu’au Saint-Laurent.


    Rien à voir avec la descente en bobsleigh au lac Placide. Ici, le lugeur contrôle seul son traîneau, freine ou accélère si le coeur lui en dit, rigole avec ses compères. La descente dure 45 minutes et peut se transformer en happening collectif sur fond de neige et de fleuve. Seule condition : être âgé d’au moins dix ans.


    « J’ai eu l’impression de retourner en enfance, dit Stéphanie. Avec, en plus, le plaisir de descendre longtemps. On voudrait recommencer et recommencer tout de suite. Je reviendrai. »

     

    Rencontre au sommet


    Notre départ est prévu pour 13h30 au Chalet du sommet. Il faut arriver 15 minutes plus tôt pour quelques formalités. Puis, on choisit casque et luge. Soit une luge traditionnelle en bois, utilisée en position assise, ou une autre de type Hammerhead, qui exige la position couchée sur le ventre, tête première.


    « L’une offre stabilité et con fort », explique le guide : parfaite pour le néophyte et l’hésitant. « La seconde est plus rapide, mais aussi plus difficile à contrôler sur une surface dure. »


    L’activité est minutieusement encadrée : deux accompagnateurs pour 20 participants au maximum. Dans la chenillette qui monte au sommet du mont à Liguori, le point de départ, nos guides Vincent et André expliquent le parcours de la piste à l’aide d’une carte. « Virage des mitaines, virage d’la tuque, virage de l’équerre… » Au total, 22 virages, dont certains à négocier avec tact.


    Au pinacle, à l’entrée de la piste, se trouve une pente-école. On enfile nos casques (obligatoires) et on se familiarise avec la conduite de nos luges. Pour virer à droite, la main droite va se planter derrière dans la neige, ce qui entraîne le haut du corps à s’incliner à gauche. Et pour tourner à gauche, on fait le contraire. Tout simple ! Corps à droite, virage à gauche, corps à gauche, virage à droite. « Après un kilomètre, vous saurez faire », promettent nos guides.


    Encore deux ou trois conseils prodigués par Vincent et André, qui ne lésinent pas sur la sécurité, et on se positionne. Attention, on ne dépasse pas en fou ! Vincent partira le premier et André, le dernier, question de ne pas perdre de vue les lugeurs et d’aider en cas de pépin. Et c’est parti !


    Un début de piste ébouriffant, le temps de comprendre comment fonctionne l’engin. La luge file à toute allure. C’est grisant. À l’occasion, une bosse. Les virages en épingle sont identifiés, ce qui prépare à ralentir si l’on dévale à tout berzingue. Retour à l’enfance. Génial !


    Les passages en forêt s’ouvrent par moments sur les montagnes et le fleuve, tout en bas. Le panorama est de toute beau té, mais il faudra attendre d’être au premier refuge ou au belvédère pour s’en imprégner. En ce moment, il y a plus important : se concentrer sur la piste.


    La descente n’est pas continue ; de petits plateaux exigent quelques mètres de marche. Comme celui de 400 mètres, au quatrième kilomètre, où la troupe s’accorde une pause jus, le temps de reprendre ses esprits. Et c’est reparti pour deux kilomètres jusqu’à la Petite-Rivière-Saint-François. On traverse à pied le pont en tirant nos luges et on grimpe une côte, la seule du trajet. Ces marches ajoutent du charme à l’activité, et réchauffent. En s’enfonçant dans la forêt, on a l’impression d’être loin, très loin, dans un roman de Jack London.

     

    Trente mètres du fleuve


    Vers la fin de la descente, les lugeurs s’offrent une dernière ration de sensations fortes. La piste se termine à 30 mètres du fleuve. Le seul moment où la piste de luge rencontre une piste de ski. Sinon, le sentier s’écarte en totalité de l’univers des skieurs. Pour remonter au Chalet du sommet, on emprunte le téléphérique. Parfait pour apprécier la spectaculaire vue sur le fleuve.


    L’activité luge s’étale sur deux heures. Le forfait classique comprend la location de la luge et du casque, la montée en chenillette à 830 mètres d’altitude, la descente guidée, le jus au refuge et le retour au chalet en télécabine.


    Avant de se rendre au Massif, il est recommandé de réserver sa place. Unique en Amérique du Nord, la descente en luge jouit d’une grande popularité. De deux à trois départs accompagnés par jour l’an dernier, avec service de chenillette, le Massif est passé à un départ à l’heure cette année. Et malgré tout, les week-ends affichent complet jusqu’en avril.


    Cela dit, l’activité se pratique aussi tous les jours de la semaine avec un premier départ à 8h30 et un dernier à 14h30. Et il peut y avoir des annulations la fin de semaine. En ce moment, le Massif de Charlevoix offre trois forfaits : train-hôtel-luge, ski-train-luge et ski-luge.


     

    Collaboratrice

    Le trajet de luge du Massif s’étend sur 7,5 kilomètres tout en passages, en virages et en paysages. Ici, la première descente de la journée. Contrairement à la luge traditionnelle, utilisée en position assise et qui offre stabilité et confort, celle-ci, de type Hammerhead, exige la position couchée sur le ventre, tête première. Elle est plus rapide, mais aussi plus difficile à contrôler sur une surface dure.












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires

    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.