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    Bilan des politiques culturelles de 2012 - La table est mise pour l’art public de demain

    La première mission du nouveau comité sur l’art public sera de convaincre élus et citoyens de déménager L’homme d’Alexander Calder, planté loin du centre-ville, au parc Jean-Drapeau.
    Photo: Martin Lambert La première mission du nouveau comité sur l’art public sera de convaincre élus et citoyens de déménager L’homme d’Alexander Calder, planté loin du centre-ville, au parc Jean-Drapeau.
    À l’ombre des coups d’éclat de l’année (voir plus bas) en matière de politique culturelle, 2012 a discrètement mis la table pour de nouvelles audaces en art public. Bilan… prospectif.

    Alors que le gouvernement du Québec marque l’imaginaire en élisant une oeuvre performative (signée Thierry Marceau) pour l’édifice 2-22 de Montréal dans le cadre de sa Politique d’intégration de l’art à l’architecture (dite du 1 %), la capitale nationale compte mettre sur pied son propre 1 %.


    Trois initiatives donnent un coup de barre en matière d’art public, promettant de beaux lendemains. En novembre, Pauline Marois y affectait une somme initiale de 2,5 millions de dollars pour 2013-2014. L’été dernier, Montréal s’est dotée d’un processus d’analyse uniforme des dons d’oeuvres, promesse d’une plus grande cohérence dans sa collection. Mais surtout, elle a formé un comité-conseil pour cristalliser l’engagement de la société civile dans le développement de l’art public.


    « On n’a pas encore démontré notre capacité à faire bouger [les choses], mais il y a une réelle volonté à la Ville, c’est une priorité pour eux. Il y a un vent d’optimisme », indique au Devoir Alexandre Taillefer, qui préside le comité. L’homme d’affaires, qui a fait fortune en démarrant des compagnies de nouvelles technologies, est aussi un collectionneur d’art contemporain passionné. Après avoir remis l’Opéra de Montréal sur les rails financiers, il est devenu cette année le président du Musée d’art contemporain, dont il compte élargir le public et les espaces d’exposition. Il pilote aussi le Forum Arts-Affaires du Conseil des arts de Montréal, autre maillage emblématique de 2012. Au risque qu’une seule et même vision s’impose partout, s’inquiètent certains acteurs du milieu de l’art. Il rappelle toutefois que son pouvoir demeure avant tout consultatif.


    Dix oeuvres en dix ans


    Trois rôles incombent au nouveau comité de la Ville : doter Montréal d’un plan pour assurer la restauration des oeuvres, leur meilleure communication - « des applications seront développées pour permettre de faire des parcours artistiques », dit Alexandre Taillefer - et développer la collection actuelle. Le tout en s’assurant que les concours, les 1 % et les décisions de la Ville sont entérinés par des spécialistes.


    M. Taillefer y tient et donne raison à ceux qui se sont soulevés contre le processus d’acceptation d’une oeuvre donnée (puis retirée à cause de la polémique) à la Régie des installations olympiques, sans aucune analyse. « Les spécialistes en arts nous permettent de ne pas faire d’erreurs comme on en a fait en architecture. »


    « Dix oeuvres majeures en dix ans », dit-il, pour résumer l’objectif du comité. Avec ce credo, révélé lors du Rendez-vous 2012 Montréal, métropole culturelle, il promet de rattraper le retard en matière d’art public. Il souhaite des oeuvres d’envergure signées tant par des artistes québécois du calibre d’un Baier ou d’un Michel de Broin que par des artistes internationaux.


    Mais sa première mission sera de convaincre le public et les élus de déménager L’homme d’Alexander Calder, sculpture monumentale offerte pour l’Expo et joyau de la collection de Montréal, planté trop loin des regards - sur l’île Sainte-Hélène - selon lui. « C’est une des dix oeuvres les plus importantes du XXe siècle. Elle doit être vue par plus de Montréalais. » Déménagera, déménagera pas ? Le débat est lancé.


    ***

    Les grands coups de 2012

    L’entrée en vigueur de la Loi sur le patrimoine culturel, qui intègre les notions de paysages, de patrimoine immatériel et de lieux, personnages et événements historiques.

    La grande frousse
    des coupes budgétaires dans le changement de garde à Québec. Attisée par le ministre Maka Kotto, brièvement calmée par une légère hausse de 2,1 % de l’enveloppe du ministère de la Culture, elle finira par s’avérer : la hausse, qui sert à éponger les coûts augmentés de la Maison symphonique et la dette des infrastructures, cachait finalement des ponctions de plusieurs millions.

    La double surprise de l’année : l’appui de 5,6 millions $ du gouvernement Marois pour sécuriser les ateliers d’artistes de la métropole et celui de 18,5 millions $ du gouvernement Charest (honoré par l’actuel) pour la construction d’un cinquième pavillon au Musée des beaux-arts de Montréal.

     
     
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