Demi-journée de grève à BAnQ
Quelques centaines d'employés de BAnQ, selon le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) qui les représente, ont scandé leurs demandes et reproches envers la direction de l'institution jusqu'à midi. L’institution de la rue Berri a donc offert un service réduit (prêts en libre-service seulement) de 10h à 12h30. Les centres de conservation et d’archives étaient quant à eux fermés jusqu’à 12h30.
La convention collective des employés est échu depuis un an et demi. Les négociations, devant médiateur depuis janvier, achoppent sur la question des augmentations de salaires et des horaires des surnuméraires.
«C’est un dialogue de sourds», a déclaré au Devoir Jean-François Sylvestre, président régional du SFPQ. Les syndiqués réclament une hausse de 2 % par année à partir de 2011 (donc rétroactive), alors que la direction de BAnQ propose des augmentations 0,5 % pour 2011, 0,5 % pour 2012 et 1% pour 2013. Trop peu d’efforts sont consentis du côté patronal, selon le SFPQ, qui dit avoir concédé d’autres avantages en vertu de la précédente convention. Le syndicat dit arrimer ses demandes aux augmentations prévues chez leur collègues en santé et en éducation pour la même période.
La direction rétorque que ses employés ont profité de hausses salariales plus importantes que le reste des fonctionnaires en 2010 et 2011. D’où l’apparent recul pour 2012-2014. «On est forcé de regarder le tableau sur cinq ans [2010-2014], selon le mandat de rattrapage du Conseil du Trésor», explique la directrice des communications Dominique Hétu. Selon cette lecture quiquennale, tant les employés de BAnQ que les fonctionnaires du reste du réseau auront profité d’une hausse salariale de 6 %, selon Mme Hétu.
Le débrayage de mardi matin a au moins eu pour effet d’ouvrir la porte à de nouvelles négociations. «On a reçu convocation du négociateur ce matin par courriel, pour demander nos disponibilités dans les prochaines deux semaine, tant du côté syndical que patronal. Alors on va voir s'il y a une ouverture», a indiqué M. Sylvestre. Sinon, le SFPQ a une autre demi-journée de grève dans sa manche, à jouer au moment jugé le plus opportun.








