Biennale des antiquaires à Paris ou comment faire d’une nef un coffre-fort
Paris - La nef du Grand Palais à Paris va se transformer en coffre-fort le temps d’accueillir, pour la Biennale des antiquaires jusqu’au 24 septembre, 8000 oeuvres d’exception - mobilier, tableaux et haute joaillerie - d’une valeur « de plusieurs milliards d’euros ».
Sous très haute sécurité, ce sont au total 122 marchands de renommée internationale qui sont réunis dans cette enceinte à compter de vendredi pour le plus beau et le plus cher du marché de l’art, selon les organisateurs.
Grand musée éphémère où tout est à vendre, la Biennale, organisée par le Syndicat national des antiquaires (SNA), attend 100 000 visiteurs, de l’acheteur fortuné au néophyte, en passant par le simple amateur de belles choses.
« Nous accueillons 36 exposants de plus. Pendant 11 jours, nous réunissons l’excellence de l’art de vivre, en passant en revue plusieurs styles, du xviiie à l’art contemporain », déclare à l’AFP Christian Deydier, président du SNA.
Une trentaine de marchands étrangers, dont des Américains, participent à cette 26e édition. La Biennale est aussi un écrin d’exception pour la haute joaillerie : Boucheron, Cartier, Van Cleef ou Harry Winston présentent désormais leurs nouvelles créations sous la grande nef. Pour la première fois, un joaillier chinois, Wallace Chan est présent avec de spectaculaires parures (le total vaut 230 millions d’euros, environ 290 millions $CAN).
Côté mobilier, la maison parisienne Kraemer présente une rétrospective du grand ébéniste royal, Jean-Henri Riesener (1734-1806). La galerie Downtown a reconstitué le décor de Charlotte Perriand pour une maison de Montmartre en 1959. La Biennale 2012 est aussi l’occasion d’un retour en grâce de la barbotine, céramique à décors naturalistes en relief.
Le créateur Karl Lagerfeld signe la nouvelle scénographie du lieu dans l’esprit du Paris du xixe siècle. Les Champs-Élysées ont été reconstitués au centre du Grand Palais, les stands des antiquaires conçus comme des appartements de prestige. Deux hectares de moquette reprenant le thème du pavé parisien ont été déroulés.








