L'opéra La Tempête de Robert Lepage: toucher les non-initiés
Québec – Robert Lepage souhaite profiter de la première mondiale de La Tempête à Québec pour convertir à l’opéra toutes les classes de la société.
«C’est une autre tentative de ma part de le populariser, de le rendre plus facile d’accès, a expliqué Lepage ce matin lors d’un point de presse. Les gens qui ne connaissent pas l’opéra, mais sont curieux vont être touchés», a-t-il promis.
Le spectacle qui sera présenté à l’automne au Metropolitan Opera de New York sera d’abord lancé à Québec le 26 juillet dans le cadre du nouveau Festival d’Opéra.
Même si le récit de Shakespeare a plus de 400 ans, l’œuvre qui sera chantée à Québec est très récente. Le compositeur, Thomas Adès, l’a lancé à Londres en 2004.
Une situation bien appréciable pour Lepage. «D’habitude, je ne peux pas appeler le compositeur sur son cellulaire si j’ai des questions», a-t-il lancé à la blague.
L’un des décors présentés hier représente l’opéra de la Scala tel que vu de la scène. Le spectateur se retrouve étrangement à la place des artistes en l’observant. Cette ruse, Robert Lepage l’a imputée à Prospero, le personnage central de l’histoire qui recourt à la magie depuis son île pour déclencher la tempête.
Le metteur en scène connaît bien cette histoire de Shakespeare qu’il a montée pas moins de sept fois dans sa carrière, au théâtre et à l’opéra.
Pas moins de 152 artistes doivent participer à ce spectacle, dont la moitié sur scène. Hier, le président du Festival Grégoire Legendre s’est réjoui d’avoir pu inclure de nombreux artistes d’ici dans la distribution.
Le groupe compte notamment Frédéric Antoun, Daniel Taylor et le vétéran Joseph Rouleau qui a plus de 80 ans. Toutefois, ces artistes ne suivront pas tous le spectacle à New York où la distribution sera modifiée.
Le Festival d’opéra de Québec en est à sa deuxième année d’existence. L’an dernier, un autre spectacle de Robert Lepage y avait connu un franc succès, Le rossignol et autres fables.
D'autres détails suivront dans la version papier du Devoir de demain.








