Un second concours visant à acquérir une oeuvre d’art public est lancé
« On va pouvoir aller de l’avant, confirme au Devoir Philippe Rousseau, porte-parole de la Ville. Quatre rencontres de jury sont planifiées. Un seul artiste sera retenu pour réaliser les cinq éléments de l’oeuvre. »
Montréal opte cette fois pour un concours sur invitation auprès d’artistes québécois. L’« oeuvre sculpturale fragmentée d’envergure », initialement prévue, est maintenue, selon le document de la Ville fourni aux élus. Elle se déclinera en cinq éléments présentés sous la forme d’un parcours.
Son emplacement a toutefois changé. Le parterre de « l’Adresse symphonique » (la place à l’est de l’actuelle Maison symphonique) qui devait lui servir d’écrin a cédé la place à la rue Jeanne-Mance, en bordure de l’hôtel Hyatt et du Complexe Desjardins. La Ville entend ainsi « revaloriser ce tronçon de la rue Jeanne-Mance » qui constitue l’entrée sud du QdS.
Le jury composé de sept personnes — dont trois spécialistes en arts visuels — s’est déjà réuni le 8 juin. Il a proposé une vingtaine de candidatures d’artistes qui seront invités à soumettre leur dossier. Six propositions seront retenues lors de la prochaine réunion en juillet. Les trois finalistes choisis en octobre réaliseront des maquettes de leur oeuvre. La proposition gagnante émergera en février 2013, en vue de son inauguration à l’automne.
L’oeuvre est réalisée dans le cadre de la Politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement des bâtiments et sites gouvernementaux et publics du ministère de la Culture. Son budget en découle donc — soit 1 % des coûts de construction du QdS, évalué lors de la première mouture du concours en 2009, à 550 000 $.
Cette fois, il « sera bonifié » par le projet du Quartier des spectacles, indique le document de la Ville. Impossible d’avoir l’enveloppe finale avant la fin de la journée, hier.
En 2009, le jury avait désigné quatre finalistes — Michel De Broin, Michel Goulet, Noel Harding et Hal Ingberg. Mais aucun projet n’a su rallier une majorité de voix. La Ville est donc repartie à zéro.
Montréal entend faire de l’art public une composante majeure de l’identité culturelle du QdS. Depuis l’échec du premier concours, la nouvelle Adresse symphonique a inauguré deux nouvelles oeuvres l’automne dernier, l’une de BGL, l’autre signée Dominique Blain. Un concours vient aussi d’être lancé pour l’édifice 2-22, à l’angle des deux Mains.
Toutes ces acquisitions relèvent toutefois ultimement de Québec. La Ville n’a pas sa propre politique du 1 %. Vision Montréal vient d’ailleurs de soumettre une motion visant à doter l’administration d’un tel outil. Sans voter contre la motion, le parti du maire Tremblay l’a plutôt renvoyée à la Commission sur la culture. Cette même instance a donné lieu au Cadre d’intervention en art public en 2010. Qui recommandait à la Ville d’adopter le 1 %. Et on reprend.








