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Forum Arts-Affaires - Les gens d’affaires seront mis à contribution

« Il faut une participation de l’État »

Jean-Pierre Desrosiers, avocat et associé chez Fasken Martineau
Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir Jean-Pierre Desrosiers, avocat et associé chez Fasken Martineau
Le Conseil des arts de Montréal créera, au cours des prochains mois, le Forum arts-affaires pour construire des ponts entre ces deux mondes qui ont parfois du mal à se rejoindre. À la barre du projet, on retrouve Jean-Pierre Desrosiers, avocat et associé chez Fasken Martineau, un routier expérimenté du bénévolat dans le milieu des arts et le récipiendaire du prix Personnalité Arts-Affaires en 2011.

En janvier, Jean-Pierre Desrosiers a été nommé membre du conseil d’administration du Conseil des arts de Montréal et président du Comité arts-affaires, qui a défini un plan d’action et sera responsable de la mise en oeuvre de ce Forum.


« Le but du Forum est d’encourager des partenariats entre le milieu culturel et le milieu des affaires, dit Jean-Pierre Desrosiers. On pense que la culture est un peu le parent pauvre du monde des affaires présentement, comparativement à d’autres causes, comme la santé ou l’éducation. Notre objectif est d’accroître la participation financière du secteur privé au secteur culturel montréalais, mais aussi de favoriser l’échange de compétences et le bénévolat des gens d’affaires dans ce milieu. »

 

Interventions


Il existe une foule de façons, pour les gens d’affaires, d’aider le milieu culturel. Ils peuvent naturellement contribuer à son financement, mais aussi s’engager en tant qu’organisateur bénévole d’événements-bénéfices, porte-parole ou administrateur, et en offrant leur expertise professionnelle aux organismes qui en ont besoin.


« Naturellement, il y a une limite à ce que les gens peuvent donner, mais je crois que tout le monde peut donner un peu plus, notamment en temps, dit-il. On pense par exemple à des initiatives comme celle de Jacques Dostie, associé chez Ernst Young, qui a lancé GO-C.A., une activité de réseautage et de parrainage entre des petits organismes et de jeunes professionnels, pour les aider à former leur conseil d’administration et les aider sur le plan de la gestion des finances et des affaires juridiques. »


Jean-Pierre Desrosiers lui-même peut prêcher par l’exemple : il est engagé bénévolement auprès d’organismes culturels et caritatifs depuis vingt ans. Présentement président du conseil d’administration du Cirque Éloize et du Théâtre La Chapelle, il a aidé dans le passé plusieurs autres organismes, comme le Théâtre Prospero, le Théâtre du Rideau Vert, le Théâtre Centaur et La Pietà, entre autres. Il aime notamment organiser des soirées-bénéfices.


Convaincre


Il reconnaît toutefois qu’il n’est pas toujours facile de convaincre les gens d’affaires, déjà très sollicités, de s’engager et de donner temps et argent pour la culture. « Pour avoir du succès, il faut connaître énormément de gens, s’entourer de personnes compétentes qui y croient et être soi-même généreux. C’est difficile de demander aux gens de donner si on ne le fait pas soi-même. »


Toutefois, bien que convaincu de l’importance de développer les liens entre le monde des arts et celui des affaires, selon lui, le rôle de l’État demeure crucial dans le financement de la culture.


« Dans une ville comme Montréal, où les activités culturelles sont extrêmement importantes pour notre développement, si on aide le Grand Prix de Montréal, je pense qu’on peut aussi aider des organismes musicaux, la danse, le cirque. Il y a beaucoup de créativité à Montréal. Cela génère énormément pour notre économie et crée un bon nombre d’emplois. Il faut une participation de l’État, car, sans cela, on rate une importante occasion de développement. Prenez les arts du cirque. Montréal est l’un des endroits au monde où il s’est le plus développé, et aujourd’hui le Cirque du Soleil ou le Cirque Éloize, qui ont été aidés un jour ou l’autre, sont présents partout sur la scène internationale. »


Le Conseil des arts de Montréal bénéficie d’un budget de 12,6 millions de dollars. À travers ses différents programmes, il a aidé en 2011 plus de 350 organismes culturels. Avec les prix Arts-Affaires, il souligne annuellement l’engagement de personnes ou d’entreprises qui ont su se démarquer et offrir une aide au monde des arts.

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