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Où sera la foule?

Au hasard de la route, souvent l’inattendu

Photo : Illustration Michel Bernatchez
L’été, c’est pour plus d’un et d’une le temps des grands rassemblements. Et sur le lieu des Plaines à Québec, comme à proximité de la Place des arts à Montréal, les foules s’entassent. Et la musique envahit les espaces. Les jours de fête sont là, quand partout en province la culture et les activités artistiques se veulent publiques. Pour le plaisir du plus grand nombre.

Êtes-vous craintif de nature ? Êtes-vous un citoyen modèle qui respecte toute loi, et ce, sans tenir compte des commentaires qui remettent en question sa légalité ? Et, si vous portez un carré rouge, votre inquiétude serait-elle que vous vous retireriez le plaisir de vous rendre aux FrancoFolies ou au Festival de jazz, par crainte d’ainsi faire partie d’un rassemblement de plus de 50 personnes, et ce, à moins de 50 mètres de cet édifice de l’UQAM qui borde le secteur nord de la place des Festivals ?


Qu’à cela ne tienne, vous pourrez quand même jouir d’un été tout en fête, car au Québec, l’été venu, les festivals abondent, et plus d’un de ceux-là se tient à distance légale d’un établissement d’enseignement. Il est donc possible de conjuguer les carrés de toute couleur, ou rouge, ou vert, ou blanc, et les moments de fête.

 

Tout en musique


Si, au départ, l’été, c’était une roulotte dans un parc, celle d’un Buissonneau, et plus tard quelques rassemblements, autour du temps de la Saint-Jean, avec turlututeurs et autres violoneux, un grand mouvement prit alors aussi forme, mouvement qui explique qu’aujourd’hui le long du Saint-Laurent, en Charlevoix comme dans la campagne lanaudoise, dans un amphithéâtre, de grands orchestres se déplacent et les Beethoven de la culture permettent aux notes de se répandre dans la nature.


Cela est ainsi souvent au moment où la culture populaire, celle de la chanson et du rythme, se fait presque violente, tant les décibels ont libre cours. Et alors, c’est par milliers, par centaines de milliers que les populations manifestent.

 

Tout en douceur


Pour qui prend la route, il y a aussi des moments plus intimes. Un ira ainsi écouter un poème, au moment où d’autres écriront une lettre lors de ces Correspondances d’Eastman qui, année après année, s’installent en début d’août dans une petite ville de l’Estrie. D’autres, à moins que ce ne soient les mêmes, seront déjà allés, fin juin, à Mystic pour ce CeraMystic, un rendez-vous local où des artistes et des artisans offrent en découverte les réalisations récentes d’un art ancien : la céramique.


Car qui dit festival n’énonce pas une réalité où grand rassemblement et performance nécessairement se conjuguent. Et souvent celui ou celle qui se déplace en simple touriste découvrira l’inattendu : un visiteur de musée, comme celui qui s’était rendu à Valcourt pour en apprendre sur l’aventure Bombardier, « tombera » ainsi sur cet Eastman déjà annoncé.


Et, en se rendant à Percé, on constatera vite que les occasions d’arrêt seront nombreuses. Car telle est devenue la route des vacances du Québec culturel. Et nulle obligation de croire qu’il y a nécessité de foule pour qu’il y ait matière festive.

 
 
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