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    Style - Le printemps design

    David Burry, né à Scarborough (Ontario) en 1954. Chaise « Shoe », 1998 (exemplaire de 2009). Contreplaqué, bois dur, mousse de polyuréthane, velours de coton, ultrasuède. Éditée par Design Emphasis, Montréal. 98 x 48 x 107 cm (approx.). Musée des beaux-arts de Montréal, don de David G. Burry. Installations des arts décoratifs et design. Pavillon Liliane et David M. Stewart. Collection du Musée des beaux-arts de Montréal.
    Photo: Christine Guest MBAM David Burry, né à Scarborough (Ontario) en 1954. Chaise « Shoe », 1998 (exemplaire de 2009). Contreplaqué, bois dur, mousse de polyuréthane, velours de coton, ultrasuède. Éditée par Design Emphasis, Montréal. 98 x 48 x 107 cm (approx.). Musée des beaux-arts de Montréal, don de David G. Burry. Installations des arts décoratifs et design. Pavillon Liliane et David M. Stewart. Collection du Musée des beaux-arts de Montréal.
    Carnet de style

    Gemology : la beauté, c’est précieux. Beau lancement, la semaine dernière au café Birks de Montréal, de la marque française de cosmétiques haut de gamme Gemology, créée à partir de pierres précieuses et semi-précieuses sous l’œil vif de la désormais célèbre dragonne du petit écran, Danièle Henkel. Ces produits de beauté très performants, offerts tels des bijoux dans de petits pots au design minimaliste, sont devenus en quelques années les chouchous des stars européennes, d’Emmanuelle Béart à Patrick Bruel. Pour le lancement canadien, Natasha St-Pier, une inconditionnelle de Gemology, a offert une fort jolie prestation.

    Guerlain relance sa petite robe noire. Après être disparue il y a plusieurs années de la collection de parfums signée Guerlain, voilà que l’irrésistible fragrance « La petite robe noire » de la célèbre marque revient au devant de la scène. Le grand laboratoire d’odeurs qu’est Guerlain fait donc dans le vintage réinventé avec une magnifique recette tissée des ingrédients fétiches de la maison : un vertige de fève tonka, de vanille, d’iris, de patchouli éclatant et de rose à vous mener par le bout du nez. La quintessence du chic parisien et la grâce incarnée. On applaudit !

    Après avoir souligné discrètement le 370e anniversaire de Montréal et célébré le 400e anniversaire de naissance de Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, les dirigeants municipaux ont enfin corrigé un fait historique de première importance en admettant que celui qui avait été reconnu depuis toujours com me l’unique fondateur de Montréal allait désormais devoir partager le titre de cofondateur avec la figure légendaire, le personnage devenu mythique de Jeanne Mance. Une horrible bêtise du passé, aujourd’hui enfin rectifiée.

    C’est ainsi qu’en dépit de son âge vénérable, le 22 mai 2012 restera une date à retenir dans l’histoire récente de la métropole.


    Montréal nous en aura effectivement fait voir de toutes les couleurs en ce mardi pluvieux où se sont exprimés tous ses plus beaux, irrévérencieux et charmants traits de caractère tiraillés entre culture, désinvolture, séduction, confusion et révolution.

     

    Irrésistible


    Il faut avouer que, lorsque Montréal vibre en mode con quête, elle devient totalement irrésistible. Elle nous en a fait la preuve une fois de plus en ce jour béni de printemps érable et design aux mille visages.


    Pendant que plus de 200 000 manifestants colorés de rouge et parfois de noir envahissaient le centre-ville, rendant la situation totalement chaotique durant plusieurs heu res, C2-MTL, la première conférence internationale portant sur la créativité et l’innovation était inaugurée en grande pompe dans un lieu complètement rénové, improbable et spectaculaire de Griffintown, le complexe New City Gas.


    Le p.-d.g. de l’agence de communication et de marketing Sid Lee, Jean-François Bouchard, mandaté voilà plus de deux ans par Daniel Lamarre pour trouver tout son sens au slogan « Montréal, ville créative », a donné le coup d’envoi à un événement de très grande envergure qui se promet de devenir un lieu d’échanges incontournable à l’échelle planétaire.


    Et ce, tant pour les créatifs que pour les entrepreneurs, faisant la démonstration irréfutable que Montréal peut se permettre de jouer tous les rôles, sauf ceux d’être mièvre, médiocre, racoleu se, ordinaire, inodore et sans saveur.


    Ce qui l’a toujours distinguée, c’est sa prodigieuse capacité à se propulser hors des sentiers battus en comptant sur la quête de visionnai res allant de Robert Lepage à Gilbert Rozon, de René Angelil à Guy Laliberté, d’A lain Simard à Daniel Langlois, parmi tant d’autres.


    « Sans innovation, point de salut » devrait devenir le nouveau leitmotiv de tout ce que Montréal possède de plus intense, de plus novateur et de plus fondamental à offrir à la planète design.


    Il est temps de faire les choses autrement. Nos créateurs sont capables de gran des réalisations, il faut les écouter et leur donner enfin les moyens de concrétiser leurs rêves.


    On aime cette ville, rebelle et délinquante lorsqu’elle se permet toutes les audaces et qu’elle ose donner tout son sens à la célèbre phrase d’Einstein : « Inventer, c’est penser à côté. »

     

    MBAM, notre musée du design


    Moment privilégié et marquant de cette journée d’exception, l’inauguration du pavillon Liliane et David M. Stewart du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), réaménagé et entièrement dédié aux arts décoratifs et au design, a de quoi nous émerveiller.


    Cette splendide vitrine-écrin vient mettre en valeur une des plus importantes collections nord-américaines. « Éblouissant, provocant, élégant et joyeux », voilà comment les conservatrices des arts décoratifs et du design du MBAM, Rosalind Pepall et Diane Charbonneau, ont qualifié le nouvel aménagement de cette collection du musée.


    Près d’un millier d’objets provenant de nombreux pays, soit le double des oeuvres auparavant présentées - mobilier, verre, argenterie, textile, céramique et design industriel -, sont exposés dans ce nouveau pavillon, selon un parcours original et dynamique relié par un « fil rouge des collec tions » conçu par la scénographe Nathalie Crinière.


    De plus, un nouveau jardin de sculptures, une oasis design, entoure le pavillon et jouxte un très bel espace piétonnier, une installation éphémère, ludique et festive portant la griffe de l’artiste Claude Cormier.


    C’est donc dans son « musée réinventé » que Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du MBAM, accompagnée du maire Gérald Tremblay, recevait fièrement, pour leur réunion annuelle, plus de 100 délégués provenant des 34 villes créatives de l’UNESCO.


    Rappelons que la métropole fait partie de ce cercle restreint de villes UNESCO de design depuis 2006. Montréal trépide donc, en ce printemps 2012, au tempo du design d’ici et d’ailleurs.













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