Festival de Lanaudière - Et revivra le légendaire 22 décembre 1808
Du 7 juillet au 5 août 2012
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La journée Beethoven du 28 juillet, animée par Yannick Nézet-Séguin, aura lieu en deux temps, à 15 heures et à 20 heures. Elle rendra hommage à la journée la plus folle de l’histoire de la musique: celle qui vit, le 22 décembre 1808, Beethoven créer ses 5e et 6e Symphonies… le même jour.
Et si ce n’était que cela! Non content de présenter deux symphonies - et pas n’importe lesquelles - en première audition, Beethoven avait également programmé la première viennoise du 4e Concerto pour piano et dirigeait ce soir-là la création de l’air Ah! Perfido, le Gloria et le Sanctus de sa Messe en ut, la soirée prenant fin avec une improvisation (fantaisie) au piano seul et la Fantaisie chorale.
Son soliste au piano sera Jan Lisiecki pour le 4e Concerto, en après-midi, et Stewart Goodyear pour la Fantaisie et la Fantaisie chorale, le soir. On espère une adhésion massive du public, car, en 1808, ce concert, le plus légendaire de l’histoire de la musique, se déroula devant un parterre clairsemé. Yannick Nézet-Séguin a décidé de garder l’ordre des oeuvres tel quel… à une petite erreur près. En effet, en décembre 1808, la Cinquième, de Beethoven, était encore la Pastorale. La Grande Symphonie en ut mineur (n° 6) qui ouvrait la seconde partie de ce concert est en fait aujourd’hui la fameuse Cinquième. L’interversion des numéros se fera l’année suivante, lors de l’édition des partitions.
Toujours Beethoven
Beethoven sera présent par ailleurs lors du festival avec deux concerts de Stewart Goodyear, les 30 et 31 juillet, lors desquels il jouera les Sonates n°s 21 à 26. Pôle d’attraction musicale, opposé à Beethoven au début du XIXe siècle, Rossini sera célébré par Marie-Nicole Lemieux et Jean-Marie Zeitouni, le 13 juillet.
Kent Nagano, lui, dirigera Mozart, Brahms, Moussorgski et Stravinski, les 3 et 5 août. Mais les concerts orchestraux de l’été sont bien susceptibles d’être ceux de l’Orchestre symphonique de Pittsburgh, qui a fait une surprenante apparition il y a deux ans dans ce même cadre de l’amphithéâtre Fernand-Lindsay. Le chef Manfred Honeck, ancien membre de l’Orchestre philharmonique de Vienne, dirige d’une main de maître cet orchestre aux couleurs chatoyantes nourri, en son sein, par un pupitre de cors exceptionnel. En 2010, on sentait, dans certains accents de la 7e Symphonie, de Beethoven, ou dans Die Libelle, de Strauss, en rappel, que Honeck avait travaillé sous la direction de Carlos Kleiber. Aussi, son programme de valses viennoises, le dimanche 22 juillet, est à ne pas manquer. La veille, nous aurons entendu l’ouverture Rouslan et Ludmilla, de Glinka, le Concerto pour violoncelle, de Dvorak, avec Johannes Moser, et la 5e Symphonie, de Tchaïkovski.







