Festival des arts de Saint-Sauveur - Un 16e en 25 spectacles
Festival des arts de Saint-Sauveur
Du 26 juillet au 4 août
(450) 227-0427
Le rendez-vous de danse inédit, cette année ? La troupe américaine Trey McIntyre Project. « Ça fait au moins deux ans que plusieurs personnes me demandent de le faire venir, explique la directrice artistique du festival laurentien, Anik Bissonnette, qui confie recevoir beaucoup de courriel de son public fidèle. C’est un chorégraphe très aimé et il vient souvent à Jacob’s Pillow », réputé festival de danse américain.
Chorégraphe associé au Houston Ballet pendant dix ans, Trey McIntyre pilote sa troupe depuis 2008 à temps plein, la demande pour ses productions, créées d’abord à des fins de tournées estivales, étant devenue trop forte. Il a notamment créé des ballets pour le New York City Ballet, l’American Ballet Theater et le Ballet de Stuttgart. Le programme triple du FASS comprendra Leatherwing Bat, Bad Winter et The Sweeter End.
Ouverte et totalement décomplexée, l’ex-prima ballerina des Grands Ballets canadiens, qui dirige le FASS depuis 2004, n’hésite pas à se laisser surprendre par les propositions de ceux qui l’entourent, bien consciente qu’une seule vie ne permet pas de tout connaître.
Hong Kong en invitée
Elle a découvert le Hong Kong Ballet (HKB), la troupe étrangère invitée de cette 16e édition, à travers le langage du jeune chorégraphe canadien Peter Quanz. « Ça permet de suivre ce que nos chorégraphes font ailleurs », dit-elle.
Celui-ci a créé Luminous pour le HKB. Le programme propose aussi Black on Black, du Sino-Canadien Kinsun Chan, ainsi que Symphony in Three Movements, du Néerlandais Nils Christe, dont Anik Bissonnette connaît intimement le travail pour l’avoir « dansé ».
Et que dire de Momix, qui mêle l’esthétique du cirque à la danse et fut présenté à guichets fermés en 2007 ? La troupe américaine revient (cette fois avec son dernier cru, Botanica) aussi parce que ce fut le coup de coeur d’un administrateur dévoué du FASS.
La fête attirera également les fervents du flamenco avec l’Esmeralda Enrique Spanish Dance Company de Toronto.
Au rayon des concerts en voix, Gino Quilico fera vibrer le chapiteau du FASS dans Serrata D’Amore. Acclamé en France, le spectacle rétrospectif Selected Songs Recital, de Lewis Furey, s’arrêtera aussi dans la bourdonnante capitale laurentienne.
En tout, quelque 25 spectacles se relaieront sous chapiteau (payants) et en extérieur (gratuits) pendant 10 jours. Cette année, Saint-Sauveur s’est dotée d’une nouvelle scène extérieure permanente, plus grande, au grand bonheur des festivaliers. Ceux-ci, petits et grands, pourront aussi mettre l’oreille ou le pied dansant à la fête, avec le retour de la Tohu Bohu, qui offre gratuitement des ateliers de danse et de musique destinés à toute la famille.
Vous avez dit «collectivité» ?







