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    Le programme Mécénat Placement Culture est une réussite, estime Christine St-Pierre

    Mission accomplie pour Mécénat Placement Culture (MPC). C’est le bilan des six premières années du programme public appariant les dons privés aux organismes artistiques que traçait le gouvernement du Québec hier.

    Grâce à MPC, chaque dollar investi dans un organisme par un donateur en rapporte un, deux ou trois autres venus du gouvernement (jusqu’à un maximum de 250 000 $). Ainsi, 71 millions de dollars se sont ajoutés aux actifs de 271 organismes culturels, au terme de 429 campagnes de financement (certaines en cours), depuis 2005. De ce montant, 28 millions découlent des dons du secteur privé, le reste provient du programme d’appariement. Quelque 200 fonds de dotation ont été mis sur pied.


    « Loin de signifier un retrait de l’État, MPC a ouvert un nouveau champ de financement public grâce au principe d’appariement, par le gouvernement, des dons et contributions recueillis par les organismes participants », a affirmé la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, en conférence de presse hier.


    La ministre se réjouissait d’autant plus du succès du programme qu’il avait été accueilli avec beaucoup de scepticisme lors de son lancement. Les plus petits organismes craignaient ne pas pouvoir en profiter. Et ceux établis en régions pensaient pâtir de leur éloignement.


    Or, 40 % (117) des 271 organismes participants sont établis hors des deux grandes villes. Montréal en compte 113 et Québec, 41. Les organismes dont les revenus sont inférieurs à 250 000 $ ont réussi à récolter près du quart des subventions de contrepartie de Québec, vu l’appariement de 300 % pour ces plus petits joueurs. La musique accapare 32 % des enveloppes d’appariement, suivie du patrimoine et de l’histoire (25 %), du théâtre (10 %) et des arts visuels (9 %).


    « La formule novatrice proposée par le gouvernement du Québec a révolutionné l’approche et la portée du mécénat », a-t-elle ajouté, rappelant l’intérêt que le programme a suscité hors Québec. Le modèle a été présenté aux conseils des arts des autres provinces, à des responsables politiques de la Francophonie et des gouvernements français, australien, anglais et américain.


    « Pour un lieu comme le nôtre, c’est assurément un excellent outil », qui permet de « tisser des liens » tant avec le gouvernement qu’avec le milieu des affaires, corroborait hier David Lavoie, directeur général du tout nouveau Théâtre Aux Écuries, qui a profité du programme. La campagne de démarrage d’Aux Écuries, qui réunit six compagnies théâtrales et deux salles de diffusion, a dépassé l’objectif visé de 400 000 $, grâce au puissant effet de levier de l’appariement (à 300 % dans leur cas des Écuries) du gouvernement.


    Un bémol toutefois, selon lui. « On ressent quand même une pression pour aller chercher du financement privé. Pour un festival, ça va. Pour un lieu de diffusion, ça va. Pour une compagnie de création, c’est plus délicat. »


    Lors du dernier budget, Québec a injecté 4,5 millions de plus sur trois ans dans MPC (pour les musées d’État), créé à l’instigation de la ministre démissionnaire, Line Beauchamp.

     
     
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