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    La Virée des ateliers, un univers créatif ouvert aux curieux

    Porte ouverte sur l’atelier et le travail de l’artiste Suzanne Joubert
    Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Porte ouverte sur l’atelier et le travail de l’artiste Suzanne Joubert
    La Virée des ateliers grandit pour sa cinquième mouture, du 10 au 13 mai. La chouette promenade à travers les lieux de travail des artistes de l’édifice Grover, à Montréal, se prolonge désormais dans Le Chat des artistes voisin, rue Parthenais. De 38 ateliers ouverts au public l’an dernier, elle passe ainsi à plus de 80 cette année.

    Peinture, sculpture, vêtements, bijoux, céramique, lampes, design de bois, de métal ou de peluches décoratives, écodesign, c’est un véritable microcosme de l’univers créatif qui s’ouvre aux curieux. Dans le dédale des petits et grands locaux, on dévore les oeuvres des yeux, mais on découvre aussi le parcours des artistes, du retraité passionné jusqu’aux petits entrepreneurs aguerris.


    « On en profite pour lancer nos nouvelles collections », explique Jessie Grêves, joaillière qui partage depuis peu un local avec deux amies, Lidia R et Genkôté, créatrices de bijoux elles aussi. Fraîchement sorties de l’école (2010), elles voient dans la Virée une occasion en or pour rencontrer des gens à qui offrir leur « party de bijoux », nouvelle manière de joindre les clients, calquée sur les partys Tupperware.


    « C’est une expo-vente, dit France Parenteau, coordonnatrice des événements spéciaux chez Kollontaï, vêtements pour femmes, dont les ateliers de couture, de coupe et les entrepôts occupent presque tout le troisième étage de l’aile nord du bâtiment. Mais c’est aussi pour faire connaître la marque. Il y a des gens qui viennent de partout à Montréal. » La designer Gabrielle Tousignant, qui occupait un tout petit local il y a neuf ans, fait travailler 22 employés, dessert 95 boutiques au pays et 3 aux États-Unis.


    « J’aime l’interaction que ça [la Virée] permet, parce que je suis isolée ici, rapporte Patrycja Walton, dont les sculptures orneront bientôt le monte-charge de l’édifice. Et ça nous donne la chance d’établir notre existence dans le quartier. »


    La Virée des ateliers est née en 2009, dans la foulée de la vente de l’ex-usine textile Knit-to-Fit de M. Grover. La coopérative Sauvons l’Usine s’était formée en 2004 pour protéger les ateliers de la pression immobilière en tentant d’acquérir le bâtiment. Elle a perdu la vente, mais gagné la faveur du nouveau propriétaire du site, qui s’est engagé à préserver sa vocation. Il a aussi ouvert de nouvelles vitrines sur la rue, qui donnent accès à certains commerces tout neufs, dont un café et une galerie-studio.


    Malgré le nouveau zonage « emploi », la bataille des artistes pour y rester se poursuit, comme dans le quartier Mile-End.


    « Mon havre de paix rapetisse parce que les loyers sont de plus en plus chers », explique la peintre Louise Hamel, désormais installée dans moins de 200 pieds carrés (à 300 $ par mois) après avoir occupé un atelier plus spacieux. Elle a fait les piquets de grève lors de la lutte de Sauvons l’usine.


    Une solution ? « Sortir du marché immobilier » les 11 bâtiments semblables à celui-ci à Montréal, avance Renée Gélinas, peintre installée au Grover depuis 1995 et coordonnatrice de la Virée. Ou à tout le moins doter la communauté artistique de moyens de les acquérir.


    Inauguré plus récemment, en 2008, Le Chat des artistes compte 43 ateliers et met en lumière 20 disciplines différentes.

    Porte ouverte sur l’atelier et le travail de l’artiste Suzanne Joubert La créatrice de Velvet Moustache, Majorie Labrèque-Lepage La galerie Monde ruelle, faisant dans l'art de récupération et l'écodesign La galerie Monde ruelle, faisant dans l'art de récupération et l'écodesign<br />
Kollontaï<br />
Louise Hamel, peintre<br />
Patrycja Walton, peintre-sculpteure<br />
Patrycja Walton, peintre-sculpteure<br />
Suzanne Tanguay, peintre<br />












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