Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Direction du Conseil - Occuper le territoire, tout le territoire

«2011 a été une grande année pour la culture à Montréal»

Si nous avons assisté à la remise du Grand Prix du Conseil des arts de la Ville de Montréal mardi dernier, il faut rappeler que, les 364 autres jours de l'année, l'organisme est bien présent auprès des artistes, à travers une foule de programmes mis en place pour stimuler leur rayonnement et bien plus encore. Danielle Sauvage en témoigne.

«2011 a été une grande année pour le Conseil des arts, mais 2011 a été aussi une grande année pour la culture à Montréal, riche sur le plan immobilier avec la mise en place de nombreux équipements: des salles de concert, le 2-22, le Quartier des spectacles, l'ouverture des Écuries, qui accueillent de nouvelles compagnies de théâtre, et, en arts visuels, on a assisté à l'inauguration de l'Arsenal. Toutes ces nouvelles infrastructures vont servir de décor à de nouvelles activités culturelles de plus en plus nombreuses», nous dit d'emblée Danielle Sauvage, directrice du Conseil des arts de la Ville de Montréal.

Du côté du Conseil des arts, l'accent a été mis cette année sur les résidences. «Les résidences permettent de répartir dans tous les quartiers de l'île de Montréal, auprès de publics très différents, des éléments de création et de production artistiques», rappelle Mme Sauvage. Parmi ces résidences, un projet qui tient particulièrement à coeur à Mme Sauvage est celui qui se nomme «Libre comme l'art»: «Ce projet permet d'envoyer des compagnies de création travailler auprès des jeunes dans les écoles primaires et secondaires de cinq commissions scolaires, qui couvrent tout le territoire montréalais.»

C'est une initiative originale, dans le sens où des artistes ne font pas que se présenter à l'école, mais ils investissent les classes et créent avec les élèves. Les jeunes sont donc très engagés dans le processus de création et ils y participent à fond: si une compagnie de danse est présente, les jeunes participent à la création de la chorégraphie, aux costumes, à la mise en scène. Si c'est une compagnie en arts visuels, c'est la même chose. À la fin, tant au primaire qu'au secondaire, les jeunes auront vécu une véritable expérience artistique et le résultat ne sera pas une oeuvre d'amateur, mais bel et bien une oeuvre professionnelle, présentée dans un lieu professionnel. «Ce projet est appelé à se développer, on aimerait l'amener au cégep et même dans les universités, parce que c'est essentiel pour permettre l'apprentissage des arts et de la culture.»

Le poète, le cinéaste et la danseuse

Depuis 2011, Montréal possède son poète. Cette autre résidence du Conseil des arts se nomme «Poète dans la cité». C'est le 26 mai dernier que la présidente du Conseil des arts, Louise Roy, en présence de Monique Proulx, présidente du comité de littérature, et de Sylvain Campeau, président de la Maison de la poésie, a dévoilé le nom du premier «Poète dans la cité». Il s'agit de Claude Beausoleil, un poète qui a déjà consacré plusieurs de ses oeuvres à Montréal. M. Beausoleil organisera des activités poétiques dans la ville tout en invitant les Montréalais à y participer. Dans les villes anglo-saxonnes du Canada et en Grande-Bretagne, on rencontre de ces poètes, mais Montréal est la première ville francophone au monde où réside un «Poète dans la cité».

L'invitation d'un cinéaste en résidence est elle aussi un tout nouveau projet du Conseil des arts. C'est le cinéaste Richard Jutras qui vient tout juste d'entreprendre sa résidence. Ce projet se fait avec la collaboration de l'arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc Extension, dans le cadre d'un programme qui s'appelle «Hors les murs». «Le cinéaste en résidence travaille dans l'arrondissement et y rencontre les citoyens, et son projet de scénario se fera en collaboration avec les résidants du quartier», précise Mme Sauvage.

Le Conseil propose aussi cette année comme nouveauté un projet-pilote de résidence en danse. Ce projet vise à favoriser les rencontres avec le public montréalais et les artistes de la danse. Cette fois, le Conseil s'associe au réseau Accès culture de Montréal et aux maisons de la culture. Cette première résidence sera assurée par la compagnie de danse Louise-Bédard.

De La Havane au Saguenay

Comme autre nouveauté, on inaugure aussi cette année une résidence à La Havane. Mis en place avec la collaboration du Regroupement des centres d'artistes autogérés du Québec et de la fondation Ludwig de Cuba, ce projet permettra à des artistes de Montréal d'aller passer du temps à Cuba afin de participer à des activités de formation et de réseautage en arts sonores, vidéos, installations photo et arts web, en lien étroit avec les nouvelles technologies numériques. L'année prochaine, ce sera au tour des artistes cubains de venir ici pour travailler dans ces centres d'artistes en arts numériques à Montréal.

La résidence des Amériques existe, quant à elle, depuis trois ans, et ce projet propose d'amener des artistes ou des commissaires d'exposition des Amériques à venir travailler à Montréal, à la fonderie Darling. Cette résidence leur permettant de prendre connaissance de tout ce qui se fait à Montréal, ces artistes retournent dans leur milieu et aident ainsi à faire connaître le travail des artistes montréalais.

Le programme «Écrivain en résidence» remporte beaucoup de succès depuis quelques années. «Depuis quatre ans, on a eu une douzaine d'écrivains qui sont allés travailler dans les bibliothèques de leur quartier, ce qui leur a ainsi permis de se faire connaître des résidants. Cette année, c'étaient Hélène Monette, qui était à la bibliothèque Rosemont-Petite-Patrie, et deux bédéistes, Sylvie-Anne Ménard et Iris Boudreault, qui ont travaillé à la bibliothèque de la Maison de la culture Frontenac», explique Danielle Sauvage.

Pour la seconde année, on procède à un échange d'atelier-résidence avec le Saguenay. «Le côté très intéressant de cet échange, c'est que l'artiste montréalais est issu de la diversité, ce qui permet aux immigrants de connaître autre chose du Québec que la grande ville et de prendre contact avec des artistes d'ailleurs.»

Initiatives

Même si le Conseil des arts touche à toutes les disciplines, c'est traditionnellement aux arts de la scène que sont attribuées le plus grand nombre de subventions: «Ces secteurs se sont énormément développés depuis les 50 dernières années, parce que Montréal possède plusieurs écoles d'art en théâtre, en danse et en musique. Chaque année, les diplômés de ces écoles s'ajoutent à la foule de créateurs qui continuent de travailler ici à Montréal.»

Toutefois, le secteur des arts visuels demeure très actif. En plus des grands musées montréalais, tous les centres d'artistes sont très dynamiques. Le Conseil en subventionne d'ailleurs une trentaine.

Un autre secteur qui fait la renommée de Montréal est celui qui touche aux arts numériques et auquel le Conseil participe. «Dans quelques semaines, on pourra assister à la première biennale d'arts numériques organisée par Electra. Cet événement, qui aura un rayonnement international important, saura démontrer que Montréal est une plaque tournante pour le développement des arts numériques.»

Mais, pour offrir des subventions, on a besoin d'argent. «Depuis les dernières élections municipales, M. Tremblay avait promis de maintenir l'indexation de nos budgets, ce qui fait que, depuis trois ans, on a eu 500 000 $ de plus. Le Conseil des arts va aussi chercher des fonds via des partenariats avec d'autres organismes, comme la Conférence régionale des élus, les ministères ou même auprès du secteur privé. Tout ça nous permet de donner vie à ces nouveaux projets et à ces nouvelles initiatives. Dans les années à venir, on va continuer à travailler très fort pour assurer l'inclusion de la relève et de la diversité, deux piliers de notre plan stratégique pour les quatre dernières années.»

***

Collaboratrice du Devoir
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel