Arts numériques - Plus qu'un nouveau local pour la SAT
La Société des arts technologiques (SAT) de Montréal vient tout juste de sortir d'un lifting majeur, de ces rénovations qui ont fait naître ce dôme magistral boulevard Saint-Laurent, pour offrir au spectateur des expériences immersives à 360 degrés, en vidéo, animation, 3D, sons. Et maintenant? Maintenant, trouver comment cette SAT peut bénéficier à tout, tout, tout le Québec.
La présidente fondatrice et directrice artistique de la SAT, Monique Savoie, est fort heureuse de «ne plus manger la poussière» du chantier de construction. Son nouveau navire amiral est en train de trouver sa vitesse de croisière. «L'édifice fini, le pari est réussi, parce qu'on a créé un milieu de vie, affirme la directrice. Si on parle beaucoup des technologies, le centre de la SAT, c'est l'humain. Les murs redeviennent vivants. Il faut ouvrir l'oeil, faire un peu de monitoring, voir comme ça vit, qu'est-ce qui fonctionne, comment les artistes s'approprient la place et les outils. On a formé 54 artistes à ce jour, depuis la réouverture...»
Celle qui vient d'être nommée «Bâtisseuse de la cité du XXIe siècle» par la Ville de Montréal, le 8 mars dernier, a toujours le souci de «faire une place à la nouvelle génération d'auteurs, ceux qui travaillent avec le numérique, une technologie qui propose de nouveaux métiers, une nouvelle créativité, une nouvelle économie. Les artistes en sont le creuset. C'est souvent en passant ici que les jeunes talents décident s'ils vont devenir artistes, entrepreneurs, travailleurs autonomes, ou rejoindre de grandes compagnies comme Ubisoft et le Cirque du Soleil.»
Pendant que la programmation, les formations, la recherche se poursuivent, pendant que la terrasse qui surplombe Saint-Laurent cherche encore son erre d'aller, Monique Savoie prend une longueur d'avance. «Le grand projet, c'est toujours la contamination positive.» La cofondatrice revient de l'Abitibi, où elle a rencontré les groupes et les organismes qui oeuvrent là-bas. «Je rêve de mettre le Québec en réseau. Comment partager ce que la SAT sait, comment être mobile? Est-ce qu'on peut mettre nos lieux en réseaux, brancher les uns avec les autres, développer des partenariats, des mentorats, des formations à distance, de nouvelles scénographies?»
Ainsi, chaque ville ou village pourrait, tour à tour, être le centre, «et on ne serait plus dans cette hégémonie de Montréal envers les régions. Au Québec, on a un réseau de fibres optiques, déployé presque à la grandeur de la province. Il faut seulement l'occuper. Parce qu'il est invisible, on oublie qu'il existe. À partir du moment où on fait passer de l'image et du son de très haute qualité, on pousse aussi le développement: si le réseau n'est pas fiable, on l'entend clairement. On pourrait être partenaire de ceux qui sont en train de déployer ce réseau, on peut être leur banc d'essai. Ça, c'est mon grand rêve. C'est là que j'aurais ma SATisfaction», conclut la directrice artistique dans un éclat de rire.
***
La bourse pour le secteur des arts numériques est offerte par Richard Bruno, de Beyond If Corporation.
La présidente fondatrice et directrice artistique de la SAT, Monique Savoie, est fort heureuse de «ne plus manger la poussière» du chantier de construction. Son nouveau navire amiral est en train de trouver sa vitesse de croisière. «L'édifice fini, le pari est réussi, parce qu'on a créé un milieu de vie, affirme la directrice. Si on parle beaucoup des technologies, le centre de la SAT, c'est l'humain. Les murs redeviennent vivants. Il faut ouvrir l'oeil, faire un peu de monitoring, voir comme ça vit, qu'est-ce qui fonctionne, comment les artistes s'approprient la place et les outils. On a formé 54 artistes à ce jour, depuis la réouverture...»
Celle qui vient d'être nommée «Bâtisseuse de la cité du XXIe siècle» par la Ville de Montréal, le 8 mars dernier, a toujours le souci de «faire une place à la nouvelle génération d'auteurs, ceux qui travaillent avec le numérique, une technologie qui propose de nouveaux métiers, une nouvelle créativité, une nouvelle économie. Les artistes en sont le creuset. C'est souvent en passant ici que les jeunes talents décident s'ils vont devenir artistes, entrepreneurs, travailleurs autonomes, ou rejoindre de grandes compagnies comme Ubisoft et le Cirque du Soleil.»
Pendant que la programmation, les formations, la recherche se poursuivent, pendant que la terrasse qui surplombe Saint-Laurent cherche encore son erre d'aller, Monique Savoie prend une longueur d'avance. «Le grand projet, c'est toujours la contamination positive.» La cofondatrice revient de l'Abitibi, où elle a rencontré les groupes et les organismes qui oeuvrent là-bas. «Je rêve de mettre le Québec en réseau. Comment partager ce que la SAT sait, comment être mobile? Est-ce qu'on peut mettre nos lieux en réseaux, brancher les uns avec les autres, développer des partenariats, des mentorats, des formations à distance, de nouvelles scénographies?»
Ainsi, chaque ville ou village pourrait, tour à tour, être le centre, «et on ne serait plus dans cette hégémonie de Montréal envers les régions. Au Québec, on a un réseau de fibres optiques, déployé presque à la grandeur de la province. Il faut seulement l'occuper. Parce qu'il est invisible, on oublie qu'il existe. À partir du moment où on fait passer de l'image et du son de très haute qualité, on pousse aussi le développement: si le réseau n'est pas fiable, on l'entend clairement. On pourrait être partenaire de ceux qui sont en train de déployer ce réseau, on peut être leur banc d'essai. Ça, c'est mon grand rêve. C'est là que j'aurais ma SATisfaction», conclut la directrice artistique dans un éclat de rire.
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La bourse pour le secteur des arts numériques est offerte par Richard Bruno, de Beyond If Corporation.







