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Une ville et son conseil - Par la culture, Montréal est et sera

«On doit l'associer à tout ce qu'une ville et ses partenaires font»

Le Conseil des arts et la Ville de Montréal travaillent en harmonie. De toute évidence, s'il est un secteur d'activité où la métropole peut se targuer de présenter une vitrine alléchante et un inventaire bien garni, celui de la culture figure à un rang plutôt enviable. Responsable du dossier de la culture et du patrimoine au Comité exécutif de la Ville, la conseillère Helen Fotopulos en témoigne.

«Depuis le sommet de 2002, informe Helen Fotopulos, il s'est développé une complicité et une solidarité entre la Ville et le Conseil, qui sont accompagnées de toute la convergence des différents milieux. Les gens se parlent et travaillent ensemble. Il existe une complémentarité et une harmonisation dans ce que l'un et l'autre font; il y a des élus qui siègent au conseil d'administration du Conseil et d'autres qui en font également partie. Sur le plan politique, sa présidente, Louise Roy, et moi-même nous voyons régulièrement; c'est très constructif parce que, lorsqu'on se parle, on apprend beaucoup de choses; on aborde des petits détails qu'on ne retrouve pas dans les mémos savants et qui nous aident à mieux intégrer ces informations dans les gestes qu'on pose.»

Elle livre cette vision d'une culture prise au sens large : «De nos jours, en réalité, si celle-ci doit être considérée comme un vecteur de l'essor de Montréal, il est nécessaire qu'elle se situe au-delà des sentiers battus qu'on connaît; elle doit s'intégrer dans la planification urbaine, dans le développement économique, voire dans l'approvisionnement; on doit l'associer à tout ce qu'une ville et ses partenaires font.»

Et elle se montre satisfaite de voir que des moyens sont pris pour tendre vers cet objectif: «Malgré la situation économique difficile, on a quand même réussi à augmenter, comme promis, le budget du Conseil des arts. Au chapitre de l'harmonisation de nos différentes actions, on a regroupé cette année la présentation des Prix de Montréal pour les arts et la culture et celle des Prix du Conseil, qui est chargé d'orchestrer cet événement encore plus rassembleur.» Il en résulte une meilleure utilisation des fonds publics.

Les nombreux lieux de manifestations culturelles

Le Quartier des spectacles retient particulièrement l'attention, sur le plan de la vitalité culturelle que connaît actuellement Montréal. La conseillère de l'arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce en convient, mais elle attribue surtout celle-ci à d'autres facteurs: «Ça fait les manchettes et c'est très important, mais il y a aussi toutes les réalisations autour des actions et des activités qui se déroulent dans les quartiers de la ville; de nombreuses initiatives sont prises dans les bibliothèques et dans les maisons de la culture; toutes celles-ci passent et sont facilitées par des mesures d'accessibilité et de soutien à la création.»

Elle se tourne vers un autre des attributs urbains: «Il ne faut pas oublier le patrimoine et le design. La population est au rendez-vous lors des manifestations publiques tenues dans les arrondissements autour de concours de design; c'est une façon de démocratiser l'accès non seulement au produit final, mais aussi à tout le processus de conception et de réalisation.» Montréal conduit également des projets dans le domaine de l'aménagement paysager et pour la mise en valeur du patrimoine, qui suscitent d'année en année la participation d'un plus grand nombre de personnes.

Mme Fotopulos illustre à quel point les citoyens eux-mêmes sont les premiers responsables de ce dynamisme culturel: «Au moment de préparer leurs budgets, certains arrondissements pensaient qu'il leur serait plus facile de faire des coupes dans la culture et les bibliothèques; la réaction de la population a été tellement féroce qu'on a assisté à un net recul sur de telles propositions de la part des fonctionnaires et des gens qui travaillent sur les budgets.» Elle apporte cette touche politique: «Tous partis confondus, les élus sont beaucoup plus sensibles à l'importance de la culture et aux réactions à des aménagements budgétaires qui la pénalisent.»

Montréal, ville modèle à l'international...

Une des forces de la ville est d'avoir atteint une réputation qui la situe à l'avant-garde de la scène culturelle à l'échelle internationale: «Quand je voyage dans des villes comme Barcelone, qu'on tient comme un summum à titre de cité culturelle exemplaire, je m'aperçois que les gens de là-bas regardent attentivement tout ce qui se passe chez nous quand ils nous visitent; ils trouvent qu'on est complètement avant-gardiste sur certains plans et que nous sommes devenus un pôle de référence. En Chine, je constate qu'il s'est publié dernièrement toutes sortes d'articles sur nos festivals et tout le reste; le feed-back qui nous parvient d'Austin (Texas), c'est que les gens de là-bas souhaitent devenir le Montréal numéro deux.»

Pour autant, Helen Fotopulos croit que le travail doit se poursuivre: «Il ne faut pas se dire "Mission accomplie", parce que la culture est toujours en évolution; on doit demeurer constant dans les interventions et il est toujours nécessaire que la relève prenne les choses en main. » Les acquis ne sont pas à négliger pour autant: «Ce qui a changé, c'est que ce rayonnement est devenu une source de fierté, ce qui aide à nous placer sur la carte à l'international, du point de vue de notre attractivité et de notre compétitivité.»

Elle en veut pour preuve que Montréal a fracassé des records d'achalandage, en 2011, dans le domaine du tourisme. Du même coup, les Montréalais se montrent de leur côté fidèles aux propositions culturelles: «Les gens des régions, nos artistes et nos citoyens sont les premiers à fréquenter les billetteries et à se rendre aux manifestations culturelles; on n'importe pas cet engouement qui affiche son caractère de durabilité. Il en résulte que nos efforts collectifs, qui culminent avec le 375e anniversaire de Montréal, renferment un grand nombre de projets qui ont été annoncés dernièrement. »

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Collaborateur du Devoir
 
 
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