Arts visuels - «On ne doit pas craindre de se remettre en question»
Sa Triennale sourit au Musée d'art contemporain
Sa Triennale québécoise est devenue une exposition attendue. De celles qui font jaser, en mal ou en bien, peu importe, mais qui animent les discussions. Tout le monde n'en parle peut-être pas, mais les chroniqueurs-vedettes, si. Le Musée d'art contemporain (MAC) semble avoir trouvé la bonne formule pour promouvoir l'art d'ici. Ce qui lui vaut sa première nomination en 20 ans dans la course pour le Grand Prix du Conseil des arts de Montréal.
«La Triennale, c'est plus qu'une expo, s'exclame une fort heureuse Paulette Gagnon. C'est une manifestation d'envergure, importante pour nos artistes.»
La directrice du MAC croit sincèrement qu'une bonne part des artistes de la première Triennale, en 2008, ont pu bénéficier de cette fête locale pour s'exporter. Sans pouvoir s'appuyer sur des exemples concrets, elle estime que l'impact d'une telle manifestation dépasse nos frontières.
Pour sa deuxième édition, tenue à l'automne, la Triennale québécoise est apparue plus solide. Ils étaient même cinquante artistes à en faire partie, soit une quinzaine de plus qu'en 2008. La manifestation était toujours aussi vaste, à la grandeur du musée, et même plus: une antenne dans la Place des Arts et une intervention en plein air — dans le ciel, en fait — à partir de la place des Festivals. Le MAC signait ainsi son retour dans l'espace public, ce qui ne s'était plus produit depuis l'expo Artcité en 2001.
Selon Paulette Gagnon, cette présence dans la rue pourrait prendre de l'importance lors de la prochaine Triennale, en 2014. «La formule n'est pas encore décidée, tout reste à être déterminé», dit-elle au sujet de l'expo, tout en admettant vouloir «explorer plus d'espaces». Elle considère aussi le nombre de cinquante artistes comme le maximum possible. Dans ce sens, il serait étonnant que la Triennale grandisse encore.
Ouvrage de référence
La deuxième édition de cette méga-expo s'est aussi démarquée sur deux points: une publication de 500 pages, véritable ouvrage de référence sur l'art contemporain au Québec depuis quinze ans, et le programme «Live», qui réunissait des artistes de la performance, une discipline jamais très bien représentée dans les musées.
Le MAC a aussi profité de la tenue de la Triennale 2011 pour signer une entente importante avec Loto-Québec, qui s'est engagé jusqu'en 2016 à verser 100 000 dollars par année destinés, entres autres, à l'acquisition d'oeuvres d'art. Les premières d'entre elles seraient parmi celles exposées lors de la Triennale.
Fort de son succès public et critique, la Triennale est-elle là pour rester? En 2014, oui, elle le sera, à l'automne encore une fois. Pour la suite, Paulette Gagnon n'est pas prête à s'engager.
«J'ai toujours dit qu'il fallait en faire au moins trois, rappelle-t-elle. Après trois, il faut évaluer. On ne doit pas craindre de se remettre en question. On ne peut pas faire la même chose ad vitam aeternam.»
***
Collaborateur du Devoir
***
La bourse pour le secteur des arts visuels est offerte par Maurice Forget, de Fasken Martineau.
«La Triennale, c'est plus qu'une expo, s'exclame une fort heureuse Paulette Gagnon. C'est une manifestation d'envergure, importante pour nos artistes.»
La directrice du MAC croit sincèrement qu'une bonne part des artistes de la première Triennale, en 2008, ont pu bénéficier de cette fête locale pour s'exporter. Sans pouvoir s'appuyer sur des exemples concrets, elle estime que l'impact d'une telle manifestation dépasse nos frontières.
Pour sa deuxième édition, tenue à l'automne, la Triennale québécoise est apparue plus solide. Ils étaient même cinquante artistes à en faire partie, soit une quinzaine de plus qu'en 2008. La manifestation était toujours aussi vaste, à la grandeur du musée, et même plus: une antenne dans la Place des Arts et une intervention en plein air — dans le ciel, en fait — à partir de la place des Festivals. Le MAC signait ainsi son retour dans l'espace public, ce qui ne s'était plus produit depuis l'expo Artcité en 2001.
Selon Paulette Gagnon, cette présence dans la rue pourrait prendre de l'importance lors de la prochaine Triennale, en 2014. «La formule n'est pas encore décidée, tout reste à être déterminé», dit-elle au sujet de l'expo, tout en admettant vouloir «explorer plus d'espaces». Elle considère aussi le nombre de cinquante artistes comme le maximum possible. Dans ce sens, il serait étonnant que la Triennale grandisse encore.
Ouvrage de référence
La deuxième édition de cette méga-expo s'est aussi démarquée sur deux points: une publication de 500 pages, véritable ouvrage de référence sur l'art contemporain au Québec depuis quinze ans, et le programme «Live», qui réunissait des artistes de la performance, une discipline jamais très bien représentée dans les musées.
Le MAC a aussi profité de la tenue de la Triennale 2011 pour signer une entente importante avec Loto-Québec, qui s'est engagé jusqu'en 2016 à verser 100 000 dollars par année destinés, entres autres, à l'acquisition d'oeuvres d'art. Les premières d'entre elles seraient parmi celles exposées lors de la Triennale.
Fort de son succès public et critique, la Triennale est-elle là pour rester? En 2014, oui, elle le sera, à l'automne encore une fois. Pour la suite, Paulette Gagnon n'est pas prête à s'engager.
«J'ai toujours dit qu'il fallait en faire au moins trois, rappelle-t-elle. Après trois, il faut évaluer. On ne doit pas craindre de se remettre en question. On ne peut pas faire la même chose ad vitam aeternam.»
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Collaborateur du Devoir
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La bourse pour le secteur des arts visuels est offerte par Maurice Forget, de Fasken Martineau.







