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    Concours d'architecture - Soixante-seize projets plus tard...

    «On voulait que le nouveau pavillon s'intègre aux bâtiments existants»

    Concours international organisé en 2009 pour le nouveau Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ). Extrait d’une planche présentée par le lauréat à la deuxième phase du concours, un projet de l’Office for Metropolitan Achitecture (OMA New York), dirigé par Shohei Shigematsu en consortium avec les architectes québécois Provencher Roy et associés.<br />
    Photo: Source LEAP Concours international organisé en 2009 pour le nouveau Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ). Extrait d’une planche présentée par le lauréat à la deuxième phase du concours, un projet de l’Office for Metropolitan Achitecture (OMA New York), dirigé par Shohei Shigematsu en consortium avec les architectes québécois Provencher Roy et associés.
    On peut voir les projets d'agrandissement présentés au concours d'architecture, ainsi que les commentaires du jury, dans le site du Laboratoire d'architecture potentielle de l'Université de Montréal, à www.ccc.umontreal.ca/fiche_concours.php?lang=fr&cId=207.
    Le Musée national des beaux-arts du Québec, on le sait, est en phase d'expansion. Son projet d'agrandissement de 90 millions est le plus gros chantier culturel du Québec à l'heure actuelle. Les premiers coups de pelle, effectués en 2011, aboutiront à l'ouverture, en 2014, d'un nouveau pavillon consacré à l'art contemporain des XXe et XXIe siècles. C'est un consortium d'architectes des Pays-Bas, Office of Metropolitan Architecture (OMA), qui a remporté la manche. Regard sur le concours d'architecture international pour le musée de la Vieille Capitale.

    Soixante-seize firmes, sises un peu partout dans le monde, ont déposé un projet pour l'agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ). Chapeautée par Louise Amiot, de l'Ordre des architectes du Québec, l'évaluation des propositions débutait par une analyse du comité technique. Ingénieurs et architectes annotaient les idées, leurs forces et leurs faiblesses, pour le jury.

    Ce dernier, composé de sept membres — architectes, urbanistes, directeur des Muséums nature de Montréal, ainsi que le président de la Fondation du MNBAQ, John Porter, et Esther Trépanier, alors directrice générale — devait faire le choix. Deux tours ont eu lieu, les finalistes devant chaque fois affiner leurs plans, jusqu'à présenter au final des maquettes en trois dimensions.

    Un musée, des critères

    Paul Bourassa est directeur de collections et de la recherche au MNBAQ depuis 2011. Auteur, il a signé Le design au Québec (éditions de l'Homme). C'est lui qui a dirigé Vers un nouveau MNBAQ. Les projets finalistes du concours international d'architecture en 2010-2011, l'exposition qui a permis au public de voir tous les musées qui auraient pu orner la ville.

    Les critères auxquels devaient se plier les architectes étaient nombreux. «On savait déjà qu'on voulait que ce pavillon soit dédié à l'art du XXe et du XXIe siècle, indique M. Bourassa. On voulait qu'il s'intègre aux bâtiments existants pour former un complexe muséal, un ensemble». Pas simple: le MNBAQ est divisé entre une ancienne prison de 1861 et un bâtiment muséal originel érigé en 1933, à proximité du presbytère des dominicains. «D'autres balises étaient très claires: les espaces d'exposition désirés, par exemple, ainsi que les espaces techniques, les gradins, jusqu'au vestiaire, en passant par la sauvegarde de l'orme plus que centenaire rue Grande-Allée, juste devant le musée.»

    Ces précisions s'ajoutent aux besoins muséaux, déjà fins. «Le maintien des normes et des conditions climatiques est essentiel pour préserver les oeuvres. Surtout dans un pays nordique comme le nôtre, où on doit composer avec des variations de température et d'humidité phénoménales, ce que les firmes européennes ne comprennent pas toujours. Le contrôle de l'éclairage est aussi très important et doit être équilibré avec la présence des fenêtres.» Car si les rayons naturels risquent d'endommager les oeuvres, le protecteur «cube blanc impose vite la fatigue muséale», explique le directeur des collections.

    Des projets, un lieu

    À titre de spécialiste de l'architecture, le projet qui a le plus étonné Paul Bourassa est celui de la firme Brière, Gilbert et Associés/Nieto Sobejano, «parce que travaillé beaucoup en sous-sol, avec une volumétrie extérieure moins présente et un langage architectural marqué. Le projet le moins spectaculaire, mais ça semblait très volontaire, était celui d'Allied Works: très élégant, presque silencieux, respectueux du cadre monastique qui a marqué l'histoire du lieu.»

    Le nouveau pavillon aura 3824 m2. Au sous-sol, l'auditorium. Le rez-de-chaussée, avec son hall d'entrée majestueux, sera consacré à l'accueil des visiteurs — espace café compris. Aux étages, les salles d'exposition. Le tout bordé à l'arrière par le parc des Champs-de-bataille. «Il y a une clarté architecturale dans les trois blocs superposés pensés par Oma. On sent tout de suite les grandes zones», estime M. Bourassa.

    Si le chantier respecte à ce jour le budget et le calendrier prévus, les défis demeurent nombreux. «On est déjà en train de penser tout le redéploiement des collections, de redéfinir les salles actuelles. Le défi est de réussir à faire circuler les gens dans l'ensemble du complexe, à travers le tunnel actuel et celui, plus grand encore, qui reliera le nouveau pavillon. Il faut qu'il y ait une cohérence, que les gens puissent vivre une expérience globale, mais aussi unique à chaque pavillon.» En attendant, une date d'ouverture est déjà arrêtée, «mais disons qu'on ne la dévoilera pas tout de suite, juste au cas...»













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