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    La lumière embrase le Quartier des spectacles

    De nouveaux sites de vidéo-projections animeront la place des Festivals et deux autres sites

    Pour la Nuit blanche de Montréal en lumière, le clocher Saint-Jacques de l’UQAM accueillera TRAME, une œuvre audacieuse et interactive.<br />
    Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Pour la Nuit blanche de Montréal en lumière, le clocher Saint-Jacques de l’UQAM accueillera TRAME, une œuvre audacieuse et interactive.
    La luminothérapie s'étend à la vitesse de la lumière à Montréal, où les sites de vidéo-projections sur les immeubles passeront presque du simple au double dès le printemps prochain dans le Quartier des spectacles (QdS).

    Alors que les vidéo-projections temporaires sur la façade d'immeubles et de structures en relief battent leur plein pendant Montréal en lumière, la présence de ces nouveaux écrans urbains va se multiplier d'ici l'été.

    Au moins trois nouveaux sites fixes de vidéo-projections, communément appelé «vidéo mapping», verront le jour en mai dans le QdS, dont un au coeur de la place des Festivals. «Pour l'anniversaire de Montréal, le 17 mai, trois nouveaux sites de vidéo-projections seront inaugurés dans la foulée de la Biennale des arts visuels à Montréal et d'un événement qui réunira Élektra et MUTEK», a indiqué cette semaine Mikaël Charpin, directeur adjoint, responsable du plan lumière du QdS.

    Avec ces ajouts, Montréal bonifie son «capital lumière» et sera en passe de devenir «un des seuls endroits au monde où il y a autant de sites permanents de vidéo-projections», ajoute M. Charpin. On prévoit augmenter la cadence jusqu'au 375e anniversaire de Montréal, en 2017, pour créer dans la métropole «un véritable réseau d'artistes et de concepteurs spécialisés en vidéo-projections», dit-il.

    Tout feu tout flamme


    Quatre sites fixes inondent déjà de leurs faisceaux quatre façades du QdS depuis mai dernier: la Grande Bibliothèque, l'édifice de la place de la Paix face à la Société des arts technologiques (SAT), la façade de l'hôtel des Gouverneurs donnant sur la place Émilie-Gamelin et, depuis cet automne, la façade de l'École de design de l'UQAM, rue Sanguinet.

    Ce réseau en croissance a permis jusqu'ici à une vingtaine de concepteurs en arts numériques de transformer ces murs urbains en écrans lumineux. «Notre volonté est d'avoir le plus de propositions possibles», affirme Mikaël Charpin.

    Avec des boîtes comme VYV, créateur du logiciel Photon spécialisé en «mapping» (Cirque du Soleil, OSM, Britney Spears), Moment Factory, spécialisé dans la création d'environnements multimédias (Super Bowl, Céline Dion, Arcade Fire), et Lightemotion (éclairage du Pavillon canadien à Shanghai 2010, du Musée d'art contemporain), Montréal se trouve déjà au carrefour d'un nouvel art en pleine ébullition.

    Les unités fixes de vidéo-projection, résistantes aux intempéries, ont d'ailleurs été créées à Montréal. Installées sur des toits stratégiques, ces boîtes noires contrôlées à distance abritent ordinateurs, projecteurs, serveurs Photon transformant les données informatiques en images, climatiseurs et chauffage. Les projections peuvent être démarrées et surveillées à distance, en cas de panne, depuis un téléphone intelligent. «On veut que le QdS devienne un véritable laboratoire en termes de vidéo-projection», insiste Mikaël Charpin.

    Et la lumière fut!

    Laboratoire lumineux, le QdS l'est déjà. Le 25 février, pour la Nuit blanche de Montréal en lumière, le clocher Saint-Jacques de l'UQAM accueillera TRAME, une oeuvre audacieuse et interactive créée et imaginée par les finissants du programme en Médias interactifs de l'École des médias. Dès la tombée de la nuit, l'oeuvre diffusée en boucle permettra au public de bombarder et de faire jaillir formes et lumières sur le vénérable clocher, dans un exercice destiné à rendre hommage au cinéma d'animation d'ici, à l'occasion des 30es Rendez-vous du cinéma québécois.

    Trois tableaux rendront hommage notamment à René Jodoin et son film Rectangle et triangle, à Norman McLaren et à Steven Woloshen, pionniers de la gravure sur pellicule, puis au film Balablok du Polonais Bretislav Pojar. À l'occasion d'un genre de guerre des étoiles pour cercles et carrés, le public pourra participer au combat en lumière à partir de téléphones intelligents ou de tablettes numériques. «Le public pourra même scratcher à partir d'une application téléchargeable sur notre site [projet-trame.ca] et le logiciel de projection réagira en temps réel», explique Francis Dakin-Côté, étudiant en Médias interactifs.

    Le site de projections mobiles installé à l'UQAM, qui a accueilli dix créations cette année, sera ensuite déplacé et utilisé par d'autres artistes ou d'autres événements au gré des saisons et des besoins. Depuis 2008, 8,5 millions de dollars ont été investis dans le plan lumière du QdS.

    «Le fait de faire de la vidéo-projection en permanence est quelque chose d'assez unique dans une ville. Le QdS a une offre culturelle très dense dans les salles, note Mikaël Charpin. Ce réseau permet qu'il se passe aussi quelque chose à l'extérieur et de sentir qu'il y a une expérience augmentée à venir au centre-ville, plutôt que d'aller au Quartier Dix30 ou ailleurs.»

    Quartier des spectacles à Montréal





    Vidéo-projection à Berlin





    Vidéo-projection à Lyon

    Pour la Nuit blanche de Montréal en lumière, le clocher Saint-Jacques de l’UQAM accueillera TRAME, une œuvre audacieuse et interactive.<br />
Francis Dakin-Côté, un des étudiants concepteurs du projet TRAME, s’affaire à l’écran et à l’ordinateur, pendant qu’Abdel Ouraho (à gauche), animateur pédagogique, supervise le travail des étudiants tout au long du processus.<br />












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