Denis Villeneuve sera à la barre d'une adaptation de la bédé Gaza 1956
De la case aux pixels. L'univers journalistico-bédéesque de Joe Sacco, icône de la bédé reportage, se prépare à traverser la barrière des genres pour atteindre le grand écran. Et c'est le réalisateur québécois Denis Villeneuve, auteur d'Incendies, qui veut piloter cette adaptation de Gaza 1956, a révélé hier le magazine spécialisé Screen International.
Joint par téléphone, Denis Villeneuve a toutefois indiqué hier que la nouvelle était assez prématurée, le projet n'étant qu'en début de scénarisation. «C'est un lent processus qui peut prendre deux ou trois ans», déclare-t-il, ajoutant avoir éprouvé un vrai coup de coeur pour Gaza 1956, qui l'a impressionné par sa complexité. «Et même si j'avais des projets ailleurs, j'ai accepté.»
Dans les grandes lignes, Villeneuve a été choisi par la maison de production française Tu vas voir pour orchestrer la mise en mouvement de la bédé Gaza 1956, en marge de l'histoire, récente oeuvre de Sacco dont la version française a été publiée en 2010 par la maison d'édition Futuropolis. Dans la pure tradition des Palestine et The Fixer, qui ont fait la renommée de ce Maltais, bédéiste atypique désormais installé aux États-Unis, le bouquin revient sur les massacres de Khan Younis et de Rafah, deux villes du sud de la bande de Gaza, où en 1956 l'armée israélienne a abattu 275 civils palestiniens, selon l'évaluation faite par l'ONU à l'époque. Nous étions alors en pleine crise du canal de Suez. La zone géographique était déjà sous tension.
Selon la maison de production, qui envisage un long métrage d'animation pour magnifier ce roman graphique d'actualité signé de Sacco sur un grand écran, le bédéiste n'a pas été facile à convaincre. Sa rencontre avec Denis Villeneuve à New York en décembre dernier a toutefois donné le coup d'envoi du projet, Joe Sacco jugeant qu'il «avait trouvé la bonne personne», a indiqué Amiel Tenenbaum dans une entrevue accordée au magazine Screen International.
Dans les prochains mois, le réalisateur québécois, qui s'est promené en Jordanie pour son film Incendies, va collaborer à l'écriture du scénario avec un scénariste américain dont l'identité n'a pas été dévoilée.
«Quand le projet est arrivé, ça n'a pas été long, a indiqué hier Claude Girard, l'agent du réalisateur. Denis a trouvé ça costaud, pour employer son expression, et après ça, il a pris connaissance de l'oeuvre de Sacco davantage. Il l'a ensuite rencontré pour voir si les deux pouvaient avoir une vision commune. C'est quelque chose de vraiment très intéressant et de nouveau pour Denis. Avec sa grande créativité, il peut en faire quelque chose de grandiose.»
Cinq projets menés de front
En plus de l'adaptation de Gaza 1956, le réalisateur québécois, dont la dernière création a été couverte de prix dans les derniers mois — meilleur film canadien au Festival international du film de Toronto, Prix du public au Festival de Rotterdam, prix Lumières du meilleur film francophone —, travaille également à une autre mise en image: celle du roman L'autre comme moi (Seuil) de l'auteur portugais José Saramago, ainsi qu'à la réalisation d'une superproduction hollywoodienne, Prisoners, retraçant la vie d'un Bostonais ordinaire qui devient justicier pour sauver sa fille des griffes de ravisseurs.
«Pour Prisoners, mon seul projet hollywoodien, on est en attente d'une confirmation de casting, précise Denis Villeneuve. Mais dans cet univers du cinéma, tout projet demeure une hypothèse. Et je préfère de beaucoup parler de projets vraiment confirmés. J'en mène en fait cinq de front, dont une adaptation du roman de Russell Banks American Darling, un film indépendant américain. J'ai aussi un scénario personnel. On verra bien ce qui sortira du lot. Mais mon prochain film devrait vraiment être L'autre comme moi, adapté de Saramago.»
***
Avec la collaboration d'Odile Tremblay
Avec La Presse canadienne
Joint par téléphone, Denis Villeneuve a toutefois indiqué hier que la nouvelle était assez prématurée, le projet n'étant qu'en début de scénarisation. «C'est un lent processus qui peut prendre deux ou trois ans», déclare-t-il, ajoutant avoir éprouvé un vrai coup de coeur pour Gaza 1956, qui l'a impressionné par sa complexité. «Et même si j'avais des projets ailleurs, j'ai accepté.»
Dans les grandes lignes, Villeneuve a été choisi par la maison de production française Tu vas voir pour orchestrer la mise en mouvement de la bédé Gaza 1956, en marge de l'histoire, récente oeuvre de Sacco dont la version française a été publiée en 2010 par la maison d'édition Futuropolis. Dans la pure tradition des Palestine et The Fixer, qui ont fait la renommée de ce Maltais, bédéiste atypique désormais installé aux États-Unis, le bouquin revient sur les massacres de Khan Younis et de Rafah, deux villes du sud de la bande de Gaza, où en 1956 l'armée israélienne a abattu 275 civils palestiniens, selon l'évaluation faite par l'ONU à l'époque. Nous étions alors en pleine crise du canal de Suez. La zone géographique était déjà sous tension.
Selon la maison de production, qui envisage un long métrage d'animation pour magnifier ce roman graphique d'actualité signé de Sacco sur un grand écran, le bédéiste n'a pas été facile à convaincre. Sa rencontre avec Denis Villeneuve à New York en décembre dernier a toutefois donné le coup d'envoi du projet, Joe Sacco jugeant qu'il «avait trouvé la bonne personne», a indiqué Amiel Tenenbaum dans une entrevue accordée au magazine Screen International.
Dans les prochains mois, le réalisateur québécois, qui s'est promené en Jordanie pour son film Incendies, va collaborer à l'écriture du scénario avec un scénariste américain dont l'identité n'a pas été dévoilée.
«Quand le projet est arrivé, ça n'a pas été long, a indiqué hier Claude Girard, l'agent du réalisateur. Denis a trouvé ça costaud, pour employer son expression, et après ça, il a pris connaissance de l'oeuvre de Sacco davantage. Il l'a ensuite rencontré pour voir si les deux pouvaient avoir une vision commune. C'est quelque chose de vraiment très intéressant et de nouveau pour Denis. Avec sa grande créativité, il peut en faire quelque chose de grandiose.»
Cinq projets menés de front
En plus de l'adaptation de Gaza 1956, le réalisateur québécois, dont la dernière création a été couverte de prix dans les derniers mois — meilleur film canadien au Festival international du film de Toronto, Prix du public au Festival de Rotterdam, prix Lumières du meilleur film francophone —, travaille également à une autre mise en image: celle du roman L'autre comme moi (Seuil) de l'auteur portugais José Saramago, ainsi qu'à la réalisation d'une superproduction hollywoodienne, Prisoners, retraçant la vie d'un Bostonais ordinaire qui devient justicier pour sauver sa fille des griffes de ravisseurs.
«Pour Prisoners, mon seul projet hollywoodien, on est en attente d'une confirmation de casting, précise Denis Villeneuve. Mais dans cet univers du cinéma, tout projet demeure une hypothèse. Et je préfère de beaucoup parler de projets vraiment confirmés. J'en mène en fait cinq de front, dont une adaptation du roman de Russell Banks American Darling, un film indépendant américain. J'ai aussi un scénario personnel. On verra bien ce qui sortira du lot. Mais mon prochain film devrait vraiment être L'autre comme moi, adapté de Saramago.»
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Avec la collaboration d'Odile Tremblay
Avec La Presse canadienne
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