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La Colombie, destination design

Le Tcherassi, l’hôtel de luxe que vient d’ouvrir la designer de mode Silvia Tcherassi, à Carthagène.<br />
Photo : Source Tcherassi Hotel
Le Tcherassi, l’hôtel de luxe que vient d’ouvrir la designer de mode Silvia Tcherassi, à Carthagène.
Bogotá — La mauvaise réputation qui continue de s'abattre sur la Colombie aux yeux des étrangers n'a plus sa raison d'être. Bien au-delà des lieux communs qui nous renvoient sans cesse des images de violence associées aux enlèvements ou à la guerre contre les cartels de la drogue et les narcotrafiquants, ce pays magnifique vit depuis quelques années une véritable révolution.
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  • S. Arcand - Inscrit
    28 janvier 2012 10 h 54
    Vous avez raison
    M. Poitras, je suis marié avec une Colombienne et nous avons chaque année pour au moins 3 semaines. Un pays enchanteur s'il en est un. Pour la mode, tout à fait d'accord avec vous. Vous avez par contre oublié la belle ville de Medellin comme destination touristique et de mode. Ils ont une foire, Colombia Moda, annuelle qui est très bien. Et plusieurs Colombiennes vivant à Montréal sont également dans la mode. Dont ma femme et sa soeur, www.mielsisters.com (excusez la 'plog'). Par contre, il ne faut pas nier la réalité non plus. La violence y est toujours présente. Je le sais, je vous écris actuellement de la Colombie et il y a une violence, difficile à voir, mais néanmoins présente. Mais oui, un beau pays qui gagne à être connu.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    28 janvier 2012 11 h 11
    Les apparences sont trompeuses 1
    Bien qu'effectivement il y ait beaucoup d'amélioration dans les conditions de vie à Bogotá et dans certaines grandes villes, il serait très naïf de croire que la situation s'est beaucoup améliorée à l'échelle du pays. Les abus massifs contre les droits humains continuent impunément à travers le pays et malgré la loi «Justice et Paix» la démobilisation des paramilitaires s'est transformée en une re-mobilisation sous d'autres noms, comme par exemples les «Aguilas Negras» qui profèrent des menaces à qui mieux mieux et se livrent à des actes de violence, y compris le meurtre politique.

    Des leaders syndicaux et autochtones tout comme ceux qui soutiennent le retour des terres à ceux qui les ont perdues aux mains des paramilitaires sont régulièrement assassinés en toute impunité et des régions entières du pays sont sous le coup du conflit armé, par exemple le sud du pays dans les départements du Cauca et du Nariño où les FARC sont très actifs. De plus le pays compte plus de 3,5 millions de déplacés internes à cause du conflit armé qui perdure encore depuis plus de 45 ans.

    Donc, les gens qui veulent visiter la Colombie devraient s'assurer que les régions qu'ils veulent visiter sont relativement sécuritaires car si le conflit interne vise principalement les Colombiens, l'extrême violence de certaines zones pourrait impliquer involontairement des touristes étrangers. C'est un pays magnifique et les gens sont très affables et très sophistiqués et le pays mérite certainement d'être mieux connu mais il faut aussi garder les yeux ouverts et prendre ses gardes. De plus les défenseurs des droits humains en Colombie ont besoin de toute l'aide internationale possible pour que le confit interne puisse se résorber et que les parties en viennent éventuellement à se parler.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    28 janvier 2012 11 h 20
    Les apparences sont trompeuses 2
    Il faut aussi noter que le gouvernement Santos, élu il y a environ 1 an avait promis des réformes et un plus grand respect des droits humains - le nouveau président voulait se démarquer de son prédécesseur, le président Uribe, qui était soupçonné d'avoir soutenu les paramilitaires et leur lutte contre les défenseurs des droits humains. Or la réalité est qu'il y a eu certes des améliorations, comme une nouvelle loi sur les droits des victimes et sur la restitution des terres mais il y a aussi eu régression importante sur d'autres fronts.

    Par exemple dernièrement son gouvernement a passé une loi qui soustrait les militaires à la compétence des tribunaux civils de droit commun s'ils sont accusés de crimes graves et les soumet plutôt à la compétence militaire nationale qui est réputée protéger les militaires. Ceci se fait à l'encontre non seulement des décisions des plus hauts tribunaux du pays mais aussi à l'encontre de la jurisprudence internationale qui veut que lorsque des civils sont victimes d'abus importants de leurs droits humains, les tribunaux civils sont les seuls compétents à entendre ces dossiers pour des raison évidentes de favoritisme de la part des tribunaux militaires pour les membres des forces publiques.

    La Colombie s'est donc vue pointée du doigt dernièrement par les instances internationales pour la continuation des abus des droits humains au pays et le manque de volonté du gouvernement Santos d'y mettre fin. L'impunité des crimes politiques est encore de plus de 90%, c'est à dire que plus de 9 crimes sur 10 ne sont soit pas enquêtés, soit pas résolus.

    Si on veut aider la Colombie à se sortir de ce cycle infernal de violence on ne doit pas minimiser la violence qui prévaut dans bien des régions mais plutôt insister auprès des dirigeants pour que le respect des droits humains soit restauré le plus tôt possible.
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  • Delphine Noreau - Inscrit
    28 janvier 2012 16 h 22
    À Droite
    Peut être mais les gens sont très bien habiller.
    Bon design bon goût
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