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    Montréal - Au temps du bon «vieux» temps

    Le Vieux-Montréal se réinvente cette année avec un tout premier marché international de Noël sur la place Jacques-Cartier

    Longtemps identifié comme un secteur presque exclusivement touristique, le Vieux-Montréal tente de se rapprocher des Montréalais. Et le temps des Fêtes est une occasion rêvée pour élargir sa clientèle si on joue à la fois sur la diversification de l'offre en matière d'activités et de boutiques, mais surtout si on crée une ambiance propice au rayonnement de la magie et de l'émerveillement.

    «On veut que les rues du Vieux-Montréal sentent Noël», lance d'emblée le directeur général de la Société de développement commercial (SDC) du Vieux-Montréal, Mario Lafrance.

    Depuis des années, le regroupement de commerçants travaille dans ce sens, en créant sans cesse de nouvelles activités et des ambiances lumineuses. Tout n'est pas encore parfait, reconnaît le directeur général, mais les efforts sont notables.

    «Nous nous améliorons le plus que nous le pouvons. L'an dernier, nous avons donné le ton avec un arbre magnifique en face de Pointe-à-Callière qui venait illuminer tout le secteur. Cette année, c'est la rue Saint-Paul qui va être illuminée. Nous y allons rue par rue et les commerçants aussi, de leur côté, mettent le paquet pour l'éclairage. C'est devenu une priorité.»

    Le but ultime, c'est de ramener les Montréalais dans le quartier historique, explique Mario Lafrance. «Nous pensons que le Vieux-Montréal appartient aux Montréalais, nous voulons qu'ils viennent ici. C'est sûr que c'est une destination touristique, mais ce n'est pas que ça.»

    Boutiques branchées et marché de Noël

    Pour attirer la clientèle, il faut plus que quelques boutiques de souvenirs où l'on vend des mocassins et autres orignaux aux couleurs canadiennes. «Il y a un équilibre à refaire concernant ce genre de boutiques, reconnaît le directeur de la SDC. Nous y travaillons présentement avec les commerçants.»

    Cette année, sept nouvelles boutiques ont ouvert leurs portes dans le quartier. Et pas n'importe lesquelles. Des boutiques luxueuses et très branchées vendant des vêtements griffés et d'autres accessoires tendance. Le designer québécois Denis Gagnon vient d'y ouvrir son atelier-boutique, et déjà certains commencent à rêver d'un petit SoHo dans le Vieux-Montréal.

    «Le Vieux-Montréal est déjà reconnu comme un milieu gastronomique et c'est en train de devenir également un milieu de shopping. Nous commençons à l'exprimer davantage», se réjouit Mario Lafrance.

    Au-delà des éclairages et des nouvelles boutiques spécialisées pour les emplettes, le secteur offre une myriade d'activités pour se mettre dans l'ambiance des Fêtes tout au long du mois de décembre, dans le cadre des Féeries du Vieux-Montréal: décoration de sapins de Noël avec des célébrités, tours de carriole, costumes et personnages de père Noël, chorale, spectacles et projections de film en plein air: la liste est longue.

    Et la nouveauté, cette année, c'est le marché international de Noël mettant en vedette l'Alsace, un projet qui remplit de fierté le directeur général de la Société de développement commercial du Vieux-Montréal, qui finance en grande partie l'événement.

    «Ça fait cinq ans que nous en parlons et au moins deux ou trois ans que le projet est sur le point d'aboutir, mais, cette année, ça s'est enfin réalisé, se réjouit Mario Lafrance. Nous pensons que ça va être très intéressant parce que les produits et objets qui y sont présentés n'existent nulle part ailleurs.»

    Au total, une quinzaine de chalets en bois vont investir la place Jacques-Cartier, dont le tiers environ sont réservés à l'Alsace, invité d'honneur pour la première édition. La Russie et la Pologne sont également au nombre des invités.

    Le Village international des traditions de Noël n'est pas le premier marché de Noël à voir le jour à Montréal. Mais qu'importe, Mario Lafrance est convaincu qu'il saura se démarquer par son cachet exceptionnel et son côté «un peu vieux jeu» associé à l'expérience extérieure et aux chalets en bois.

    La féerie des feux d'hiver

    Le temps des Fêtes dans le vieux quartier, c'est aussi une patinoire sur les quais, au bassin Bonsecours, la plus grande glace à Montréal, selon la directrice des relations publiques du Vieux-Port, Nadia Paquet, qui n'hésite pas à faire appel au romantisme pour promouvoir le charme exceptionnel de l'endroit qu'elle représente. «La patinoire sur les quais est vraiment unique pour ses points de vue époustouflants sur Montréal. [...] Patiner sous les étoiles, à côté du fleuve, au son de la musique... Il y a aussi un petit chalet pour prendre son chocolat chaud, c'est bien bucolique.»

    Sans oublier les fameux feux sur glace, spectacle pyrotechnique présenté tous les samedis soirs en direct du Vieux-Port. Pour la septième édition, les organisateurs ont tenté de renouveler l'expérience en se donnant une thématique. Chaque spectacle est donc inspiré d'un conte pour enfant, de Blanche-Neige à La belle au bois dormant en passant par Le chat botté.

    La veille de Noël, c'est Alice au pays des merveilles qui sera à l'honneur. «Le 24 décembre, c'est magique, s'exclame Nadia Paquet. On va patiner, il y a le feu d'artifice à 20h et, après ça, on peut faire son réveillon.»

    Elle précise que les feux d'hiver sont bien différents de ceux qu'on peut observer l'été. Lancés de la place Jacques-Cartier, tout près de la patinoire du bassin Bonsecours, les feux peuvent être observés de très près par les patineurs. «Ce sont des feux de proximité, ils se reflètent dans la neige et dans la glace avec cette luminosité particulière à l'hiver. C'est quelque chose à vivre.»

    Le point culminant des activités du temps des Fêtes au Vieux-Port est le grand bal du Nouvel An sur la place Jacques-Cartier, un spectacle en plein air suivi d'un grand feu d'artifice sur le coup de minuit. L'événement, organisé par les Féeries du Vieux-Montréal, est devenu un classique pour quelques dizaines de milliers de Montréalais.

    «L'an dernier, il y avait près de 50 000 personnes, se targue Mario Lafrance, de la Société de développement commercial du Vieux-Montréal. Je m'amuse toujours à dire que ce n'est pas comme à New York, mais quand même, quand on parle de 40 000 ou de 50 000 personnes, ça fait quand même pas mal de monde!»

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    Collaboratrice du Devoir
     
     
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