Lettres - L'alexandrin au Conservatoire
Raymond Cloutier, directeur du Conservatoire d'art dramatique de Montréal - Le 6 novembre 2011
15 novembre 2011
Actualités culturelles
D'où vient cette présomption que Racine ou Corneille (et donc le vers classique, l'alexandrin) ne sont pas enseignés en profondeur dans nos lieux de formation de l'actrice et de l'acteur? Probablement du fait que plusieurs interprètes issus de nos établissements collégiaux, universitaires ou privés se sentent démunis devant ces textes difficiles.
Je ne sais pas ce qu'on enseigne précisément dans les autres écoles, mais je dois vous informer qu'au Conservatoire d'art dramatique de Montréal (CADM), depuis sa fondation en 1954 et plus intensément depuis près de vingt ans, l'alexandrin, puisé autant chez Corneille, Racine que chez Molière et autres auteurs de la période dite classique, est travaillé par tous les élèves, obligatoirement, dans les classes de phonétique, de diction et de lecture.
Par la suite, la tragédie classique française fait l'objet d'un cours de jeu de 8 heures par semaine en première session de deuxième année (plus de 120 heures). L'évaluation de ce cours, en décembre de chaque année, consiste en la présentation d'un exercice pédagogique de deux heures entièrement en alexandrins. La deuxième session de la deuxième année de formation prévoit 8 heures par semaine (encore 120 heures), consacrées exclusivement aux comédies classiques, dont plusieurs sont versifiées.
Je peux vous assurer que ce répertoire difficile est transmis et monté sans timidité, avec éclat et beaucoup d'esprit. Des centaines de diplômés du CADM pourraient en témoigner. Tous les élèves formés au Conservatoire d'art dramatique de Montréal sont donc habilités à interpréter cette dramaturgie exigeante.
Notre établissement est garant d'un répertoire fondateur de la culture française. Non pas pour être fidèle à une tradition, mais pour consacrer l'universalité et l'intemporalité d'une de nos racines.
Il est important pour le citoyen et nos futurs élèves de connaître la rigueur et la cohérence de cette formation de l'acteur, assurée depuis bientôt soixante ans par une institution publique majeure.
***
Raymond Cloutier, directeur du Conservatoire d'art dramatique de Montréal - Le 6 novembre 2011
Je ne sais pas ce qu'on enseigne précisément dans les autres écoles, mais je dois vous informer qu'au Conservatoire d'art dramatique de Montréal (CADM), depuis sa fondation en 1954 et plus intensément depuis près de vingt ans, l'alexandrin, puisé autant chez Corneille, Racine que chez Molière et autres auteurs de la période dite classique, est travaillé par tous les élèves, obligatoirement, dans les classes de phonétique, de diction et de lecture.
Par la suite, la tragédie classique française fait l'objet d'un cours de jeu de 8 heures par semaine en première session de deuxième année (plus de 120 heures). L'évaluation de ce cours, en décembre de chaque année, consiste en la présentation d'un exercice pédagogique de deux heures entièrement en alexandrins. La deuxième session de la deuxième année de formation prévoit 8 heures par semaine (encore 120 heures), consacrées exclusivement aux comédies classiques, dont plusieurs sont versifiées.
Je peux vous assurer que ce répertoire difficile est transmis et monté sans timidité, avec éclat et beaucoup d'esprit. Des centaines de diplômés du CADM pourraient en témoigner. Tous les élèves formés au Conservatoire d'art dramatique de Montréal sont donc habilités à interpréter cette dramaturgie exigeante.
Notre établissement est garant d'un répertoire fondateur de la culture française. Non pas pour être fidèle à une tradition, mais pour consacrer l'universalité et l'intemporalité d'une de nos racines.
Il est important pour le citoyen et nos futurs élèves de connaître la rigueur et la cohérence de cette formation de l'acteur, assurée depuis bientôt soixante ans par une institution publique majeure.
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Raymond Cloutier, directeur du Conservatoire d'art dramatique de Montréal - Le 6 novembre 2011
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