vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 07h57
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Lettres - L'alexandrin au Conservatoire

Raymond Cloutier, directeur du Conservatoire d'art dramatique de Montréal - Le 6 novembre 2011  15 novembre 2011  Actualités culturelles
D'où vient cette présomption que Racine ou Corneille (et donc le vers classique, l'alexandrin) ne sont pas enseignés en profondeur dans nos lieux de formation de l'actrice et de l'acteur? Probablement du fait que plusieurs interprètes issus de nos établissements collégiaux, universitaires ou privés se sentent démunis devant ces textes difficiles.

Je ne sais pas ce qu'on enseigne précisément dans les autres écoles, mais je dois vous informer qu'au Conservatoire d'art dramatique de Montréal (CADM), depuis sa fondation en 1954 et plus intensément depuis près de vingt ans, l'alexandrin, puisé autant chez Corneille, Racine que chez Molière et autres auteurs de la période dite classique, est travaillé par tous les élèves, obligatoirement, dans les classes de phonétique, de diction et de lecture.

Par la suite, la tragédie classique française fait l'objet d'un cours de jeu de 8 heures par semaine en première session de deuxième année (plus de 120 heures). L'évaluation de ce cours, en décembre de chaque année, consiste en la présentation d'un exercice pédagogique de deux heures entièrement en alexandrins. La deuxième session de la deuxième année de formation prévoit 8 heures par semaine (encore 120 heures), consacrées exclusivement aux comédies classiques, dont plusieurs sont versifiées.

Je peux vous assurer que ce répertoire difficile est transmis et monté sans timidité, avec éclat et beaucoup d'esprit. Des centaines de diplômés du CADM pourraient en témoigner. Tous les élèves formés au Conservatoire d'art dramatique de Montréal sont donc habilités à interpréter cette dramaturgie exigeante.

Notre établissement est garant d'un répertoire fondateur de la culture française. Non pas pour être fidèle à une tradition, mais pour consacrer l'universalité et l'intemporalité d'une de nos racines.

Il est important pour le citoyen et nos futurs élèves de connaître la rigueur et la cohérence de cette formation de l'acteur, assurée depuis bientôt soixante ans par une institution publique majeure.

***

Raymond Cloutier, directeur du Conservatoire d'art dramatique de Montréal - Le 6 novembre 2011
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
3 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012