Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Procès Michael Jackson - Les débats s'achèvent, le Dr Murray choisit le silence

Le Dr Conrad Murray hier en cour, à Los Angeles<br />
Photo : Agence Reuters Le Dr Conrad Murray hier en cour, à Los Angeles
Los Angeles — Le Dr Conrad Murray, jugé à Los Angeles pour la mort de Michael Jackson, a choisi de garder le silence et de ne pas témoigner à son procès, sonnant hier la fin des débats, avant le réquisitoire du bureau du procureur et la plaidoirie de la défense, renvoyés à demain.

Le praticien, poursuivi pour homicide involontaire, avait fait souffler le chaud et le froid lundi, en affirmant qu'il n'avait pas encore pris sa décision quant à son éventuel témoignage. Mais il a finalement choisi de laisser à ses seuls avocats le soin de défendre sa cause.

«J'ai décidé de ne pas témoigner dans cette affaire», a déclaré le médecin de 58 ans, qui risque jusqu'à quatre ans de prison en cas de condamnation.

Au juge Michael Pastor qui lui demandait s'il avait pris sa décision «librement et de son plein gré», le docteur a répondu «oui».

Sa décision de garder le silence a sonné la fin des débats, qui ont vu défiler à la barre de la Cour supérieure de Los Angeles pas moins de 49 témoins depuis l'ouverture du procès le 27 septembre.

«Mesdames et messieurs, vous avez entendu tous les témoignages dans cette affaire, a déclaré le juge Pastor aux cinq femmes et sept hommes du jury. La défense du Dr Murray et le bureau du procureur m'ont demandé de leur accorder un temps raisonnable pour préparer leur argumentaire, et cette demande est raisonnable», a-t-il ajouté.

Il a donc ajourné le procès, qui reprendra demain matin avec le réquisitoire du procureur David Walgren, suivi de la plaidoirie d'Ed Chernoff.

Selon l'autopsie, le «roi de la pop» est décédé le 25 juin 2009 d'une «grave intoxication» au Propofol, un puissant anesthésiant qu'il utilisait comme somnifère. Le Dr Murray, qui était alors son médecin personnel, a reconnu lui en avoir administré une faible dose le matin de sa mort.

Le parquet accuse le praticien d'incompétence, de «graves manquements» aux normes de soins et d'avoir «abandonné» son illustre patient malgré un salaire mensuel de 150 000 $.

La défense plaide pour sa part que le chanteur, dépendant aux médicaments, s'est autoinjecté une dose supplémentaire — et mortelle — de Propofol le matin de sa mort, pendant que son médecin avait le dos tourné.

Hier matin, la défense a achevé l'interrogatoire de son témoin clé, le Dr Paul White, un spécialiste mondialement reconnu du Propofol, sur les conclusions duquel la défense a bâti l'essentiel de son argumentaire.

Lundi, le Dr White avait passé un moment visiblement difficile lors du contre-interrogatoire musclé du procureur David Walgren et avait été contraint de reconnaître les fautes professionnelles du Dr Murray — notamment son appel très tardif aux urgences le matin de la mort de Michael Jackson.

Après son témoignage hier, alors qu'il attendait son véhicule devant la Cour supérieure de Los Angeles, le Dr White n'a pas répondu aux questions des journalistes, mais il a assuré qu'il s'exprimerait après la fin du procès.

Après le passage du Dr White, la défense a clos ses témoignages, renonçant finalement à appeler à la barre l'experte qui avait créé les graphiques présentés par le Dr White pour soutenir ses théories sur la mort du chanteur.

À la fin de la séance, les fans présents dans le hall, devant la salle d'audience, se sont donné la main et ont formé une haie d'honneur pour la famille Jackson, représentée hier par les parents du chanteur Katherine et Joe, son frère Randy et sa soeur La Toya.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel