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    Engagez-vous... dans l'art

    Une étude recense différents degrés de la participation culturelle

    Pour lire le rapport Getting In On the Act (PDF en anglais)
    Après les omnivores, voici les cocréatifs et le public-artiste. Non seulement le public de la culture peut écouter un opéra avant d'aller voir la dernière superproduction au cinéma, mais il entend désormais la «faire» cette culture. Y assister ne suffit plus. La James Irvine Foundation, aux États-Unis, vient de publier une étude visant à documenter le spectre de cet engagement dans les arts, en profonde mutation notamment à cause des nouvelles technologies.

    La «participation culturelle» remplace désormais la notion trop réductrice d'«assistance». La chercheuse américaine Jennifer L. Novak-Leonard, de la firme WolfBrown, en faisait la démonstration chiffrée lors d'un récent colloque sur la participation culturelle à Montréal. C'est la même firme qui a réalisé l'étude Getting In On the Act: How Arts Groups are Creating Opportunities for Active Participation, qui sera surtout utile aux organismes culturels en quête de nouvelles manières d'attirer les publics.

    Celle-ci recense trois stades de la participation culturelle: l'intelligence collective (crowdsourcing), la cocréation et le public-artiste. Chacun est défini en fonction du degré de contrôle du participant: commissarial (comme dans commissaire d'exposition), interprétatif et inventif.

    On peut ajouter à ce spectre, dans une veine plus réceptive que participative, deux autres stades plus classiques: l'assistance et l'engagement amélioré, qui découle par exemple des rencontres avec les artistes après un spectacle.

    Le crowdsourcing engage le public par son choix ou sa contribution (surtout par Internet) à un produit culturel. On pense ici à un récit constitué de gazouillis (sur Twitter) ou à un concours de photos sur Flickr. La cocréation engage davantage l'expérience du participant, sous la gouverne d'un artiste, comme les rendez-vous sur la place publique du photographe Spencer Tunick. Le public-artiste prend encore plus le contrôle créatif de l'oeuvre et fait basculer l'intérêt artistique du côté du processus plutôt que du résultat: les bals publics comme le Grand Continental de Sylvain Émard.

    L'étude repose sur des enquêtes qualitatives menées auprès de 100 organisations culturelles à but non lucratif des États-Unis, d'Australie et de Grande-Bretagne. Elle ne prétend pas que le spectateur passif est en voie de disparition. Mais les résultats montrent qu'avec les réseaux sociaux, Internet et l'importance des loisirs, l'expression artistique et culturelle se révèle de plus en plus active, participative et interactive. Tout un chacun y contribue, l'amateur comme le professionnel.

    «Si l'on élude les expressions artistiques issues des communautés [à la maison, dans les centres communautaires ou sur Internet], les organisations qui se consacrent exclusivement à un modèle de consommation culturel axé sur la prestation de programme artistique vont graduellement perdre du terrain», peut-on lire dans le rapport.












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