vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 07h57
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Hommage à Gilles Vigneault - Pour tenir le mât, le «poète du pays»

Fred Pellerin - Conteur et scénariste  1 novembre 2011  Actualités culturelles
Fred Pellerin<br />
Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir
Fred Pellerin
C'tait un matin y'a pas longtemps, j'étais en studio pour enregistrer un duo avec Vigneault. C'était: «Je m'ennuie des mélodies qui mettaient mes yeux dans l'eau, je m'ennuie de ton ennui.» Gilles Vigneault. On se croise que'ques fois depuis que'que temps. Des fois, c'est pour des projets, des fois c'est pour presque rien. Mais quand même, un privilège et un honneur, de pouvoir se colletailler sur la légende vivante.

Faque, c'était un matin, y'a pas longtemps. «Je m'ennuie, de ton ennui.» Pis y'est arrivé Vigneault, avec des muffins qui étaient encore chauds, les bras chargés des journaux du matin. Pis si y'avait des pépites dans les gâteaux m'a vous dire, y'avait surtout des noyaux dans les nouvelles.

Vigneault, y m'a dit: «On veut un drapeau, mais on n'a pas encore de mât. Y faudrait se faire un mât.» Ça c'était la revue de presse d'un jour de semaine dans la bouche de Vigneault. Lui, le grand poète du pays, celui qui chante encore, à l'âge respectable. Qui trouve encore à donner pis qui dépasse comme si ses mélodies avaient de la frange. C'est du surplus qui va brasser jusqu'à l'espoir, jusqu'au projet social, dans l'au-delà de la poésie, pour en faire de la force.

Je l'avais entendu dire une fois — il parlait d'idéal — y'avait dit que les poètes trouvaient à dire dans le monde où ils vivaient, pis que si l'idéal se pointait la face, il se trouverait un moment, un p'tit boutte où s'qu'on saurait plus quoi chanter, parce que ça ferait l'impression qu'on a réussi. Ben, le temps passe, pis y chante encore. Pis on chante encore. Pis dans toutes les noirceurs, ça permet de se dire qu'il y a peut-être encore une brèche pour rêver.

Aujourd'hui, ami Vigneault, chante encore! Y faut chanter plus que jamais! On a besoin d'un Nord, d'une aiguille, d'un exemple, on a besoin d'un homme-phare, montre-nous le chemin que tu connais, dis-nous que ça s'peut de changer un boutte du monde avec les chansons, sinon d'en panser un peu les noirceurs. Je t'entendais encore y'a que'ques jours. C'était cité: «L'idéal, quand il est porté par une seule personne, il se rend jamais ben loin. Il faut que l'idéal devienne collectif pour avoir de l'avenir.»

Y faut se faire un mât, Vigneault? On va se faire un mât lustré. Chante encore. Je te promets qu'on va répondre en choeur.

***

Fred Pellerin - Conteur et scénariste
Fred Pellerin<br />
Gilles Vigneault<br />
 
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Michel Gélinas - Abonné
    1 novembre 2011 05 h 59
    Pellerin au Panthéon des grands
    Avec cet instant de grâce télévisuelle, le poète de Saint-Élie-de-Caxton aura donné à beaucoup de ces "gens du pays" le goût de revenir à la table à dessin pour reprendre l'élaboration d'un Plan de pays! Ce mât, il nous faut le construire tout de suite et, collectivement, mettre fin aux divisions

    Merci Fred, merci et bravo M. Vigneault,

    M. Gélinas
    Québec
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • alma1940 - Abonné
    1 novembre 2011 08 h 09
    Une bonne relève que ce Fred !
    Le cheminement de Fred est certainement lié à ce maître qu'est Vigneault. Il ne cesse de rayonner partout au Québec, au Canada et ailleurs.
    Avec son imagerie fantastique il rejoint les jeunes et les moins jeunes. Même si son vocabulaire n'a pas la rigueur du Grand Poète qu'est Vigneault, le message de Fred est en train de creuser le trou pour planter le mât...comme il dit. Il sème l'espérance et avec les artistes porteurs de culture, ensemble ils soulèveront le mât et le drapeau de notre différence et fierté.
    Bravo Fred !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Marcotte Pierre Marcotte - Inscrit
    1 novembre 2011 08 h 14
    Merci Fred. Merci M. Vigneault
    Ça a été long, mais j'ai compris. Quand j'avais 16 ans, je n'aimais pas tellement la musique de Vigneault. Je me suis réveillé un matin avec "La danse à St-Dilon" dans la tête. Je me suis rendu compte que je ne connaissais que la première strophe. Et elle était tenace. Je me suis procuré un album compilation, histoire d'avoir une sélection varié de ses chansons.
    Est-ce la maturité ? Est-ce l'âge ? Est-ce la nostalgie ? Est-ce la rapprochement des générations ? Reste que plusieurs de ses oeuvres musicales m'ont parlées. Je connecte avec les mélodies cinquantenaires de Vigneault plus que bien des airs radiophoniques modernes.

    Nul homme ne peut être "un mât" à lui tout seul. M. Vigneault a grandement contribué, par contre, à la fondation, à l'ancrage.

    Merci encore, M. Vigneault. Vous avez tout mon respect et mon amitié.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Manon G - Abonné
    1 novembre 2011 08 h 21
    Magnifique hommage!
    Fallait l'entendre en direct, dimanche soir : une brèche poétique s'est ouverte soudain au coeur du Gala de l'Adisq. Touchant. À la hauteur de cet artiste, poète, humain extraordinaire qu'est Gilles Vigneault.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Yvon Bureau - Abonné
    1 novembre 2011 09 h 29
    Mature
    Lorsque le Québec sera assez MATure...

    MERCI à Fred et à Gilles. Quelles personnes et quels personnages !

    Que le Québec est chanceux de vous avoir, pour plus être.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Yvon Bureau - Abonné
    1 novembre 2011 10 h 11
    Fred-à-
    Dimanche soir dernier, il y a eu un grand baptême.

    Fred y fut baptêmé : Fred-à-Gilles !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • meme moi ici - Inscrite
    1 novembre 2011 12 h 39
    heureusement qu il y a eu ce moment
    cela a permis de remonter d'un cran le portrait de la culture de cette soirée
    assez bien aussi la pièce de Léveillé jouer par André Gagnon... le reste de la soirée est fade, très fade du coté culture... avec l'insignifiance des stars académiciens qui gagnent faute d'inclure de VRAIS talents dans les nominations
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilles Bousquet - Inscrit
    1 novembre 2011 13 h 28
    De Leclerc à Vigneault à Pellerin
    De la Mauricie à la Côte Nord à la Mauricie, en passant par Québec, Montréal et la France, trois des nôtres, des grands, très grands.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    1 novembre 2011 14 h 51
    Très phallique tout ça...
    Mais quand on est grand, on étonne toujours un peu sinon, qu'ossà donne?
    Fred Pellerin a parlé aussi comme porte-étendard des géantes et belles danseuses.
    Je crois que les grands aiment surtout qu'on les écoute ou lisent avec attention.
    C'est aussi (surtout?) parce qu'ils dérangent nos certitudes qu'ils sont grands...ou grandes.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    1 novembre 2011 15 h 39
    Iconoclaste à regret
    Trouvez pas qu'y a de l'hommerie dans l'air?

    Fini les folies, y'a péril en la demeure, on va mettre des hommes (des vrais) là-dessus!

    On pourrait appeler ça le syndrome du Titanic...

    C'est que, déformation professionnelle, j'en suis souvent témoin dans mon milieu de travail.

    Par temps clément, on tolère une femme à la barre,
    mais,
    en cas d'alerte grave (avaries majeures par exemple) c'est "ôte-toé de d'là matante, mais-c'est-pas-parce-que-j'suis-sexiste-là..."

    La nation est en péril? On va mettre des hommes là-dessus. (Encore heureux mesdames si l'Histoire ne nous tient pas responsables en cas d'échec).
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Matulu Tremblay - Abonné
    1 novembre 2011 19 h 55
    Moment de grâce.
    Indescriptible l'émotion ressentie à ce moment unique.

    C'est par l'émotion (les tripes) qu'on va nous mobiliser pour les vrais débats, nous du Québec.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Ernest Boudreau - Abonné
    1 novembre 2011 20 h 08
    Chère France!
    France, France, France!Pourquoi, toi que j'aime tant, viens-tu gâter ce plaisir, cet instant de grâce si fugitif...Pélerin et Vigneault "phalliques"???...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Zan - Inscrit
    1 novembre 2011 22 h 10
    @ France
    Ben voyons donc.

    L'égotisme qui culmine. Cessez d'y voir une conspiration anti-féministe. En connaissant l'oeuvre de Vigneault et de Pellerin on ne peut pas aboutir à vos conclusions tordues.

    Les anti-femme sont à Ottawa ce temps-ci. Vous leur payer vos impôts, ils éliminent le registre des armes à feu, coupent les subventions aux groupes de femme.

    Pourquoi s'attaquer aux poètes qui les dénoncent? Troublant...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Personne - Inscrit
    1 novembre 2011 23 h 30
    Des "grands" Des "vrais"
    Merci, Fred Pellerin! Merci d'être ce que vous êtes et de le partager avec nous!
    Merci des beaux moments que vous nous avez permis de vivre, dimanche!
    Vous êtes bien de la lignée de notre "Gilles Vigneault" : un Grand, un Vrai. Un porteur d'Espoir, un Rassembleur!
    On est fier de vous!
    Oui, avec vous, on va répondre en choeur au chant de Vigneault.
    Et, ensemble, on va se "faire un mât"!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • AntoineB - Inscrit
    2 novembre 2011 09 h 37
    Amplement mérité!!
    Merci pour ce bel hommage; la musique de Vigneault restera pour longtemps parmi mes préférées! Ses textes magnifiques, sa voix unique, ses duos sur Retrouvailles 1 ou 2, tout sur Vigneault me plaît! Je ne me lasse pas d'entendre le duo avec Loco Locass sur Retrouvailles 1, ce n'est pas tout le monde qui aurait fait ça!! Retrouvailles 2 est simplement magique et magnifique! Vigneault avec Richard Séguin, Fred Pellerin, Daniel Lavoie, même Renée Martel se prête au jeu!! Merci pour votre musique unique en son genre M. Vigneault, comme vous le dites vous-même "je n'ai pas cessé de l'aimer" de sitôt!!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Yves Côté - Abonné
    2 novembre 2011 13 h 32
    A Madame Marcotte...
    Me pardonnerez-vous d'être (pour ce que je crois être la première fois) en total désaccord avec vous ?
    La grogne qui sévit contre Madame Marois n'a rien à voir avec le fait qu'elle soit une femme. Sauf peut-être pour quelques cro-magnons, celle-ci qui s'exprime est exactement lcelle qui frappe aussi le Parti Québécois dans son ensemble. Et ce mécontentement existe depuis si longtemps qu'il n'a fait que s'accroître depuis novembre 1995.
    D'abord, beaucoup de militants indépendantistes n'ont jamais admis ni même simplement compris pourquoi de la tricherie évidente du Canada lors du référendum, le PQ n'avait jamais voulu donner une suite juridique internationale. Le PQ les a laissé sans réponse véritable.
    Ensuite, ils n'ont jamais digéré non-plus les méandres stratégiques dans lesquels les dirigeants du parti se sont lancés les uns après les autres pour essayer de se faire une place personnelle confortable au soleil politique de l'état. On peut être un militant intègre sans pour autant en devenir entièrement naïf.
    Et finalement, en coup de grâce, ils ont été assommés par le vote de parti qui fut exigé dans l'affaire de l'amphi de Québec. Trop, ce fut trop.
    Vous voulez que je vous dises vraiment quel est le sentiment de toute une frange de militants désintéressés ? C'est un sentiment intime qu'ils connaissent tous comme vous et depuis si longtemps que c'est celui-là même qui, pour une majorité, les a convaincu de la nécessité d'oeuvrer à l'indépendance du Québec.
    (suite ci-dessous)
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Yves Côté - Abonné
    2 novembre 2011 13 h 33
    A Madame Marcotte (suite)...
    Ce sentiment-là est celui d'avoir été dépouillé.
    Dépouillé de ce parti dans lequel ils ont tant investi de leur personne sans jamais avoir eu d'idée de carrière ou de profit. A l'exemple exact de ce que nous, Canadiens français à l'époque et devenu Québécois par la chose, avons alors pris conscience d'avoir été de notre propre pays.
    Cela n'a rien à voir avec le fait que le PQ actuel ait pour chef une femme, mais tout avec la certitude que ce parti ne fera jamais l'indépendance du Québec.
    Pourquoi ?
    Mais parce que de toutes les erreurs et errances commises, il ne regroupera plus jamais un nombre suffisant de "soldats" obéissants pour faire le travail de mobilisation obligatoire auprès de la population en général...
    La confiance n'y est plus Madame, c'est tout simple.
    C'est tout dramatique aussi mais, si nous en acceptons tous le défi, en même temps c'est une occasion en or qui se présente à nous.
    Construisons comme aux premiers jours un outil progressiste pour l'indépendance du Québec, en prenant soin de respecter les différences légitimes entre gens de droite et gens de gauche. Et de manière à ce que ces deux points de vue puissent ensuite, grâce à une constitution républicaine et comme dans tout pays normal, être entendus et jugés à l'aulne des élections populaires qui suivront.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • pilelo - Inscrite
    2 novembre 2011 20 h 02
    c'est effectivement primaire
    C'est vrai que cette histoire de mât est quétaine et assez vulgaire.

    Peut-être bien que France, pourtant, aurait été plus sage en gardant sa remarque pour elle-même cette fois-ci. Les artistes traditionnels charrient dans leur histoires charmantes tout un lot de scories quétaines et vulgaires, dont le public de droite ne peut que se trouver attendri.

    Ce n'est pas assez grave pour mériter un débat et si débat il y a, au Devoir il est perdu d'avance. Tournons la page.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Fernande Trottier - Abonnée
    2 novembre 2011 22 h 57
    Vigneault et Fred P.
    A: Personne, je suis d'accord avec vous..

    Fred tu m'as émue et fait vibrer le dimanche 30 nov. Il y a longtemps que je vous aime Monsieur Gilles je vous l'ai déjà dit, cela remonte à octobre 1961 la
    1êre fois où je vous ai entendu chanter... et j'en suis à me demander si Fred ne sera pas votre successeur un jour... rien ne presse, mais il faut peut être y penser.... Fred sait que je vous aime tous les deux, il est génial comme vous à sa façon..tant qu'il y aura des "poètes" comme vous deux, notre idéal aura un avenir.. Longue vie, ne cessez surtout pas de chanter !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Hélène Morin - Abonnée
    5 novembre 2011 11 h 43
    Une chance que...
    Une chance qu'il y a la poésie pour déconstruire la fausseté, une chance qu'il y a la beauté pour embellir ces temps moroses.
    Une chance qu'il y a les mots pour nous rappeler que nous sommes peut-être encore un pays en devenir.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marc-Aurèle Lachance - Inscrit
    7 novembre 2011 00 h 20
    Si je leur disais ce que j'en pense...
    ça les complimenterait trop...

    Quelquefois, cette vie nous freine,
    par petitesse ou par sirène,
    d'aller ouïr âmes musiciennes,
    aux pas chantant vers Tante Irène.

    Le fond du coeur suit la trace,
    Et d'eux et de leur mât!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • ysengrimus - Inscrit
    8 novembre 2011 17 h 07
    Toujours avec nous
    Gilles Vigneault sera toujours avec nous

    http://ysengrimus.wordpress.com/2010/10/01/gilles-

    Sa voix et sa musique sont en nous.
    Paul Laurendeau
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
22 réactions
38 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012