Signatures québécoises - Mission: promouvoir le design d'ici
Anne de Shalla coud des kimonos. En visitant sa boutique au Marché Bonsecours, on est loin de se douter que son prochain projet va inspirer le Vatican! La force créatrice de la designer se reflète dans la mise en marché de produits faits ici. À la tête de la Grande Braderie de mode québécoise qui vient de se terminer à Montréal et qui se transporte à Québec ce week-end, elle prépare l'ouverture de Signatures québécoises dans la capitale.
En 34 éditions, la Grande Braderie de mode québécoise est passée de 100 à 25 000 visiteurs. Cette vente propose des marques québécoises réduites de 50 à 80 %. Prêt-à-porter, accessoires et bijoux, la diversité des griffes présentées se décline en mode enfantine, féminine et masculine. «C'est un rendez-vous pour le public et les designers, explique Anne de Shalla, une occasion pour les créateurs d'avoir directement accès aux commentaires des clients, de savoir ce qu'ils préfèrent et ce qu'ils n'achètent pas.»
Pour la première fois à Québec, la Grande Braderie se tient jusqu'à dimanche à l'Espace Dalhousie. La boutique Novo y sera, de même que plusieurs marques locales comme Autrefois Saïgon, Blanc Mouton, Jak's et Collections Liam. Mme de Shalla profite de l'événement pour prendre le pouls de la demande en mode dans la capitale, la ville de son nouveau projet: l'église Saint-Roch et les griffes québécoises vont s'allier au sein du projet Signatures québécoises. Il s'agit de transformer le sous-sol du lieu de culte pour promouvoir la mode faite au Québec. «Un sous-sol d'église? Ça va faire friperie!», avait dit la designer, très réticente au départ.
Puis elle a embarqué, avec des conditions bien précises: une vitrine sur la rue, des plafonds hauts, un look New York avec du béton et du blanc partout... Le maire Labeaume lui a alors demandé à combien elle estimait les travaux pour le réaménagement de l'église. La designer n'avait pas fini sa liste qu'il acceptait ses conditions. «Je connais très peu Québec, mais j'aime le maire; il n'a pas peur de défoncer des portes», confie-t-elle. Et l'idée a fait son chemin jusqu'au... Vatican. L'administration de l'église Saint-Roch a en effet informé Mme de Shalla que le Vatican s'inspirera de l'idée pour aider des églises qui ont des problèmes financiers: «Des centaines d'entre elles sont en déficit. Qu'une municipalité y investisse pour conserver le patrimoine et pousser la mode locale? C'est brillant», lance-t-elle.
Plus qu'une boutique, Signatures québécoises fera aussi de l'événementiel: «Il y a mille possibilités de partenariat avec d'autres corps de métiers, comme, par exemple, les artistes-peintres ou les chocolatiers.» Mme de Shalla laisse aussi planer la possibilité de créer une Semaine de la mode à Québec.
Les braderies et Signatures québécoises ont le même objectif: promouvoir le design d'ici. Qu'est-ce qui rend la mode québécoise unique pour la créatrice originaire de France? «Ici, pas de fabriques de tissu, pas de soierie. Ici, c'est la fourrure. Il n'y a pas si longtemps, les grands-mères fabriquaient des catalognes avec de vieux vêtements pour recouvrir les lits. Il a fallu inventer à partir de rien, ce qui fait que nos designers sont extrêmement créatifs. Friper, trouer, plier, brûler: ils sont toujours en train de réinventer et le marché de l'écomode est très diversifié.» L'ouverture de Signatures québécoises est attendue pour le printemps prochain.
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Collaboration spéciale
En 34 éditions, la Grande Braderie de mode québécoise est passée de 100 à 25 000 visiteurs. Cette vente propose des marques québécoises réduites de 50 à 80 %. Prêt-à-porter, accessoires et bijoux, la diversité des griffes présentées se décline en mode enfantine, féminine et masculine. «C'est un rendez-vous pour le public et les designers, explique Anne de Shalla, une occasion pour les créateurs d'avoir directement accès aux commentaires des clients, de savoir ce qu'ils préfèrent et ce qu'ils n'achètent pas.»
Pour la première fois à Québec, la Grande Braderie se tient jusqu'à dimanche à l'Espace Dalhousie. La boutique Novo y sera, de même que plusieurs marques locales comme Autrefois Saïgon, Blanc Mouton, Jak's et Collections Liam. Mme de Shalla profite de l'événement pour prendre le pouls de la demande en mode dans la capitale, la ville de son nouveau projet: l'église Saint-Roch et les griffes québécoises vont s'allier au sein du projet Signatures québécoises. Il s'agit de transformer le sous-sol du lieu de culte pour promouvoir la mode faite au Québec. «Un sous-sol d'église? Ça va faire friperie!», avait dit la designer, très réticente au départ.
Puis elle a embarqué, avec des conditions bien précises: une vitrine sur la rue, des plafonds hauts, un look New York avec du béton et du blanc partout... Le maire Labeaume lui a alors demandé à combien elle estimait les travaux pour le réaménagement de l'église. La designer n'avait pas fini sa liste qu'il acceptait ses conditions. «Je connais très peu Québec, mais j'aime le maire; il n'a pas peur de défoncer des portes», confie-t-elle. Et l'idée a fait son chemin jusqu'au... Vatican. L'administration de l'église Saint-Roch a en effet informé Mme de Shalla que le Vatican s'inspirera de l'idée pour aider des églises qui ont des problèmes financiers: «Des centaines d'entre elles sont en déficit. Qu'une municipalité y investisse pour conserver le patrimoine et pousser la mode locale? C'est brillant», lance-t-elle.
Plus qu'une boutique, Signatures québécoises fera aussi de l'événementiel: «Il y a mille possibilités de partenariat avec d'autres corps de métiers, comme, par exemple, les artistes-peintres ou les chocolatiers.» Mme de Shalla laisse aussi planer la possibilité de créer une Semaine de la mode à Québec.
Les braderies et Signatures québécoises ont le même objectif: promouvoir le design d'ici. Qu'est-ce qui rend la mode québécoise unique pour la créatrice originaire de France? «Ici, pas de fabriques de tissu, pas de soierie. Ici, c'est la fourrure. Il n'y a pas si longtemps, les grands-mères fabriquaient des catalognes avec de vieux vêtements pour recouvrir les lits. Il a fallu inventer à partir de rien, ce qui fait que nos designers sont extrêmement créatifs. Friper, trouer, plier, brûler: ils sont toujours en train de réinventer et le marché de l'écomode est très diversifié.» L'ouverture de Signatures québécoises est attendue pour le printemps prochain.
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Collaboration spéciale








