Musées historiques - Un 90e pour le McCord
Sollogoub a signé la verrière de la station McGill
Les amateurs de musées d'histoire seront comblés au cours des prochains mois avec une programmation et des événements des plus diversifiés. Au menu, une rétrospective de Sollogoub, une exposition soulignant les 90 ans du Musée McCord, une fabuleuse histoire du vin et une journée comme dans le bon vieux temps. Avis aux curieux!
Le Château Dufresne rend hommage à Sollogoub: l'exposition Signé Sollogoub, le design dans sa diversité couvre plus de 60 ans de l'oeuvre de cet artiste polyvalent. Décorateur, designer, restaurateur, architecte, dessinateur: plusieurs volets de son travail y sont présentés. «L'activité artistique de Nicolas Sollogoub est fascinante parce qu'elle raconte l'histoire de Montréal, explique Paul Labonne, directeur général du Château Dufresne. La modernité et l'effervescence des années 50 et 60 y sont particulièrement bien représentées.»
D'abord décorateur à la Société Radio-Canada, il est surtout connu pour son immense verrière à la station de métro McGill. On lui doit également la conception de publicités cinétiques dans les tunnels de métro, la création de décors d'opéra et, dernièrement, la réalisation d'une verrière d'envergure à Brouage, lieu de naissance de Samuel de Champlain. L'exposition sera présentée à compter du 11 mai 2011.
Dès la mi-juin, le studio de vitrail de Guido Nincheri, le plus ancien au Québec, sera ouvert au public les dimanches après-midis. Un atelier sur acétate sera également offert aux enfants pendant la semaine. Enfin, l'activité «Rallye mon musée» propose aux petits d'apprivoiser le vocabulaire muséal en découvrant les différentes époques à travers le mobilier, les objets et les peintures du château.
Le Musée McCord fête en grand
Afin de souligner son 90e anniversaire, le Musée McCord en met plein la vue avec son exposition intitulée 90 trésors, 90 histoires, 90 ans. Celle-ci met de l'avant autant d'objets sélectionnés parmi sa collection par les conservateurs du musée. «Vous pourrez voir la plus ancienne courtepointe en Amérique du Nord, la dernière lettre de Louis Riel, le journal de Wolfe et la première robe de haute couture montréalaise, explique Suzanne Sauvage, présidente du musée. Nous avons également demandé à neuf créateurs, dont Marie Chouinard et Heidi Hollinger, de commenter leurs coups de coeur, et leurs témoignages pourront être visionnés.» À voir jusqu'au 11 septembre.
L'exposition Panorama Montréal, d'André Cornellier, présente jusqu'au 16 octobre l'oeuvre de ce photographe où la ville se déploie sous nos yeux en 360 degrés. Constituée de plus de 1330 photographies, la création a nécessité un an de travail et offre des clichés pris à différentes heures du jour ou de la nuit. L'artiste s'est inspiré du concept de William Notman, qui a réalisé un tel panorama en 1896. L'exposition est présentée parallèlement à la mosaïque de Cornellier et permet de comparer les deux créations.
Du 20 mai au 7 août 2011, La Loi sur les Indiens «revisitée» propose l'expression de huit artistes amérindiens qui parcourent le texte, article par article. Le 13 juillet, une table ronde traitera de l'impact de cette législation sur la vie des créateurs.
Enfin, l'édition McGill College sera de retour dès le 17 juin avec des photographies de la collection Notman datant de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Cette fois, des détails des oeuvres seront agrandis pour y découvrir une autre dimension.
Pointe-à-Callière vous invite à trinquer !
Avec son exposition À ta santé César! Le vin chez les Gaulois, le Musée Pointe-à-Callière célèbre ce précieux breuvage en s'attardant sur ses origines en Gaule. «Plus de 200 objets ont été réunis pour cette exposition et ils proviennent des grands établissements canadiens, nord-américains et français, dont le Musée du Louvre, souligne fièrement Catherine Roberge, responsable des communications. Vous y apprendrez les grandes étapes de la production du vin, mais également ce qui est relié à sa consommation, à sa conservation et à ses dimensions sacrées.» Dès le 18 mai prochain.
Les cultures gourmandes, les 28 et 29 mai, auront lieu sur la place Royale et aux abords du musée. Au programme: des spectacles, des activités pour les enfants et des kiosques de restauration. Une visite du chantier de l'École de fouilles archéologiques sera également offerte le dimanche. On pourra y découvrir les secrets du lieu de fondation de Montréal et rencontrer les archéologues en pleine action.
Le bon vieux temps à la Maison Saint-Gabriel
Tout l'été, l'exposition L'Étain, de l'art au quotidien mettra en valeur la collection d'étains du musée ainsi qu'une série de moules uniques. Le matériau, souvent utilisé pour les petites pièces de vaissellerie depuis le XVIIe siècle jusqu'au début du XIXe siècle, est plus tard devenu une source d'inspiration pour la fabrication des objets rares et précieux. On pourra aussi admirer le travail de quelques potiers d'étain contemporains alliant histoire et modernité.
De plus, le musée propose une visite de son jardin potager recréé à la façon du XVIIe siècle. Des fleurs et des plantes aromatiques et médicinales viendront agrémenter les visites guidées du jardin de la Métairie pendant les mois de juillet et d'août. Tous les dimanches à midi, de juin à septembre, des conférences sur l'histoire des jardins auront lieu et, enfin, le jardin des Métayères rendra hommage aux femmes qui ont dirigé la ferme de la Congrégation de Notre-Dame.
***
Collaboratrice du Devoir
Le Château Dufresne rend hommage à Sollogoub: l'exposition Signé Sollogoub, le design dans sa diversité couvre plus de 60 ans de l'oeuvre de cet artiste polyvalent. Décorateur, designer, restaurateur, architecte, dessinateur: plusieurs volets de son travail y sont présentés. «L'activité artistique de Nicolas Sollogoub est fascinante parce qu'elle raconte l'histoire de Montréal, explique Paul Labonne, directeur général du Château Dufresne. La modernité et l'effervescence des années 50 et 60 y sont particulièrement bien représentées.»
D'abord décorateur à la Société Radio-Canada, il est surtout connu pour son immense verrière à la station de métro McGill. On lui doit également la conception de publicités cinétiques dans les tunnels de métro, la création de décors d'opéra et, dernièrement, la réalisation d'une verrière d'envergure à Brouage, lieu de naissance de Samuel de Champlain. L'exposition sera présentée à compter du 11 mai 2011.
Dès la mi-juin, le studio de vitrail de Guido Nincheri, le plus ancien au Québec, sera ouvert au public les dimanches après-midis. Un atelier sur acétate sera également offert aux enfants pendant la semaine. Enfin, l'activité «Rallye mon musée» propose aux petits d'apprivoiser le vocabulaire muséal en découvrant les différentes époques à travers le mobilier, les objets et les peintures du château.
Le Musée McCord fête en grand
Afin de souligner son 90e anniversaire, le Musée McCord en met plein la vue avec son exposition intitulée 90 trésors, 90 histoires, 90 ans. Celle-ci met de l'avant autant d'objets sélectionnés parmi sa collection par les conservateurs du musée. «Vous pourrez voir la plus ancienne courtepointe en Amérique du Nord, la dernière lettre de Louis Riel, le journal de Wolfe et la première robe de haute couture montréalaise, explique Suzanne Sauvage, présidente du musée. Nous avons également demandé à neuf créateurs, dont Marie Chouinard et Heidi Hollinger, de commenter leurs coups de coeur, et leurs témoignages pourront être visionnés.» À voir jusqu'au 11 septembre.
L'exposition Panorama Montréal, d'André Cornellier, présente jusqu'au 16 octobre l'oeuvre de ce photographe où la ville se déploie sous nos yeux en 360 degrés. Constituée de plus de 1330 photographies, la création a nécessité un an de travail et offre des clichés pris à différentes heures du jour ou de la nuit. L'artiste s'est inspiré du concept de William Notman, qui a réalisé un tel panorama en 1896. L'exposition est présentée parallèlement à la mosaïque de Cornellier et permet de comparer les deux créations.
Du 20 mai au 7 août 2011, La Loi sur les Indiens «revisitée» propose l'expression de huit artistes amérindiens qui parcourent le texte, article par article. Le 13 juillet, une table ronde traitera de l'impact de cette législation sur la vie des créateurs.
Enfin, l'édition McGill College sera de retour dès le 17 juin avec des photographies de la collection Notman datant de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Cette fois, des détails des oeuvres seront agrandis pour y découvrir une autre dimension.
Pointe-à-Callière vous invite à trinquer !
Avec son exposition À ta santé César! Le vin chez les Gaulois, le Musée Pointe-à-Callière célèbre ce précieux breuvage en s'attardant sur ses origines en Gaule. «Plus de 200 objets ont été réunis pour cette exposition et ils proviennent des grands établissements canadiens, nord-américains et français, dont le Musée du Louvre, souligne fièrement Catherine Roberge, responsable des communications. Vous y apprendrez les grandes étapes de la production du vin, mais également ce qui est relié à sa consommation, à sa conservation et à ses dimensions sacrées.» Dès le 18 mai prochain.
Les cultures gourmandes, les 28 et 29 mai, auront lieu sur la place Royale et aux abords du musée. Au programme: des spectacles, des activités pour les enfants et des kiosques de restauration. Une visite du chantier de l'École de fouilles archéologiques sera également offerte le dimanche. On pourra y découvrir les secrets du lieu de fondation de Montréal et rencontrer les archéologues en pleine action.
Le bon vieux temps à la Maison Saint-Gabriel
Tout l'été, l'exposition L'Étain, de l'art au quotidien mettra en valeur la collection d'étains du musée ainsi qu'une série de moules uniques. Le matériau, souvent utilisé pour les petites pièces de vaissellerie depuis le XVIIe siècle jusqu'au début du XIXe siècle, est plus tard devenu une source d'inspiration pour la fabrication des objets rares et précieux. On pourra aussi admirer le travail de quelques potiers d'étain contemporains alliant histoire et modernité.
De plus, le musée propose une visite de son jardin potager recréé à la façon du XVIIe siècle. Des fleurs et des plantes aromatiques et médicinales viendront agrémenter les visites guidées du jardin de la Métairie pendant les mois de juillet et d'août. Tous les dimanches à midi, de juin à septembre, des conférences sur l'histoire des jardins auront lieu et, enfin, le jardin des Métayères rendra hommage aux femmes qui ont dirigé la ferme de la Congrégation de Notre-Dame.
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Collaboratrice du Devoir











