En Ontario - L'Eau ou Pollock ?
L'expressionnisme abstrait débarque au Musée des beaux-arts de Toronto dès le 28 maiCet été, la métropole ontarienne prouve une nouvelle fois que, non contente d'avoir le titre de capitale économique de la Confédération, elle sait s'illustrer aussi sur le terrain culturel. Les expositions temporaires de ces prochains mois, tant au ROM qu'au Musée des beaux-arts (AGO), valent le déplacement.
Inaugurée le 5 mars dernier, L'Eau reste l'événement de ce printemps et de cet été au Royal Ontario Museum (ROM), où aura lieu la seule escale canadienne de cette exposition novatrice nous faisant plonger dans le monde de l'eau et découvrir ce que chacun d'entre nous, à son niveau, peut faire pour la conserver et assurer ainsi la survie de notre planète bleue. Un postulat de départ: l'eau est essentielle à la vie, elle unit tous les organismes vivants, elle façonne notre planète, mais, sa répartition étant inégale, près d'un milliard de personnes n'y ont pas accès. En milieu d'eau douce comme dans les océans, la vie est fragile mais capable de se régénérer, et, avec de l'aide, ces écosystèmes peuvent prospérer de nouveau.
Accessible aux enfants, le ROM propose une expérience fascinante, des activités interactives, des animaux vivants, une installation multimédia et des conférences dynamiques sur cette ressource indispensable à la vie. Jusqu'au 5 septembre 2011.
Gaultier, James et Bollywood
Tout autre chose, l'éblouissante exposition Couleurs tapageuses et motifs audacieux: modes et textiles du 18e au 21e siècle présente plus de cent vingt articles de mode en provenance de tous les coins du monde qui seront montrés, pour beaucoup d'entre eux, pour la première fois au public. En vedette, les premières robes de papier de 1966 et une robe de soie imprimée recouverte de grands titres de journaux qu'avait créée John Galliano pour Christian Dior; un tee-shirt d'homme et une robe signés Jean-Paul Gaultier, d'après le tableau de la Vierge à l'enfant entourée d'anges de Jean Fouquet, créés à Paris et fabriqués en Italie en 1994; ou encore des vêtements de femmes et d'enfants datant des années 1790 à 1880. Jusqu'au 16 octobre 2011.
Brillante étoile d'Orient est une vidéo réalisée par Rachel Kalpana James, artiste canadienne d'origine sud-asiatique qui examine un événement marquant dans les relations entre l'Orient et l'Occident: la visite au Canada, en 1929, de Rabindranath Tagore, poète, romancier et militant bengali, et les répercussions profondes que Tagore a eues sur la culture et les artistes canadiens qui ont été fortement influencés par ses oeuvres et ses idées. Tagore a été le premier non-Européen à se voir décerner le prix Nobel de littérature et, au moment de sa visite au Canada, il jouissait déjà d'une renommée internationale. Jusqu'au 16 octobre 2011.
Archéologie également avec l'exposition d'objets retrouvés sur le site de Godin Tepe en Iran. Vers la fin des années 1960, T. Cuyler Young fils, ancien directeur général du ROM, et son équipe ont passé cinq étés, dans le nord-ouest de l'Iran, à effectuer des fouilles en profondeur dans les ruines d'un tertre de trente mètres de haut, appelé Godin Tepe. Leurs recherches ont révélé la période d'occupation humaine la plus longue et la mieux préservée de la région et ont modifié la compréhension que les spécialistes avaient jusque-là de la préhistoire de l'Iran. Jusqu'en janvier 2012.
Cinéma, pour terminer, avec Affiches de Bollywood: l'art cinématographique indien des années 1950 aux années 1980, première nord-américaine d'oeuvres d'art originales des classiques du cinéma indien. Cette exposition met en vedette les plus grandes célébrités et les meilleurs films primés de l'histoire récente du septième art en Inde. Elle fait ressortir le style excentrique et haut en couleurs de la culture du cinéma indien, qui fascine de plus en plus l'Occident et qui est profondément ancrée dans les traditions culturelles de l'Orient. À partir de juin 2011.
Pollock, Rothko, Kooning, Mitchell et les autres...
L'événement de l'été au Musée des beaux-arts de l'Ontario (AGO) arrive tout droit de New York. Pour la première fois de l'histoire, une collection issue de l'expressionisme abstrait de l'après-Deuxième Guerre mondiale quitte le Musée d'art moderne (MoMA) de la métropole états-unienne.
Cette exposition monumentale présente les oeuvres aux couleurs incroyables d'artistes aussi révolutionnaires que Jackson Pollock, Mark Rothko, Willem de Kooning, Joan Mitchell, Robert Motherwell ou encore Lee Krasner, tous marqués par les traumatismes politiques de leur temps. Ce mouvement, qui se voulait avant-gardiste, apolitique et cosmopoli-
te, soutenu à l'époque par le MoMA, a fait souffler un vent de renouveau et a placé New York au centre de l'art moderne, place qu'occupait Paris jusqu'alors. Du 28 mai au 4 septembre 2011.
Toujours à l'AGO, Inuit Modern mon-tre pour la première fois les plus belles pièces de la collection de Samuel et Esther Sarick, l'un des ensembles les plus complets au monde en matière d'art inuit. Cette exposition retrace la transformation de l'art inuit tout au long du XXe siècle via une série de cent cinquante pièces à la fois traditionnelles et contemporaines, réalisées par soixante-quinze artistes (sculptures, peintures, dessins). Jusqu'au 16 octobre 2011.
***
Collaboratrice du Devoir
***
Information
Musée royal de l'Ontario, 100, Queen's Park, Toronto (Ontario) M5S 2C6. Tél. 1-416-586-8000 www.rom.on.ca/index_fr.php
Musée des beaux-arts de l'Ontario, 317, Dundas Street, West Toronto (Ontario) M5T 1G4. Tél. 1-877-225-4246 www.ago.net
Inaugurée le 5 mars dernier, L'Eau reste l'événement de ce printemps et de cet été au Royal Ontario Museum (ROM), où aura lieu la seule escale canadienne de cette exposition novatrice nous faisant plonger dans le monde de l'eau et découvrir ce que chacun d'entre nous, à son niveau, peut faire pour la conserver et assurer ainsi la survie de notre planète bleue. Un postulat de départ: l'eau est essentielle à la vie, elle unit tous les organismes vivants, elle façonne notre planète, mais, sa répartition étant inégale, près d'un milliard de personnes n'y ont pas accès. En milieu d'eau douce comme dans les océans, la vie est fragile mais capable de se régénérer, et, avec de l'aide, ces écosystèmes peuvent prospérer de nouveau.
Accessible aux enfants, le ROM propose une expérience fascinante, des activités interactives, des animaux vivants, une installation multimédia et des conférences dynamiques sur cette ressource indispensable à la vie. Jusqu'au 5 septembre 2011.
Gaultier, James et Bollywood
Tout autre chose, l'éblouissante exposition Couleurs tapageuses et motifs audacieux: modes et textiles du 18e au 21e siècle présente plus de cent vingt articles de mode en provenance de tous les coins du monde qui seront montrés, pour beaucoup d'entre eux, pour la première fois au public. En vedette, les premières robes de papier de 1966 et une robe de soie imprimée recouverte de grands titres de journaux qu'avait créée John Galliano pour Christian Dior; un tee-shirt d'homme et une robe signés Jean-Paul Gaultier, d'après le tableau de la Vierge à l'enfant entourée d'anges de Jean Fouquet, créés à Paris et fabriqués en Italie en 1994; ou encore des vêtements de femmes et d'enfants datant des années 1790 à 1880. Jusqu'au 16 octobre 2011.
Brillante étoile d'Orient est une vidéo réalisée par Rachel Kalpana James, artiste canadienne d'origine sud-asiatique qui examine un événement marquant dans les relations entre l'Orient et l'Occident: la visite au Canada, en 1929, de Rabindranath Tagore, poète, romancier et militant bengali, et les répercussions profondes que Tagore a eues sur la culture et les artistes canadiens qui ont été fortement influencés par ses oeuvres et ses idées. Tagore a été le premier non-Européen à se voir décerner le prix Nobel de littérature et, au moment de sa visite au Canada, il jouissait déjà d'une renommée internationale. Jusqu'au 16 octobre 2011.
Archéologie également avec l'exposition d'objets retrouvés sur le site de Godin Tepe en Iran. Vers la fin des années 1960, T. Cuyler Young fils, ancien directeur général du ROM, et son équipe ont passé cinq étés, dans le nord-ouest de l'Iran, à effectuer des fouilles en profondeur dans les ruines d'un tertre de trente mètres de haut, appelé Godin Tepe. Leurs recherches ont révélé la période d'occupation humaine la plus longue et la mieux préservée de la région et ont modifié la compréhension que les spécialistes avaient jusque-là de la préhistoire de l'Iran. Jusqu'en janvier 2012.
Cinéma, pour terminer, avec Affiches de Bollywood: l'art cinématographique indien des années 1950 aux années 1980, première nord-américaine d'oeuvres d'art originales des classiques du cinéma indien. Cette exposition met en vedette les plus grandes célébrités et les meilleurs films primés de l'histoire récente du septième art en Inde. Elle fait ressortir le style excentrique et haut en couleurs de la culture du cinéma indien, qui fascine de plus en plus l'Occident et qui est profondément ancrée dans les traditions culturelles de l'Orient. À partir de juin 2011.
Pollock, Rothko, Kooning, Mitchell et les autres...
L'événement de l'été au Musée des beaux-arts de l'Ontario (AGO) arrive tout droit de New York. Pour la première fois de l'histoire, une collection issue de l'expressionisme abstrait de l'après-Deuxième Guerre mondiale quitte le Musée d'art moderne (MoMA) de la métropole états-unienne.
Cette exposition monumentale présente les oeuvres aux couleurs incroyables d'artistes aussi révolutionnaires que Jackson Pollock, Mark Rothko, Willem de Kooning, Joan Mitchell, Robert Motherwell ou encore Lee Krasner, tous marqués par les traumatismes politiques de leur temps. Ce mouvement, qui se voulait avant-gardiste, apolitique et cosmopoli-
te, soutenu à l'époque par le MoMA, a fait souffler un vent de renouveau et a placé New York au centre de l'art moderne, place qu'occupait Paris jusqu'alors. Du 28 mai au 4 septembre 2011.
Toujours à l'AGO, Inuit Modern mon-tre pour la première fois les plus belles pièces de la collection de Samuel et Esther Sarick, l'un des ensembles les plus complets au monde en matière d'art inuit. Cette exposition retrace la transformation de l'art inuit tout au long du XXe siècle via une série de cent cinquante pièces à la fois traditionnelles et contemporaines, réalisées par soixante-quinze artistes (sculptures, peintures, dessins). Jusqu'au 16 octobre 2011.
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Collaboratrice du Devoir
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Information
Musée royal de l'Ontario, 100, Queen's Park, Toronto (Ontario) M5S 2C6. Tél. 1-416-586-8000 www.rom.on.ca/index_fr.php
Musée des beaux-arts de l'Ontario, 317, Dundas Street, West Toronto (Ontario) M5T 1G4. Tél. 1-877-225-4246 www.ago.net










