Centre du Québec - La culture québécoise est à l'honneur
Et Fafard, comme Beau, se retrouve à Sherbrooke
Quelques perles de la culture québécoise et canadienne seront exposées cet été au Musée des beaux-arts de Sherbrooke, au Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières et au Musée des religions du monde de Nicolet.
Le Musée des beaux-arts de Sherbrooke présentera deux expositions: Joe Fafard et Impressionnisme?
Les sculptures de Joe Fafard seront exposées du 11 juin au 25 septembre. Une première en Estrie, qu'est fière de présenter la commissaire Sarah Boucher.
Une quarantaine d'oeuvres, dont près de la moitié ne sont jamais sorties de l'atelier de l'artiste, seront installées dans le grand hall du musée. «J'ai choisi certaines pièces classiques de Joe Fafard - celles qui lui sont associées - et des pièces plus neuves», explique Mme Boucher. Plusieurs sections seront réservées à ses personnages, à ses chevaux, à ses vaches, à ses coqs, à ses cochons... «Tout ce qui fait Joe Fafard», résume Sarah Boucher.
Ce francophone de la Saskatchewan, qu'on associe à l'art populaire, a répondu positivement à l'invitation du musée. «C'est un homme très gentil, très simple. J'ai adoré le rencontrer», raconte Mme Boucher.
«Nous caressions le rêve d'exposer Joe Fafard depuis trois ans. C'était vraiment une utopie, on ne pensait pas que cela serait possible. Souvent, les artistes qui exposent beaucoup, partout dans le monde, sont un peu inaccessibles pour des petits musées comme le nôtre», con-clut Sarah Boucher.
Le musée accueillera Impressionnisme?, une exposition du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), du 18 juin au 2 octobre.
À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, des peintres québécois se sont inspirés du courant impressionniste, apparu en France peu de temps auparavant. Pendant qu'ils étudient à Paris, ces artistes délaissent les pratiques académiques pour peindre sur le motif. Quelques-uns adoptent même la fragmentation de la touche.
En se basant sur un corpus d'oeuvres tirées de la collection du MNBAQ, l'exposition met en lumière des artistes québécois comme James Wilson Morrice, Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté, Clarence Gagnon et Henri Beau.
Le temps d'une paix
Le Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières présente, du 22 juin au 18 mars 2012, Le Temps d'une paix, l'exposition. Réalisée par le Musée de Charlevoix, elle évoque le phénomène du téléroman éponyme, Le Temps d'une paix, diffusé de 1980 à 1986, sans compter les nombreuses rediffusions. Il y a eu six saisons originales et 161 épisodes.
Cette télé-série historique campée dans l'entre-deux-guerres avait captivé des millions de téléspectateurs. «C'est une façon ludique de parler de l'histoire du Québec», dit Claire Plourde, responsable des communications du musée.
Des photographies de tournage, des extraits de la série de Radio-Canada, des costumes et certains décors reconstitués, comme la cuisine de Rose-Anna Saint-Cyr, le garage de Joseph-Arthur Lavoie ou la maison des Desrosiers, seront exposés.
Jusqu'au 11 septembre 2012, le musée présente aussi des sculptures d'Alain Stanké, écrivain et éditeur, dans Romans des bois. «C'est une exposition très humoristique», dit Mme Plourde. Chacune des 30 sculptures en bois est accompagnée d'une citation de M. Stanké ou d'un auteur de son choix, en lien avec le motif.
«Depuis quelques années, on expose une facette peu connue d'un artiste québécois, comme les peintures de Clémence Desrochers ou de Stéphane Rousseau», poursuit Mme Plourde.
Une troisième exposition, Coqs au vent, sera à l'affiche jusqu'au 8 janvier 2012. Il s'agit d'une sélection de girouettes et de vire-vents provenant de la collection d'art populaire d'Adrien Levasseur.
Tabarnak
Le Musée des religions du monde de Nicolet propose, jusqu'au 9 avril 2012, Tabarnak: l'expo qui jure, une exposition ludique et informative sur les sacres en France et en Nouvelle-France.
Le sacre québécois se distingue, car il se rattache aux objets saints et il peut remplacer n'importe quelle partie de la phrase. «Il fait partie des moeurs et du langage des Québécois, or nous nous sommes aperçus que les jeunes n'en connaissaient souvent pas l'origine», dit Marie-Josée Simard, agente de communication.
«Une quinzaine de mots sont expliqués dans un dictionnaire visuel. On découvre ce que sont un calice et ses dérivés, "câline", "calthor".»
Une partie de la salle sera consacrée aux châtiments infligés aux blasphémateurs. «Les lois de la France étaient beaucoup plus sévères que celles de la Nouvelle-France si on remonte en 1400», dit Mme Simard. À l'époque, en France, on coupait les lèvres à la première offense, et la langue, à la deuxième. En Nouvelle-France, on n'imposait que des amendes, ce qui pourrait expliquer, selon elle, l'usage qu'on fait des sacres au Québec.
Colle, papier, ciseaux. La vie et la carrière de Claude Lafortune est le second bonbon de l'été du musée de Nicolet. Pour la première fois et jusqu'au 18 mars 2012, un musée va exposer 25 sculptures de papier de l'animateur de l'émission L'Évangile en papier, Claude Lafortune.
Seulement dix personnages ont déjà été montrés. Les autres sont fabriqués pour le musée, ils mesurent entre 30 cm et un mètre. «C'est un magicien. On lui a donné carte blanche», raconte Mme Simard.
Certaines sculptures datent de 1975. La plupart sont en lien avec la religion, mais aussi avec l'histoire. On reconnaîtra Mozart, Napoléon, Jeanne d'Arc, Cléopâtre, Confucius et Ganesh, un dieu hindou, la seule demande du musée. M. Lafortune a fait don de ses oeuvres à l'établissement.
***
Collaboratrice du Devoir
Le Musée des beaux-arts de Sherbrooke présentera deux expositions: Joe Fafard et Impressionnisme?
Les sculptures de Joe Fafard seront exposées du 11 juin au 25 septembre. Une première en Estrie, qu'est fière de présenter la commissaire Sarah Boucher.
Une quarantaine d'oeuvres, dont près de la moitié ne sont jamais sorties de l'atelier de l'artiste, seront installées dans le grand hall du musée. «J'ai choisi certaines pièces classiques de Joe Fafard - celles qui lui sont associées - et des pièces plus neuves», explique Mme Boucher. Plusieurs sections seront réservées à ses personnages, à ses chevaux, à ses vaches, à ses coqs, à ses cochons... «Tout ce qui fait Joe Fafard», résume Sarah Boucher.
Ce francophone de la Saskatchewan, qu'on associe à l'art populaire, a répondu positivement à l'invitation du musée. «C'est un homme très gentil, très simple. J'ai adoré le rencontrer», raconte Mme Boucher.
«Nous caressions le rêve d'exposer Joe Fafard depuis trois ans. C'était vraiment une utopie, on ne pensait pas que cela serait possible. Souvent, les artistes qui exposent beaucoup, partout dans le monde, sont un peu inaccessibles pour des petits musées comme le nôtre», con-clut Sarah Boucher.
Le musée accueillera Impressionnisme?, une exposition du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), du 18 juin au 2 octobre.
À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, des peintres québécois se sont inspirés du courant impressionniste, apparu en France peu de temps auparavant. Pendant qu'ils étudient à Paris, ces artistes délaissent les pratiques académiques pour peindre sur le motif. Quelques-uns adoptent même la fragmentation de la touche.
En se basant sur un corpus d'oeuvres tirées de la collection du MNBAQ, l'exposition met en lumière des artistes québécois comme James Wilson Morrice, Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté, Clarence Gagnon et Henri Beau.
Le temps d'une paix
Le Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières présente, du 22 juin au 18 mars 2012, Le Temps d'une paix, l'exposition. Réalisée par le Musée de Charlevoix, elle évoque le phénomène du téléroman éponyme, Le Temps d'une paix, diffusé de 1980 à 1986, sans compter les nombreuses rediffusions. Il y a eu six saisons originales et 161 épisodes.
Cette télé-série historique campée dans l'entre-deux-guerres avait captivé des millions de téléspectateurs. «C'est une façon ludique de parler de l'histoire du Québec», dit Claire Plourde, responsable des communications du musée.
Des photographies de tournage, des extraits de la série de Radio-Canada, des costumes et certains décors reconstitués, comme la cuisine de Rose-Anna Saint-Cyr, le garage de Joseph-Arthur Lavoie ou la maison des Desrosiers, seront exposés.
Jusqu'au 11 septembre 2012, le musée présente aussi des sculptures d'Alain Stanké, écrivain et éditeur, dans Romans des bois. «C'est une exposition très humoristique», dit Mme Plourde. Chacune des 30 sculptures en bois est accompagnée d'une citation de M. Stanké ou d'un auteur de son choix, en lien avec le motif.
«Depuis quelques années, on expose une facette peu connue d'un artiste québécois, comme les peintures de Clémence Desrochers ou de Stéphane Rousseau», poursuit Mme Plourde.
Une troisième exposition, Coqs au vent, sera à l'affiche jusqu'au 8 janvier 2012. Il s'agit d'une sélection de girouettes et de vire-vents provenant de la collection d'art populaire d'Adrien Levasseur.
Tabarnak
Le Musée des religions du monde de Nicolet propose, jusqu'au 9 avril 2012, Tabarnak: l'expo qui jure, une exposition ludique et informative sur les sacres en France et en Nouvelle-France.
Le sacre québécois se distingue, car il se rattache aux objets saints et il peut remplacer n'importe quelle partie de la phrase. «Il fait partie des moeurs et du langage des Québécois, or nous nous sommes aperçus que les jeunes n'en connaissaient souvent pas l'origine», dit Marie-Josée Simard, agente de communication.
«Une quinzaine de mots sont expliqués dans un dictionnaire visuel. On découvre ce que sont un calice et ses dérivés, "câline", "calthor".»
Une partie de la salle sera consacrée aux châtiments infligés aux blasphémateurs. «Les lois de la France étaient beaucoup plus sévères que celles de la Nouvelle-France si on remonte en 1400», dit Mme Simard. À l'époque, en France, on coupait les lèvres à la première offense, et la langue, à la deuxième. En Nouvelle-France, on n'imposait que des amendes, ce qui pourrait expliquer, selon elle, l'usage qu'on fait des sacres au Québec.
Colle, papier, ciseaux. La vie et la carrière de Claude Lafortune est le second bonbon de l'été du musée de Nicolet. Pour la première fois et jusqu'au 18 mars 2012, un musée va exposer 25 sculptures de papier de l'animateur de l'émission L'Évangile en papier, Claude Lafortune.
Seulement dix personnages ont déjà été montrés. Les autres sont fabriqués pour le musée, ils mesurent entre 30 cm et un mètre. «C'est un magicien. On lui a donné carte blanche», raconte Mme Simard.
Certaines sculptures datent de 1975. La plupart sont en lien avec la religion, mais aussi avec l'histoire. On reconnaîtra Mozart, Napoléon, Jeanne d'Arc, Cléopâtre, Confucius et Ganesh, un dieu hindou, la seule demande du musée. M. Lafortune a fait don de ses oeuvres à l'établissement.
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Collaboratrice du Devoir










