Prix PME - «On continuera à aider les arts»
L'alliance entre Georges Laoun et Oboro est reconnue
Elle est une PME, avec deux seules succursales, l'une sur le Plateau-Mont-Royal, l'autre au centre-ville. Mais, dans le domaine du mécénat, Georges Laoun opticien fait plus grand que sa taille. Pigeons International, Théâtre Momentum, PPS Danse, l'Off-FTA sont parmi les organismes culturels qui ont bénéficié de son appui financier.
En 2009, Georges Laoun opticien, cette entreprise familiale, s'est associée avec le centre d'artistes Oboro, logé à deux rues de la succursale du Plateau, pour stimuler le cinéma expérimental. Ensemble, ils ont créé le Prix du très court métrage. C'est cette collaboration qui mérite à Geor-ges Laoun opticien de se retrouver, à son tour, en lice pour le prix Arts-Affaires du Conseil des arts de Montréal et de le remporter dans la catégorie «PME».
Une vitrine pour l'art
L'histoire de Georges Laoun opticien est animée par le milieu artistique. La succursale de la rue Saint-Denis est connue pour ses vitrines annonçant non pas des rabais «3 pour 1» sur des montures, mais bien des expositions montées à même ses murs. C'est une histoire qui dure depuis toujours, depuis sa fondation.
«Mon père a ouvert le premier magasin en avril 1990. Un mois après, on a tenu notre première exposition, dit Sherif Laoun. Nous sommes engagés dans les arts depuis vingt ans.»
Sherif Laoun porte officiellement le titre de directeur des communications de l'entreprise. Dans les faits, il agit comme un directeur artistique et choisit où et à qui va l'appui financier. Il est celui qui a proposé, et convaincu le paternel Geor-ges, d'injecter de l'argent dans le milieu artistique. Ce qui ne fut pas une tâche difficile, les Laoun étant une famille abonnée aux sorties culturelles.
«Mon père et ma mère sont toujours allés au théâtre, aux con-certs. Ils apprécient autant l'Espace Go que le Théâtre Prospéro, s'intéressent à Ginette Laurin, à Tangente. L'idée de soutenir [ce milieu] vient de notre intérêt pour les arts comme spectateurs», dit celui qui dédie 60 % de son temps à «rencontrer des artistes». Chez les Laoun, «on collectionne l'art, on s'engage dans les conseils d'administration».
Pour la relève
La famille opticienne a orienté son mécénat sur une simple base: soutenir «les artistes qui arrivent», ceux de la relève. Une dizaine d'organismes bénéficient annuellement de leur générosité, Momentum au début, l'Off-FTA aujourd'hui. Sans compter ces artistes, trois ou quatre par année, qui exposent dans les succursales des rues Saint-Denis et Sherbrooke Ouest. Ce sont ceux qui n'ont l'aide d'aucun groupe, «qui n'ont pas de machine derrière eux», que Sherif Laoun aime prendre sous son aile.
«L'entreprise va bien, admet-il. En des temps plus difficiles, si les budgets sont plus serrés, on fait attention. On regarde globalement. Mais il est rare qu'on coupe dans le budget des arts. Nos engagements sont faits d'avance, s'étendent sur plusieurs années, et on les respecte.»
Sherif Laoun remercie d'ail-leurs sa soeur Anne-Marie, nouvelle propriétaire de l'entreprise, d'avoir gardé cet intérêt pour les arts.
«Elle aurait pu décider de consacrer plus d'argent à la publicité. On n'en fait presque pas, de la pub, seulement dans Le Devoir, commente, espiègle, cet amateur d'art et lui-même collectionneur. Elle aurait pu... Non seulement elle ne l'a pas fait, mais elle a augmenté le budget pour l'art. Elle a engagé une personne pour s'occuper à temps plein de la mise en marché de nos expositions.»
Avec Oboro
Georges Laoun opticien s'est associée à Oboro pour miser sur l'audace des cinéastes. Le Prix du très court métrage (moins de trois minutes), d'une valeur de 3000 $ (1000 $ en argent, 2000 $ en accès au laboratoire nouveaux médias d'Oboro), a toute une vitrine: la succursale de la rue Saint-Denis, où l'oeuvre primée est diffusée. Le prix 2011, dont l'appel des candidatures ne sera lancé qu'en juin, pourrait même prendre plus d'envergure avec un volet de finalistes, et pas seulement un grand lauréat.
L'idée du prix vient d'Oboro et, de l'avis même de son directeur, Daniel Dion, l'entreprise des Laoun correspondait au partenaire recherché, «pour deux raisons». «Elle a démontré un grand intérêt pour les arts, dit-il, et elle est proche de sa communauté. Nous, on veut vraiment développer des projets avec nos voisins.»
«Un concours, estime Sherif Laoun, est un bon véhicule pour les artistes, pour montrer leurs oeuvres. Ça donne une visibilité. Et un tel concours donne l'occasion de montrer, sur une base annuelle, des choses expérimentales.»
Que la PME des Laoun soit gagnante à son tour d'un prix ne change rien. Certes, ça fait plaisir, admet son porte-parole, mais sans plus. «On continuera à aider les arts.» Un engagement qui n'a rien d'une promesse en l'air.
***
Collaborateur du Devoir
En 2009, Georges Laoun opticien, cette entreprise familiale, s'est associée avec le centre d'artistes Oboro, logé à deux rues de la succursale du Plateau, pour stimuler le cinéma expérimental. Ensemble, ils ont créé le Prix du très court métrage. C'est cette collaboration qui mérite à Geor-ges Laoun opticien de se retrouver, à son tour, en lice pour le prix Arts-Affaires du Conseil des arts de Montréal et de le remporter dans la catégorie «PME».
Une vitrine pour l'art
L'histoire de Georges Laoun opticien est animée par le milieu artistique. La succursale de la rue Saint-Denis est connue pour ses vitrines annonçant non pas des rabais «3 pour 1» sur des montures, mais bien des expositions montées à même ses murs. C'est une histoire qui dure depuis toujours, depuis sa fondation.
«Mon père a ouvert le premier magasin en avril 1990. Un mois après, on a tenu notre première exposition, dit Sherif Laoun. Nous sommes engagés dans les arts depuis vingt ans.»
Sherif Laoun porte officiellement le titre de directeur des communications de l'entreprise. Dans les faits, il agit comme un directeur artistique et choisit où et à qui va l'appui financier. Il est celui qui a proposé, et convaincu le paternel Geor-ges, d'injecter de l'argent dans le milieu artistique. Ce qui ne fut pas une tâche difficile, les Laoun étant une famille abonnée aux sorties culturelles.
«Mon père et ma mère sont toujours allés au théâtre, aux con-certs. Ils apprécient autant l'Espace Go que le Théâtre Prospéro, s'intéressent à Ginette Laurin, à Tangente. L'idée de soutenir [ce milieu] vient de notre intérêt pour les arts comme spectateurs», dit celui qui dédie 60 % de son temps à «rencontrer des artistes». Chez les Laoun, «on collectionne l'art, on s'engage dans les conseils d'administration».
Pour la relève
La famille opticienne a orienté son mécénat sur une simple base: soutenir «les artistes qui arrivent», ceux de la relève. Une dizaine d'organismes bénéficient annuellement de leur générosité, Momentum au début, l'Off-FTA aujourd'hui. Sans compter ces artistes, trois ou quatre par année, qui exposent dans les succursales des rues Saint-Denis et Sherbrooke Ouest. Ce sont ceux qui n'ont l'aide d'aucun groupe, «qui n'ont pas de machine derrière eux», que Sherif Laoun aime prendre sous son aile.
«L'entreprise va bien, admet-il. En des temps plus difficiles, si les budgets sont plus serrés, on fait attention. On regarde globalement. Mais il est rare qu'on coupe dans le budget des arts. Nos engagements sont faits d'avance, s'étendent sur plusieurs années, et on les respecte.»
Sherif Laoun remercie d'ail-leurs sa soeur Anne-Marie, nouvelle propriétaire de l'entreprise, d'avoir gardé cet intérêt pour les arts.
«Elle aurait pu décider de consacrer plus d'argent à la publicité. On n'en fait presque pas, de la pub, seulement dans Le Devoir, commente, espiègle, cet amateur d'art et lui-même collectionneur. Elle aurait pu... Non seulement elle ne l'a pas fait, mais elle a augmenté le budget pour l'art. Elle a engagé une personne pour s'occuper à temps plein de la mise en marché de nos expositions.»
Avec Oboro
Georges Laoun opticien s'est associée à Oboro pour miser sur l'audace des cinéastes. Le Prix du très court métrage (moins de trois minutes), d'une valeur de 3000 $ (1000 $ en argent, 2000 $ en accès au laboratoire nouveaux médias d'Oboro), a toute une vitrine: la succursale de la rue Saint-Denis, où l'oeuvre primée est diffusée. Le prix 2011, dont l'appel des candidatures ne sera lancé qu'en juin, pourrait même prendre plus d'envergure avec un volet de finalistes, et pas seulement un grand lauréat.
L'idée du prix vient d'Oboro et, de l'avis même de son directeur, Daniel Dion, l'entreprise des Laoun correspondait au partenaire recherché, «pour deux raisons». «Elle a démontré un grand intérêt pour les arts, dit-il, et elle est proche de sa communauté. Nous, on veut vraiment développer des projets avec nos voisins.»
«Un concours, estime Sherif Laoun, est un bon véhicule pour les artistes, pour montrer leurs oeuvres. Ça donne une visibilité. Et un tel concours donne l'occasion de montrer, sur une base annuelle, des choses expérimentales.»
Que la PME des Laoun soit gagnante à son tour d'un prix ne change rien. Certes, ça fait plaisir, admet son porte-parole, mais sans plus. «On continuera à aider les arts.» Un engagement qui n'a rien d'une promesse en l'air.
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Collaborateur du Devoir








