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    Un premier prix Bénévole arts-affaires - Sans bénévolat, la société ne fonctionnerait tout simplement pas

    7 mai 2011 |Claude Lafleur | Actualités culturelles
    Michelle Cormier a reçu cette semaine le premier prix Bénévole arts-affaires.<br />
    Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Michelle Cormier a reçu cette semaine le premier prix Bénévole arts-affaires.
    Bénévoles d'affaires regroupe 2000 gestionnairesLe Conseil des arts de Montréal, en collaboration avec la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et Bénévoles d'affaires, remet pour la première fois cette année le prix Bénévole arts-affaires afin de reconnaître la contribution du milieu des affaires au développement culturel et artistique de Montréal. «Or, sans bénévolat, notre société ne fonctionnerait tout simplement pas!», affirme Ugo Dionne, cofondateur de Bénévoles d'affaires. Ainsi, Michelle Cormier affiche le sourire d'une gagnante...




    «Quand on parle de bénévolat, dit-il, on pense naturellement qu'il s'agit d'aider des gens qui en ont le plus besoin — personnes malades, personnes âgées, etc. Sauf qu'en réalité nous profitons tous d'un grand nombre d'organisations qui ne fonctionnent que grâce au bénévolat. Prenez par exem-ple la partie de soccer à laquelle participe votre enfant. Sans le bénévolat de ceux et celles qui agissent comme entraîneurs, arbitres et organisateurs, il n'y aurait tout simplement pas de partie! Et savez-vous qu'à l'Opéra de Montréal il y a 70 bénévoles qui travaillent pour rendre la chose possible?»

    Pascal de Guise, avocat et associé au cabinet BCF et l'un de ceux mis en nomination pour le prix Bénévole arts-affaires, est d'avis «qu'il ne faut pas essayer de changer le monde, mais plutôt qu'il faut faire sa part dans son milieu pour améliorer les choses». Ce jeune avocat fait partie de la nouvelle génération de gens d'affaires de Montréal qui ont décidé de contribuer activement à leur communauté. C'est pourquoi il copréside le Comité des printemps du Musée d'art contemporain, comité qui regroupe une quinzaine de gens d'affaires âgés dans la trentaine ou la quarantaine.

    De même, Michelle Cormier, autre candidate au prix Bénévole arts-affaires, considère que la culture a une influence très positive sur l'éducation, la santé, le bien-être des gens et la société en général. «Que ce soit la musique, la danse, le théâtre, les gens ressortent d'un concert avec une attitude positive, dit-elle, et je trouve cela fort important, étant donné la vie d'aujourd'hui!» Mme Cormier, c. a., est vice-présidente et directrice des finances pour le cabinet TNG Corporation et elle préside depuis cinq ans la destinée de l'Orchestre métropolitain de Montréal.

    Près de 800 jumelages


    Ugo Dionne rapporte que la création du prix Arts-Affaires a été une idée réellement commune aux trois organismes qui le chapeautent. «Pour nous, ç'a été une évidence», dit celui à qui la cause du bénévolat d'affaires tient tant à coeur.

    L'organisme qu'il a cofondé en 2006 a justement pour but de faciliter la participation des gens d'affaires dans le communautaire et le culturel partout au Québec. «Nous faisons le jumelage entre les gens d'affaires qui veulent s'engager dans la communauté et les organismes qui communiquent avec nous pour nous transmettre des mandats. Jusqu'à présent, on a ainsi réalisé 790 jumelages avec les deux mille bénévoles inscrits chez nous», précise-t-il avec satisfaction.

    Il considère qu'il y a même «un retard culturel au Québec» par rapport à l'importance d'être bénévole et à l'impact du bénévolat dans notre communauté. Ce que, d'une certaine façon, confirme Pascal de Guise en considérant qu'«il faut se prendre soi-même en main et faire ce qu'on peut pour améliorer les choses dans notre milieu. Il ne faut surtout pas attendre un messie, ni un grand leader ou encore moins la réincarnation du maire Drapeau! Il faut faire chacun sa part.»

    Par conséquent, il a choisi d'appuyer le Musée d'art contemporain, non seulement parce qu'il s'intéresse aux arts visuels, mais parce qu'il s'agit du plus important établissement du genre au Canada. «On a de quoi être fier, comme Montréalais, du MAC, dit-il. C'est un établissement qui contribue au rayonnement de Montréal à l'extérieur du Québec et nous nous devons de l'appuyer.»

    Et la lauréate est...

    Pour sa part, Michelle Cormier a constaté le bien-être que peut apporter un organisme tel que l'Orchestre métropolitain. «Je me rappelle encore le premier concert auquel j'ai assisté il y a cinq ans, dit-elle. C'était dans l'arrondissement Hochelaga-Maisonneuve. J'avais, assise à mes côtés, une dame de l'arrondissement qui attendait ce concert durant toute l'année. Elle s'était bien préparée, elle connaissait bien la musique et c'était pour elle un grand moment... Et lorsque j'ai vu tous les grands sourires sur les visages autour de moi, je suis tombée en amour avec l'orchestre!»

    À l'époque, l'orchestre traversait une grave crise organisationnelle et financière. «Dans les premières années, nous avons vraiment dû nous rouler les manches, raconte Mme Cormier, parce qu'il y avait beaucoup à faire. J'ai travaillé fort avec le conseil d'administration, la permanence et les musiciens afin d'en venir à mener l'orchestre comme une entreprise. Aujourd'hui, nous avons une bonne équipe en place et une belle stabilité financière.» Et ce travail de longue haleine vaut à Mme Cormier de recevoir le premier prix Bénévole arts-affaires.

    «Comme on le voit, le bénévolat est essentiel au bon fonctionnement de notre société, souligne Ugo Dionne. Lorsqu'on décerne un prix à quelqu'un, on dit à tout le monde qu'il faut que chacun fasse sa part quelque part dans la société. Autrement dit: c'est parce que tant de gens font du bénévolat que tout se tient!»

    «J'ajouterai que, bien souvent, quelqu'un qui en voit d'autres s'engager dans une cause, cela lui donne le goût, poursuit M. Dionne. Alors, en remettant un prix à quelqu'un qui le fait, ça vient non seulement féliciter cette personne mais aussi passer le message aux autres qu'il est important de faire du bénévolat. C'est une belle roue qui tourne!»

    ***

    Collaborateur du Devoir
    Michelle Cormier a reçu cette semaine le premier prix Bénévole arts-affaires.<br />
Yannick Nézet-Séguin dirigeant l’Orchestre métropolitain<br />












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