Les Québécois sont invités à appuyer la numérisation du patrimoine culturel
Des organisations des milieux culturel et éducatif lancent un appel public à la numérisation du patrimoine culturel québécois afin de le préserver et d'assurer sa disponibilité sur le Web. La Société des musées québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, de même que 18 organismes ont lancé cet appel à la numérisation du patrimoine culturel, hier, en invitant la population du Québec à adhérer à leur mouvement.
En entrevue, le directeur général de la Société des musées québécois, Michel Perron, s'est refusé à parler de pétition, bien qu'il demande à des citoyens d'apposer leur signature sur cet appel public aux autorités. «Je trouve que le mot pétition a un côté un peu guerrier, un peu revendicateur, qui n'est pas vraiment dans la nature de l'action que l'on fait. C'est un incitatif, une invitation à signaler aux autorités gouvernementales un intérêt concret à participer à une opération de numérisation», a-t-il justifié.
Le texte invite les autorités à mettre en place un véritable programme national de numérisation du patrimoine culturel.
En plus, on demande de créer une infrastructure de diffusion qui permette un accès libre et gratuit aux collections patrimoniales des archives, des bibliothèques et des musées.
Plan d'action
Une enquête réalisée en 2009 a permis de constater que seulement 6 % du patrimoine culturel du Québec était numérisé. Dans les musées seulement, la numérisation du patrimoine atteint 8 %, alors que c'est à peine 2 % dans les archives et les bibliothèques, a précisé de son côté Françoise Simard, directrice du Réseau Info-Muse.
En juillet dernier, un comité a présenté au ministère de la Culture et des Communications un plan d'action afin de procéder à la numérisation d'autres oeuvres.
Mais les fonds gouvernementaux étant limités et le ministère recevant des demandes de toutes parts, les organisations culturelles, muséales et de l'éducation ont eu cette idée de faire pression sur le ministère en sollicitant ainsi le public et les groupes intéressés.
«Les premiers contacts avec le ministère sont positifs, a dit M. Perron. Il réagit très bien à la démarche actuelle. C'est certain que demander l'appui des professionnels, des institutions et du public, c'est de bonne guerre, en ce sens que c'est pour signaler que notre projet devrait recevoir l'appui des gens qui sont touchés par ces choses-là. Ça nous permet d'exercer ce que j'appellerais une douce pression sur les décisions qui peuvent être prises.»
Numériser notre patrimoine culturel est important pour connaître et documenter notre culture, bien sûr, mais aussi pour notre histoire et notre identité, fait valoir M. Perron. «Numériser est une des opérations qui permettent aux spécialistes, mais également au public, d'avoir accès à ces informations-là et, du même coup, d'augmenter leur sentiment de responsabilité et leur fierté aussi vis-à-vis de ce patrimoine-là.»
En entrevue, le directeur général de la Société des musées québécois, Michel Perron, s'est refusé à parler de pétition, bien qu'il demande à des citoyens d'apposer leur signature sur cet appel public aux autorités. «Je trouve que le mot pétition a un côté un peu guerrier, un peu revendicateur, qui n'est pas vraiment dans la nature de l'action que l'on fait. C'est un incitatif, une invitation à signaler aux autorités gouvernementales un intérêt concret à participer à une opération de numérisation», a-t-il justifié.
Le texte invite les autorités à mettre en place un véritable programme national de numérisation du patrimoine culturel.
En plus, on demande de créer une infrastructure de diffusion qui permette un accès libre et gratuit aux collections patrimoniales des archives, des bibliothèques et des musées.
Plan d'action
Une enquête réalisée en 2009 a permis de constater que seulement 6 % du patrimoine culturel du Québec était numérisé. Dans les musées seulement, la numérisation du patrimoine atteint 8 %, alors que c'est à peine 2 % dans les archives et les bibliothèques, a précisé de son côté Françoise Simard, directrice du Réseau Info-Muse.
En juillet dernier, un comité a présenté au ministère de la Culture et des Communications un plan d'action afin de procéder à la numérisation d'autres oeuvres.
Mais les fonds gouvernementaux étant limités et le ministère recevant des demandes de toutes parts, les organisations culturelles, muséales et de l'éducation ont eu cette idée de faire pression sur le ministère en sollicitant ainsi le public et les groupes intéressés.
«Les premiers contacts avec le ministère sont positifs, a dit M. Perron. Il réagit très bien à la démarche actuelle. C'est certain que demander l'appui des professionnels, des institutions et du public, c'est de bonne guerre, en ce sens que c'est pour signaler que notre projet devrait recevoir l'appui des gens qui sont touchés par ces choses-là. Ça nous permet d'exercer ce que j'appellerais une douce pression sur les décisions qui peuvent être prises.»
Numériser notre patrimoine culturel est important pour connaître et documenter notre culture, bien sûr, mais aussi pour notre histoire et notre identité, fait valoir M. Perron. «Numériser est une des opérations qui permettent aux spécialistes, mais également au public, d'avoir accès à ces informations-là et, du même coup, d'augmenter leur sentiment de responsabilité et leur fierté aussi vis-à-vis de ce patrimoine-là.»
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