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    Lettre - Jean-Paul Filion, un homme de lumière

    30 décembre 2010 |Christian Larsen - Gatineau, le 29 décembre 2010 | Actualités culturelles
    J'ai eu la bonne fortune de connaître dans ma vie quelques-uns des plus beaux types d'homme et de femme que le Québec ait engendrés: Pierre Perrault, Félix Leclerc, Pauline Julien, Gaston Miron, Georges Dor et Jean-Paul Filion. Ce dernier vient de nous quitter à 83 ans. Il est mort dans la nuit du 27 décembre.

    Yolande, sa compagne, qu'il a aimée jusqu'au bout de son temps, me disait hier: «Jean-Paul, c'était un homme de lumière, plein d'innocence comme un enfant.»

    Peintre, poète, chansonnier et romancier, Jean-Paul Filion était né à Saint-André-Avelin, petit village où il a puisé une bonne partie de son inspiration. Il a d'ailleurs écrit un roman intitulé Saint-André-Avelin, le premier côté du monde. Il a rédigé aussi trois volumes autobiographiques, dont la seconde tranche, Les Murs de Montréal, a remporté en 1977 le prix Choix du libraire.

    Même s'il a publié une bonne dizaine de livres, c'est surtout sa chanson La Parenté, composée et diffusée en 1958, qui l'a révélé au grand public. Depuis lors, on réentend cette chanson chaque année durant les Fêtes.

    En 1966, dans une vie antérieure, j'étais directeur artistique de la compagnie de disques Gamma! J'avais alors invité Jean-Paul Filion à graver sur un microsillon ses plus belles chansons. Dans l'une d'elles, Jean-Paul jouait lui-même du violon en mémoire de son père. Comme il était beau dans sa passion et son amour des siens et du terroir! Avec Vigneault et Dor, il a donné à la chanson québécoise une identité, un visage et ses lettres de noblesse.

    Un jour qu'on roulait ensemble vers Québec, Jean-Paul Filion chantait: «Dravons la Gatineau, dravons-la jusqu'en haut...» Je suis sûr que le père Céleste l'a entendu et accueilli dans sa lumière!

    Salut Jean-Paul. À toujours.


     
     
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