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Facebook à la rescousse des archives volées au Québec

Des citoyens collectent des dons pour contrer l'immobilisme de BAnQ

Isabelle Paré   10 décembre 2010  Actualités culturelles
Offusqués par l'indifférence de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), des citoyens viennent de créer une page Facebook et un site Internet pour amasser les fonds nécessaires pour obtenir des copies d'archives québécoises détenues dans des universités américaines.

L'initiative citoyenne a pris forme spontanément sur le Web, il y a deux jours, par des individus intéressés à l'histoire et au patrimoine québécois. Scandalisés par l'attitude de BAnQ, qui a clairement affiché son intention de ne pas verser un sou pour rapatrier ou obtenir copie des documents volés aux archives nationales, les collègues du Net ont commencé à faire monter les enchères en ligne sur le site Facebook intitulé Rapatriement des documents volés aux archives nationales du Québec.

«Certains d'entre nous ont reçu les textes du Devoir, et c'est comme ça qu'on a commencé à proposer de l'argent. Cela a fait boule de neige, à coup de 50 $, 100 $; on espère atteindre les 5882 $. Nous sommes des citoyens attachés à l'histoire et au patrimoine», a fait valoir hier Danièle Fortin, une des signataires de cette page Facebook.

Dans une série d'articles publiés les 23 et 24 novembre, Le Devoir révélait que des centaines de documents anciens volés aux archives nationales étaient aujourd'hui détenus dans des universités américaines, notamment à Harvard et dans une bibliothèque de Chicago. Un précieux journal de voyage, soutiré aux archives nationales, a aussi été revendu 276 000 $US en 2004 chez Christie's à New York, sans que BAnQ fasse quoi que ce soit.

En dépit d'une offre faite par Harvard, BAnQ a depuis fait savoir qu'elle n'avait pas les 5882 $ réclamés pour obtenir copie de ces documents historiques. Pour ce qui est du fameux journal de voyage volé, BAnQ clame qu'il ne présente aucun intérêt historique pour le Québec.

Interpellée en Chambre sur cette affaire, la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, a réclamé de BAnQ un «état de situation complet» sur ce dossier. «C'est quand même notre histoire qui est rendue dans les archives d'universités américaines. Et il nous semble inconcevable que BAnQ ne fasse rien pour remédier à cela», a ajouté hier Mme Fortin.

Les citoyens ont aussi créé le site retrouvonsnotrehistoire.org pour sensibiliser la population à l'importance de rapatrier ces documents.

«Ces documents [...] se doivent d'être rapatriés au Québec. Comme BAnQ n'a, semble-t-il, pas le "budget" pour cet investissement, il est de notre devoir, en tant que citoyens et citoyennes du Québec, de pallier à cette scandaleuse négligence [...]», peut-on lire sur le Web.
 
 
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  • Jean-Pierre Plourde - Abonné
    10 décembre 2010 05 h 37
    Un peuple sans histoire, disparait...
    Ajoutée à l'immigration massive dans Montréal, cette stratégie entre en droite ligne avec les ambitions Canadiennes de faire disparaître la majorité Québécoise francophone du Québec.

    M. Charest s'attaque à nos actifs;
    Nos économies de la Caisse de dépôt disparaissent en peau de chagrin;
    Notre Hydro-Québec sera bientôt une entreprise privée et nos comptes d'électricité vont explosés;
    Nous assistons au morcellement de nos territoires sans qu'on nous demande notre avis dans un traité contre nature dit de l'approche commune, négocié par des représentants canadiens assis des deux côtés de la table de négociations. Nous cédons des territoires à des Amérindiens qui sont sous la tutelle du Canada, or tous les territoires cédés deviendront également sous la tutelle Canadienne au dépend de nos actifs qui y sont installés comme, barrages, centrales, lignes de transport, mines et ressources, eau, etc. Québec ne sera plus une province mais un territoire fédéral sous tutelle.
    Notre droit de participer aux futures négociations constitutionnelles disparaitra avec la disparition de notre histoire.
    Nous serons bientôt des squatters chez nous et les accommodements raisonnable ont été étudier pour nous éradiquer.

    Tout cela en prenant comme base, la Constitution de 1982 que nous avons rejeté. Réf. http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/10/08-c

    Voici une citation célèbre d'Albert Einstein.

    "Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux
    qui les regardent sans rien faire". (Albert Einstein)

    Il est beau le Canada, n'est ce pas?

    Qu'attendent les citoyens pour réagir collectivement, ça presse.


    Jean-Pierre Plourde.
    http://saglacweb.blogspot.com
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  • Pierre Schneider - Abonné
    10 décembre 2010 06 h 09
    Quel laxisme de la part de Québec
    Il est quand même anormal et même scandaleux de constater qu'en plus de se faire détrousser régulièrement par l'appareil monstrueux du système bureaucratique québécois, ceux d'entre-nous qui sommes attachés à notre histoire commune doivent en plus payer pour les pots cassés et les négligences crasses de nos dirigeants culturels, qui, comme tant d'autres, font fi de notre histoire.
    Or un peuple qui renie son histoire est un peuple qui s'éteint.
    Serait-ce le plan de match des députés loyalistes qui règnent à l'Assemblée nationale ?
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    10 décembre 2010 09 h 16
    Aimer son travail ou travailler pour l'argent ?
    Quand on aime son travail, on le fait bien. Quand on travaille pour l'argent, on essaie d'en gagner le maximum en faisant le minimum. La société se porterait mieux si on apprenait à identifier et à favoriser les personnes qui aiment leur travail et à placer les autres hors d'état de nuire.

    Les personnes qui ont volé les documents d'archives pour les revendre au plus offrant aimaient plus l'argent que leur travail. On ne peut pas empêcher certaines personnes d'aimer plus l'argent que le travail, mais on est pas obligés de les engager ou de faire affaire avec elles.

    Serge Grenier
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    10 décembre 2010 12 h 44
    À l'époque des vols...
    les commis de l'État étaient scandaleusement sous-payés. Et personne ne prenait la conservation vraiment au sérieux. Le problème n'est pas là, il s'agit de budget, et je ne crois que c'est la BAnQ qui fixe son budget...
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  • François Dugal - Abonné
    10 décembre 2010 15 h 04
    Imputabilité
    Un vol est un vol est un vol est un vol.
    Qui sont les responsables qui n'ont rien déclaré?
    Pourquoi notre gouvernement ne fait-il rien?
    Se laisse-t-on dépouiller sans dire un mot?
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  • Frédéric Jeanbart - Inscrit
    10 décembre 2010 15 h 17
    Révisionnisme de l'histoire à l'oeuvre...
    Après les cours d'histoire à l'école, Charest veut maintenant (oui, "VEUT", de par son immobilisme étrange et douteux) rayer notre histoire de nos archives! Et ça se prétend "libéral"? On croirait plutôt avoir à faire avec un suppôt de je ne sais trop quelle secte ou monarchie totalitaire...
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  • Jean Rousseau - Inscrit
    10 décembre 2010 16 h 28
    LES NÈGRES BLANCS D'AMÉRIQUE


    Les fonctionnaires du BAnQ ne semblent pas être conscients que ces documents volés constituent des traces de notre histoire, (qu'il faut à tout prix récupérer). Une sélection objective de ce personnel aurait mit en place des passionnés, lesquels nous feraient aujourd'hui la leçon, (et non l'inverse).

    La difficulté de parvenir à un état de cohérence dans la gouvernance de la société provient en bonne part du fait que les gens s'en remettront à leurs dirigeants. Si beaucoup plus pouvaient faire preuve d'une dure et à la fois constructive critique, on n'en serait pas là. Apprécions la façon dont les anglais d'Ontario se sont mobilisés à propos des affres de leur police envers les manifestants lors des derniers sommets.

    Pour les comparer à nous sur ce point ou sur celui du taux d'obtention du diplôme de secondaire V par les élèves, il faudrait tenir compte d'une variable non détectée encore par les chercheurs. Ceux qui ont su réfléchir sur le du vécu comprendront qu'en Afrique du Sud, (par exemple), le fait de revendiquer n'a pas les mêmes implications pour un blanc que pour un noir. Pour ceux qui possèdent les richesses, la considération et le traitement qui s'ensuivra ne seront pas les mêmes que pour les autres. Par ailleurs, l’honnêteté nous ferait se rendre compte aussi qu’il existe des sorts pires que les nôtres. Une police qui harcèle constamment des jeunes latinos et qui tire dessus quand ils n’en peuvent plus. Et pour ajouter davantage d’injustice à la saloperie; un ministère de la justice qui n’a offert à la famille éprouvée, (de Fredy Villanueva), pas autre chose qu’une parodie de procès, où le présumé coupable se trouve jugé par ses pairs. Donc la sainte règle de justice fondamentale ; de ne pas être juge et partie s’en est trouvée bafouée. En Ontario, en de tels cas, un organisme indépendant rentre en jeu pour assurer que justice se fasse.

    Jean Rousseau, B. Ps
    conseiller en psychologi
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  • Nicole Moreau - Inscrite
    10 décembre 2010 16 h 37
    Qui a intérêt à laisser faire dans cette histoire?
    C'est incroyable qu'on laisse aller à l'extérieur un pan de notre histoire sans faire autre chose que de demander un état de situation - autrement dit, pas grand chose. La ministre dit que ce journal de voyage vendu 276 000$ en 2004 ne présente pas d'intérêt historique. Pour quelle raison alors payer un montant si élevé? On ne répond pas aux questions des citoyens.
    Pourtant, en démocratie, c'est le citoyen qui doit, en dernier lieu, décider. Ce ne semble pas être le cas présentement.
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