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    Impact de l'abolition de l'aide fédérale aux tournées - Le CALQ a vu ses demandes de subventions bondir de 60 %

    La disparition des programmes fédéraux d'aide au rayonnement international a fait bondir de 60 % l'an dernier les demandes de subventions aux projets hors Québec qui sont traitées par le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ).

    Comme on s'y attendait, les artistes et compagnies artistiques du Québec n'ont pas mis de temps à frapper à la porte de l'organisme subventionnaire québécois, après avoir perdu l'accès aux fonds fédéraux prévus pour appuyer les tournées internationales des organismes culturels et le développement de marchés outremer.

    Selon des chiffres du CALQ obtenus par Le Devoir, le nombre de subventions accordées aux organismes de création dans divers programmes destinés à soutenir des projets de diffusion à l'extérieur du Québec a bondi de 175 en 2008-2009 à 281 en 2009-2010.

    Une augmentation de 60,1 %, directement liée aux fonds


    débloqués d'urgence en 2009 par la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, pour minimiser l'impact du retrait des programmes fédéraux par le gouvernement conservateur. «Mme St-Pierre avait annoncé 3 millions, dont 2,5 millions iraient au CALQ pour 2009. Et lors du dernier budget, le ministre des Finances a renouvelé cette enveloppe pour trois ans. Cela a amené beaucoup de demandes. C'est sûr que ça met une pression sur le Conseil, mais cela se gère très bien pour l'instant», a soutenu hier Carl Allen, directeur des relations publiques au CALQ.

    Selon ce dernier, la plupart des demandes additionnelles traitées par le CALQ provenaient d'organismes culturels et d'artistes déjà subventionnés par le biais d'autres programmes du CALQ.

    Les artistes indépendants ont aussi été plus nombreux à réclamer l'aide de Québec, puisque le nombre de bourses versées pour des déplacements hors Québec a grimpé de 20 %, passant de 487 en 2008-2009 à 585 l'an dernier.

    En tout, 5,2 millions ont été alloués en subventions l'an dernier aux organismes de création, comparativement à 3,2 millions en 2008-2009, et 1,2 million à des artistes, contre 1 million l'année précédente.

    Malgré cela, une étude de CINARS dévoilée par Le Devoir au début de la semaine a révélé que les compagnies québécoises ont écopé du retrait fédéral, 40 % ayant réduit leurs activités internationales. Les pertes subies par ce ralentissement se chiffreraient à plus de 15 millions pour les artistes québécois et canadiens.

    À la lumière de ces chiffres, le Parti québécois estime que la ministre de la Culture n'a fait que sauver les meubles en mettant sur pied un programme compensatoire. «Cela n'a pas été suffisant. Plusieurs organisations n'ont pas été compensées puisque le programme compensatoire n'atteint pas la hauteur des subventions fédérales retirées. La ministre devrait plutôt se lever pour réclamer d'Ottawa le rapatriement des budgets et des pouvoirs en culture», a soutenu hier Yves-François Blanchet, député de Drummond et porte-parole de l'opposition officielle en matière de culture.

    Talonné à nouveau aux Communes hier par la députée bloquiste Carole Lavallée, qui a dénoncé les coupes «idéologiques» des conservateurs et réclamé de nouveaux programmes d'aide à la tournée, le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, a rétorqué que le Conseil des arts «avait déjà 11 programmes pour aider les artistes sur la scène internationale. Ils n'en ont pas besoin d'un 12e».












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