Le mystère derrière l'éclat
Photo : Illustration: Christian Tiffet
Culture
Les visages de la rentrée sont multiples, kaléidoscopiques. Voici quelques profils choisis pour prendre le pouls de la saison sans perdre la tête.
Jackie. Sous des dehors éclatants, Jacqueline Bouvier Kennedy, la plus légendaire des first ladies, cultivait le mystère. L'énigme non résolue de la mort de son célèbre mari est à l'image de sa vie publique, pleine de zones d'ombre. Adulée et jalousée, sexy et réservée: tous ces contrastes se reflètent dans la production théâtrale Jackie, à l'Espace Go, où la comédienne Sylvie Léonard porte le texte d'Elfriede Jelinek dans une mise en scène signée Denis Marleau. Du 5 au 30 octobre.
Otto. Pour Otto Dix, peintre expressionniste allemand de l'entre-deux-guerres, qui raconte dans son oeuvre à la fois le morbide et le flamboyant de la vie dans la république de Weimar. Le rouge, une des nuances dominantes dans ses peintures, n'incarne-t-il pas à la fois l'amour, la violence et la mort? Le Musée des beaux-arts de Montréal consacre à cette figure emblématique de la Nouvelle Objectivité la première exposition nord-américaine d'importance, Rouge Cabaret: le monde effroyable et beau d'Otto Dix, du 24 septembre au 2 janvier.
Juliette. Son jeu sait révéler et dissimuler à la fois. Juliette Binoche, couronnée du prix d'interprétation féminine au dernier Festival de Cannes, semble donc toute désignée pour incarner, dans Copie conforme, du cinéaste iranien Abbas Kiarostami, la jeune galeriste que rencontre James, un écrivain qui vient de terminer un essai sur les relations étroites entre l'original et la copie dans l'art. Comment distinguer la réalité de la fiction? Le film, qui a pour décor l'Italie, est le premier tourné hors de l'Iran par le réalisateur. À l'affiche dès novembre.
Ushio. Le butô très personnel d'Ushio Amagatsu, chorégraphe de la compagnie japonaise Sankai Juku, convie à un rituel inusité, d'une étrange beauté. Des hommes au crâne rasé et au visage poudré se font médiums, capteurs des secrets insondables de l'univers. Une expérience quasi mystique nourrie d'images visuelles saisissantes. La troupe est invitée pour la deuxième fois par Danse Danse au théâtre Maisonneuve, du 30 septembre au 2 octobre.
Afrocubism. C'est le nom du spectacle qui réunira, le 5 novembre au Métropolis, 13 musiciens surdoués qu'ont dénichés Nick Gold et Ry Cooder, ceux-là mêmes qui avaient révélé le Buena Vista Social Club. Le chanteur et guitariste Eliades Ochoa, Toumani Diabaté à la kora, Bassekou Kouyaté au n'goni et Baba Sissoko avec son tamani sont notamment mis à contribution pour un spectacle aussi éclectique qu'harmonique. N'en ressort rien de moins qu'une expérience nouvelle de la musique du monde, issue de deux pays à leur apogée musicale — Cuba et le Mali. Du bonbon pour les mélomanes sur tous les continents!
Jackie. Sous des dehors éclatants, Jacqueline Bouvier Kennedy, la plus légendaire des first ladies, cultivait le mystère. L'énigme non résolue de la mort de son célèbre mari est à l'image de sa vie publique, pleine de zones d'ombre. Adulée et jalousée, sexy et réservée: tous ces contrastes se reflètent dans la production théâtrale Jackie, à l'Espace Go, où la comédienne Sylvie Léonard porte le texte d'Elfriede Jelinek dans une mise en scène signée Denis Marleau. Du 5 au 30 octobre.
Otto. Pour Otto Dix, peintre expressionniste allemand de l'entre-deux-guerres, qui raconte dans son oeuvre à la fois le morbide et le flamboyant de la vie dans la république de Weimar. Le rouge, une des nuances dominantes dans ses peintures, n'incarne-t-il pas à la fois l'amour, la violence et la mort? Le Musée des beaux-arts de Montréal consacre à cette figure emblématique de la Nouvelle Objectivité la première exposition nord-américaine d'importance, Rouge Cabaret: le monde effroyable et beau d'Otto Dix, du 24 septembre au 2 janvier.
Juliette. Son jeu sait révéler et dissimuler à la fois. Juliette Binoche, couronnée du prix d'interprétation féminine au dernier Festival de Cannes, semble donc toute désignée pour incarner, dans Copie conforme, du cinéaste iranien Abbas Kiarostami, la jeune galeriste que rencontre James, un écrivain qui vient de terminer un essai sur les relations étroites entre l'original et la copie dans l'art. Comment distinguer la réalité de la fiction? Le film, qui a pour décor l'Italie, est le premier tourné hors de l'Iran par le réalisateur. À l'affiche dès novembre.
Ushio. Le butô très personnel d'Ushio Amagatsu, chorégraphe de la compagnie japonaise Sankai Juku, convie à un rituel inusité, d'une étrange beauté. Des hommes au crâne rasé et au visage poudré se font médiums, capteurs des secrets insondables de l'univers. Une expérience quasi mystique nourrie d'images visuelles saisissantes. La troupe est invitée pour la deuxième fois par Danse Danse au théâtre Maisonneuve, du 30 septembre au 2 octobre.
Afrocubism. C'est le nom du spectacle qui réunira, le 5 novembre au Métropolis, 13 musiciens surdoués qu'ont dénichés Nick Gold et Ry Cooder, ceux-là mêmes qui avaient révélé le Buena Vista Social Club. Le chanteur et guitariste Eliades Ochoa, Toumani Diabaté à la kora, Bassekou Kouyaté au n'goni et Baba Sissoko avec son tamani sont notamment mis à contribution pour un spectacle aussi éclectique qu'harmonique. N'en ressort rien de moins qu'une expérience nouvelle de la musique du monde, issue de deux pays à leur apogée musicale — Cuba et le Mali. Du bonbon pour les mélomanes sur tous les continents!
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