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Lettres - Le déclin des Fêtes de la Nouvelle-France

Pierre Boucher - Québec, le 11 août 2010  16 août 2010  Actualités culturelles
Le deuxième événement de l'été en importance à Québec est en déclin depuis quelques années et j'ai nommé: les Fêtes de la Nouvelle-France.

J'y suis allé costumé à chacun des cinq jours, et l'achalandage est en forte baisse d'année en année. Et ce, malgré le fait que les Fêtes ont déserté plusieurs sites. Moins de terrains et moins de visiteurs au mètre carré. Ce dossier est à fouiller: évolution des budgets au regard de la diminution de la programmation. Québec se vante de beaux succès culturels et touristiques, mais est-on encore assez lucide pour percevoir ce qui ne tourne pas rond? Le dimanche 8 août, en après-midi, au marché de Place de Paris, on a admis tout le monde sans effigie pour écouler les stocks de nourriture. Qu'on dise que la fréquentation se maintient, c'est un grand mensonge!

Faire la liste des sites abandonnés et des éléments de programmation disparus serait long. Je me permets de mentionner le théâtre Bell avec nos meilleurs comiques de la ville. Les grands spectacles quotidiens gratuits ou à prix populaire dans la cour du Petit Séminaire, à la Batterie royale, dans la côte de la Montagne, au parc Montmorency mettant en vedette des artistes d'envergure. On n'expose plus les géants, plus de visites touristiques guidées du patrimoine religieux...

L'imagination ne semble plus au pouvoir. Les Fêtes ne semblent pas s'être remises du départ de Gestev et de M. Brochard, il y a quelques années, qui nous livraient un meilleur «produit». Quand le président M. Thibault nous dit qu'il veut développer, il oublie de nous dire que c'est l'inverse ces dernières années. L'administration de ce festival devrait faire preuve de plus de transparence, s'il y a un problème majeur de financement ou d'accessibilité à des parcs fédéraux, qu'on le dise et la population de Québec se lèvera pour sauver les Fêtes et leur redonner le lustre d'antan. Il y a cependant toujours du bon dans les Fêtes et j'en salue les bénévoles. Je veux plus pour la capitale de la francophonie en Amérique qu'un défilé de costumes, fussent-ils d'époque.



 
 
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  • Réal Ouellet
    Abonné
    lundi 16 août 2010 11h18
    Trop de français
    Le problème des fêtes de la Nouvelle-France, c'est qu'il y a trop de français. Il faudrait s'en remettre à Daniel Vézina qui y ajouterait un volet "régime britannique" et quelques concerts-monstres avec des vedettes anglophones, il va sans dire et vous verriez remonter les fêtes en popularité...
    Vous comprendrez que je blaque...mais si peu!

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