Lettres - Pour plaire à Elvis Gratton
Que ce soit dans des bars, dans des salles de spectacle ou sur les petites scènes extérieures, il y a de belles découvertes à faire au Festival d'été de Québec.
Mais sur les grosses scènes extérieures, on dirait que les organisateurs du Festival se sont donné le mandat d'amener à Québec ce qu'il y a de plus «big». Plus ils sont «gros» et difficiles à avoir, plus on les veut ces groupes, ces chanteurs, etc. Elvis Gratton aime ce genre d'attitude. D'ailleurs, on devrait l'inviter à chanter des chansons d'Elvis sur les Plaines... J'ai l'impression qu'on veut prouver quelque chose, mais je ne sais pas à qui. D'ailleurs, il semble que ce qui vient d'ailleurs soit toujours plus beau que ce que nous avons ici. N'est-ce pas cela, être colonisé?
Depuis l'arrivée du maire Labeaume, la vision (voir grand) des dirigeants du Festival et des leaders de certains projets (nouvel amphithéâtre, retour des Nordiques, obtention des Olympiques) s'est amplifiée et est devenue non seulement une mission, mais une religion.
Notre maire est dynamique et son apport est positif sur plusieurs points, mais l'absence d'opposition et de sens critique est un gros problème à Québec, et on ne semble pas voir le danger potentiel lié à ce problème. On est obnubilé par l'ambition, la cupidité, par le désir d'obtenir de gros «rendements». N'est-ce pas ce genre d'attitude qui a créé la crise économique de 2008?
Au Festival, où le mot d'ordre semble être «think big», on risque d'oublier la qualité. Tous les goûts sont dans la nature, mais j'ose affirmer que je ne vois pas la qualité dans les Black Eyed Peas... Pour moi, c'est du Cheez Whiz. Cette vision de la culture et des affaires qui touche le Festival et en partie l'Hôtel de Ville est inquiétante, et il faudrait faire attention si on ne veut pas foncer dans le mur de l'insignifiance. Ils sont nombreux à dire que c'est déjà fait en ce qui concerne le Festival...
***
David Doyon - Québec, le 20 juillet 2010
Mais sur les grosses scènes extérieures, on dirait que les organisateurs du Festival se sont donné le mandat d'amener à Québec ce qu'il y a de plus «big». Plus ils sont «gros» et difficiles à avoir, plus on les veut ces groupes, ces chanteurs, etc. Elvis Gratton aime ce genre d'attitude. D'ailleurs, on devrait l'inviter à chanter des chansons d'Elvis sur les Plaines... J'ai l'impression qu'on veut prouver quelque chose, mais je ne sais pas à qui. D'ailleurs, il semble que ce qui vient d'ailleurs soit toujours plus beau que ce que nous avons ici. N'est-ce pas cela, être colonisé?
Depuis l'arrivée du maire Labeaume, la vision (voir grand) des dirigeants du Festival et des leaders de certains projets (nouvel amphithéâtre, retour des Nordiques, obtention des Olympiques) s'est amplifiée et est devenue non seulement une mission, mais une religion.
Notre maire est dynamique et son apport est positif sur plusieurs points, mais l'absence d'opposition et de sens critique est un gros problème à Québec, et on ne semble pas voir le danger potentiel lié à ce problème. On est obnubilé par l'ambition, la cupidité, par le désir d'obtenir de gros «rendements». N'est-ce pas ce genre d'attitude qui a créé la crise économique de 2008?
Au Festival, où le mot d'ordre semble être «think big», on risque d'oublier la qualité. Tous les goûts sont dans la nature, mais j'ose affirmer que je ne vois pas la qualité dans les Black Eyed Peas... Pour moi, c'est du Cheez Whiz. Cette vision de la culture et des affaires qui touche le Festival et en partie l'Hôtel de Ville est inquiétante, et il faudrait faire attention si on ne veut pas foncer dans le mur de l'insignifiance. Ils sont nombreux à dire que c'est déjà fait en ce qui concerne le Festival...
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David Doyon - Québec, le 20 juillet 2010
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